
Pour son unique date dans le Nord, Imagine Dragons se pose pour enflammer la scène d’une Decathlon Arena pleine à craquer.
Le suspense est présent sur les réseaux sociaux. Au vu d’une météo qui semble capricieuse, la question qui tient bon nombre en haleine est unanime : « Le toit sera-t-il fermé ? ».
Sur les routes de la Métropole Lilloise, la circulation se densifie au fil des heures. Les travaux sur l’A1 ont même contraint l’équipe du stade à publier des informations pratiques pour se rendre dans son enceinte dans les meilleures conditions.
Les parkings sont pleins à craquer, même ceux du centre commercial voisin. Sur le pont qui surplombe la rocade, une file immense de spectateurs attend déjà l’ouverture des portes.
Le parvis s’est transformé en fourmilière géante. Les trois points de vente des produits officiels sont bondés, malgré les prix exorbitants proposés (de 55 € à 70 € pour un tee-shirt).
Devant chaque entrée, les fans se massent. Certains n’ont pas pensé à prévoir de quoi se protéger de la pluie. Ceux en fosse le regretteront, car l’information tombera assez vite : le toit restera ouvert !
Malgré le crachin, l’ambiance est bon enfant. Un mélange d’accents se mêle dans les discussions. Certains sont venus exprès du Sud de la France pour l’occasion. Beaucoup de Belges, aussi. Même des Anglais.
Les portes s’ouvrent enfin, ce qui ravit les spectateurs placés en tribune : ils peuvent s’abriter. Dans la fosse, une étendue de parapluie s’ouvre et se ferme au gré des nuages qui passent.
La première partie commence au son de Declan McKenna. Le Britannique, auteur-compositeur-interprète, fait découvrir son univers indie rock en dévoilant ses talents de chanteur et de guitariste.
La foule se laisse emporter, et c’est une belle récompense pour l’ensemble des musiciens, mis en avant par les caméras qui les affichent sur les écrans géants.
Comme une horlogerie suisse bien huilée, Imagine Dragons apparait sur scène, pile à l’heure annoncée. Les fans les acclament, Dan Reynolds entame les paroles de « Fire In These Hills », qui débute la setlist.
Le rythme entraînant fait taper les spectateurs dans leurs mains. Les membres du groupe apparaissent tour à tour sur les sept écrans géants du stade.
Leur disposition a bien été réfléchie. Ainsi, ceux qui sont dans les tribunes aux extrêmes gauche et droite de la scène peuvent profiter d’un écran placé à 90°.
Dan Reynolds profite pleinement de son show. Il n’hésite pas à multiplier les allers-retours sur une scène qui s’avance jusqu’au milieu du stade, pour le plus grand bonheur des gens en fosse.
Outre par les murs d’enceintes répartis au niveau de la scène, le son est également émis depuis quatre immenses colonnes au milieu et au fond du stade.
Celles-ci proposent également des jeux de lumière. Cela aurait toutefois été plus appréciable si le concert avait eu lieu après la nuit tombée.
Soudain, les émotions s’emparent du public. Dan Reynolds entonne « Bad Liar ». Les fans reprennent les paroles en chœur, tandis que le chanteur leur tend le micro.
Les lumières disposées tout autour de cette scène en forme de queue de dragon accentuent les notes de musique jouées par la guitare de Wayne Sermon et la basse de Ben McKee.
Quand commence le refrain, une multitude de colonnes de fumée s’élève vers le ciel, comme si elles avaient été déclenchées par la batterie d’Andrew Tolman.
À la fin de « Radioactive », le chanteur devient batteur pour un fantastique duo avec Andrew Tolman. Et quand il n’est pas rockeur, Dan Reynolds se mue en crooner derrière un piano comme sur « Demons ».
Au son de la mélodie, le public brandit des ballons violets. Lui aussi assure le show ! Imagine Dragons peut être fier du public du Nord.
Sur « Birds », rares sont les smartphones qui filment. Ils sont tous brandis et dirigés vers la scène, avec leur lumière LED allumée.
« Believer » conclut la soirée, après 1h40 de concert passé beaucoup trop vite. Dans une ultime débauche d’énergie, Dan Reynolds communie une dernière fois avec ses fans.
Comme un dans bouquet final, la scène crache ses dernières fumées, ses derniers confettis. Tous ces artifices donnent raison au stade dans sa volonté de maintenir son toit rétractable ouvert.
Le ‘Loom World Tour’ laissera un excellent souvenir à ces gens venus en nombre à Villeneuve d’Ascq. Dix ans que le Nord n’avait pas accueilli Imagine Dragons. En espérant les revoir très vite ici !

.: Setlist :.
- Fire In These Hills
- Thunder
- Bones
- Take Me To The Beach
- Shots
- I’m So Sorry
- Whatever It Takes
- Bad Liar
- Wake Up
- Radioactive
- Demons
- Natural
- Walking The Wire
- Sharks
- Enemy
- Eyes Closed
- In Your Corner
- Birds
- Believer
Crédit Photos : Océane Wodzynski












