C’est le pari fou réussi des organisateurs, un rêve plus grand construit sur la base de l’écoconception. C’est un évènement regroupant de très grandes personnes, mais sans aucune réelle tête d’affiche. C’est l’histoire incroyable de Wood Socx Festival 2026.
Les lecteurs du Webzine Vacarm s’en souviennent. L’an passé, les 10 ans du Wood Socx Festival avaient rencontré un vif succès en rassemblant les artistes emblématiques ayant participé aux précédents volets. C’est cette édition qui a très certainement dû être le détonateur ayant brillamment soufflé une vague de renouveau cette année. En effet, là où certains ne pensaient venir qu’à une grande fête d’un petit village niché au fin fond de la Flandre Française, ils se sont en fait retrouvés dans un vrai festival digne de ce nom. Avec, en prime, les honneurs du très grand Francis Zégut qui a eu la gentillesse de publier la nouvelle affiche sur ses réseaux sociaux, il y a quelques semaines.
Qu’est-ce qui change ? Une zone encore élargie avec pas moins de 7.000 m² occupables. Le village, dopé à 28 exposants contre 18 en 2025, est pour la première fois ouvert gratuitement à tout le monde, le samedi de 12h00 à 18h00. Ce qui permet aux différents acteurs de voir accroître leur chiffre d’affaire en proposant nourritures et boissons, mais aussi tatouages et créations locales, le tout en assistant aux balances des artistes du jour. Pour rendre les choses logistiquement possibles, il a été déplacé à l’endoit où se trouvait le camping l’année dernière. Ce dernier, devenu payant cette année puisque des commodités sont proposées, se retrouve sur l’ancien site qui accueillait l’évènement encore en 2023.
Pour habiller et décorer les espaces, les organisateurs de Hidden Socx ont fait confiance à l’association dunkerquoise Tout En Scène – TES, qui organise un grand nombre d’évènements chaque année. Comme nous l’explique Manu, membre de la Direction, le rock et le metal font partie intégrante de leur ADN depuis maintenant 22 ans. Leur création sur-mesure en arc de cercle a été réalisée seulement 48 heures avant. Tout a été réfléchi en se mettant à la place des gens : où s’asseoir, comment se rafraîchir. Les matériaux utilisés proviennent notamment du recyclage, il s’agit ici d’écoconception. Comme ces anciens trampolines placés en hauteur pour protéger du soleil, ou ces grandes cuves contenant des leds et placés sur deux immenses piliers en bois formant un portique-brumisateur.
La scène est la même que l’année dernière. 11 mètres de haut, 16 mètres de large, pour une surface de 135 m². La même, ou presque, puisqu’un immense écran à LED a vu le jour en 2026. Comme l’explique Alex Detammaecker, Président de Hidden Socx dans son interview, il s’agit à la base d’un souhait du tribute Meteora qui en avait besoin. L’idée avait donc intéressé les organisateurs, désireux de voir la dimension que cela pouvait donner au festival. Le bar, quant à lui, propose 5 nouveaux comptoirs pour pouvoir alimenter une jauge de 2.000 spectateurs par jour, ce qui représente 40% de billets vendus en plus qu’en 2025, contre 20% de plus les précédentes années. Vous avez dit pari fou ?
Pour les ouvertures, One Rusty Band a débuté le vendredi et Redline le samedi. Devant un public timide le premier jour, le duo, composé d’un véritable homme orchestre et d’une femme faisant des claquettes comme on tape sur une batterie, a bel et bien proposé cet uppercut de bonne humeur qu’ils avaient promis. Le lendemain, le groupe du Pas-de-Calais a joué des reprises de Queen ou encore de Nirvana avec une entrée en scène théâtralisée de la part de la chanteuse, et son guitariste ayant imité celui d’Overdrivers la veille (voir plus bas). Au fil des minutes, de plus en plus d’amateurs de grands classiques du rock se sont amassés pour chanter et danser avec eux devant la scène.
Overdrivers et The Bloyet Brothers se sont chargés des secondes parties, respectivement durant ces deux jours. Déchaînés, les natifs du Nord ont tout donné sur scène vendredi soir devant un public bien décidé à participer. Au son d’un rock furieux, leur guitariste a même pris place en haut d’une nacelle pour assurer le show, et une très jolie danseuse les a rejoint sur scène, ne manquant pas au passage de faire braquer sur elle bon nombre de smartphones de la gente masculine. Samedi soir, les trois frangins Bretons ont régalé avec leurs riffs efficaces et leur percussion sur fond d’orgue ancien. De quoi donner l’illusion d’un rock’n’roll à la fois vintage et contemporain.
Pour conclure vendredi, Meteora a mis le feu sur la scène socxoise. Le tribute hommage à Linkin Park a joué les plus grands classiques du temps du regretté Chester Bennington devant un public déchaîné. On comprend mieux pourquoi ils avaient demandé un écran à LED derrière eux : La scénographie, parfaitement maîtisée, offrait par moment une impression voulue de contre-jour pour accentuer les titres les plus sombres. En clôture du festival, Angus Band a performé avec des reprises d’AC/DC. Les Lillois n’ont pas eu peine à avoir les voix du publics en guise de chœur sur l’incontournable « Dirty Deeds Done Dirt Cheap ». Côté décor, bien sûr la présence de deux chars de part et d’autre des extrémités, et la célèbre cloche qui descend à la fin.
La barre des 2.000 personnes par jour a bel et bien été franchie, et c’est une première dans l’histoire de Wood Socx Festival. Le nombre de pré-ventes, anormalement élevé et qui avait affolé les organisateurs, a eu raison de les faire revoir entièrement la configuration de l’évènement en agrandissant la zone qui accueille le public. Les gens ne viennent plus seulement de la région : De toute évidence, Wood Socx est en train de se faire un nom dans le paysage des festivals à l’échelle nationale. C’était un pari fou, oui, mais un pari réussi. Et on ne peut que féliciter l’ensemble des bénévoles ainsi que tous ceux qui ont contribué à une si belle réussite !






























































Crédit photos : David Pawlak


