Prenez un groupe de metal hors du commun qui ressemble à tous les autres, mais en différent. Prenez un public survolté et bouillant, fidèle à la réputation des gens du Nord. Mélangez le tout. Vous obtenez un Ultra Vomit au Zénith de Lille cataclysmique !
Ici, il ne s’agit pas de savourer un « Ricard Peinard ». Dès l’ouverture des portes, les bars sont pris d’assaut pour servir un nombre incalculable de mousses (mais pas 2 Mass). Gobelets à la main, certains foncent vers la crash barrière afin d’être au plus près de la scène, tandis que d’autres affluent vers un merch’ déjà bondé et qui propose les produits dérivés de leur groupe préféré. Un second stand est également installé. Il s’agit de celui de CelKilt assurant la première partie.
Les minutes défilent au rythme des chopes vidées. La foule se presse, s’agglutine dans une fosse déjà contrastée entre les métalleux au look typique et ceux qui sont venus déguisés. Une personne non avertie comprendrait quel genre d’artiste se produit sur scène rien qu’en regardant ses fans aussi hétéroclites. À l’écran, un panneau au design cinématographique digne d’Hollywood annonce le groupe du soir et sa première partie. Il est 20h00 et Harold Barbé monte sur scène. L’humoriste normand effectue son one-man-show devant un public hilare. Il reprendra même un tonnerre d’applaudissements en toute fin de soirée.


Un vent celte s’empare ensuite du Zénith de Lille. CelKilt emporte tout sur son passage tel un immense ouragan vert, faisant tomber, déjà, les premières chopes de ceux qui se font bousculer. Leur énergie sur scène décoiffe même un chauve. Au son de leur répertoire, les spectateurs, conquis, se laissent aller dans des danses endiablées, en reprenant les refrains à tue-tête. Un fossé se crée même dans la fosse avant de dégénérer en pogo géant. Dix jours après sa date officielle, Titou Macfire rappelle que c’est tous les jours la Saint-Patrick. Pour leur toute première date ici, les Lyonnais offrent un show donnant l’impression qu’il sont bien plus qu’une première partie.


















C’est alors qu’Ultra Vomit monte sur scène au son de « Evier Metal », issu de son album Panzer Surprise !. Bien échauffés grâce à la première partie, les fans devant eux deviennent incontrôlables tant leurs mouvements oscillent au rythme effréné de la musique. Fétus et les siens enchaînent avec « Le Coq », issu de leur tout dernier album Ultra Vomit et le Pouvoir de la Puissance, pour le plus grand plaisir de leur basse cour présente au premier rang. Trois personnes portent, en effet, un tee-shirt jaune poussin issu du merch’ et une coiffe en forme de chapon. Juste à côté d’eux, un jeune garçon arbore une crète pouvant rappeler le galliforme, ou celle du guitariste Jojo Framboise.
Fidèle à son habitude d’être spectateur de son propre public, le quatuor remarque la pancarte tenue par un enfant qui souhaite se faire offrir une baguette de Manard (qu’il recevra). Avancé à son micro au bout du tapis rouge, Fétus énumère tous les cas exceptionnels qu’il remarque dans l’assemblée venue en nombre. Le chanteur, Jojo Framboise et Matthieu Bausson ont tous trois derrière eux des marches, possédant des leds, et menant à la batterie. Celle-ci est surplombée sur un magnifique décor boisé, où des enceintes sont encastrées, et entourée de cordons en velours rouge et leurs potelets de guidage en or. Au fond, un immense écran rappelle celui des salles obscures.
Le public dans la fosse s’anime comme l’océan. Tantôt lentement et localisé comme sur « Un chien géant », tantôt agité comme sur « Mechanical Chiwawa ». Et il ne faut pas avoir le mal de mer lorsqu’il va de gauche à droite au son de « Ricard Peinard » ! Plus haut, les tribunes assises ressentent la chaleur des projecteurs de flammes qui crachent vers le ciel pendant « Calojira ». On se croirait à la plage ! Un enfant demande même : « C’est ça la puissance du pouvoir, Papa ? ». Ce dernier lui répond : « C’est mieux que ça, c’est Ultra Vomit et les Zéniths de la Puissance (du Pouvoir) ! ». Leur tournée passera peut-être près de chez vous, dépêchez-vous de réserver vos billets !






















Crédit photos : David Pawlak

.: Setlist :.
- Evier Metal
- Le Coq
- Doigts de Metal
- Quand j’étais petit
- Takoyaki
- Miction: Impossible (Sonde de B!te)
- Un chien géant
- E-tron (digital caca)
- Mechanical Chiwawa
- Calojira
- Ricard Peinard
- Patatas Bravas
- Tikawahukwa
- Toxoplasma Gondii (Felinus Santus)
- Je collectionne des canards (vivants)
- Une souris verte / Phoned to Death / I Like to Vomit
- Les brunes comptent pas pour des prunes (Lio cover)
- Keken
- GPT (à l’instant)
- Boulangerie pâtisserie
- Mortal konkass
- Mouss 2 Mass
- Dead Robot Zombie Cop From Outer Space II
- La puissance du pouvoir
- Kammthaar
- A.N.U.S.


