[Live Report] La Route du Rock : Collection Été 2016 !

Prologue : Alerte enlèvement !

Avant de commencer, il est capital et impératif pour nous de vous entretenir d’un sujet déconcertant, voire très grave. Pour cette 26ème édition du rendez-vous incontournable des amoureux de la musique, il y avait un absent. En fait non, il y en avait deux, le deuxième étant sérieusement plus grave que le premier.

Dans vos amis, dans vos différents groupes d’amis si vous êtes quelqu’un d’assez populaire tel l’avant-centre de l’équipe de football de l’université américaine d’où vous ne venez probablement pas, il y a toujours ce mec un peu relou, qui est là on ne sait comment, qu’on invite quand même aux soirées même s’il pose parfois des problèmes d’incompatibilité intellectuelle ou tout simplement culturelle avec la moyenne du groupe. Vous le visualisez ? N’empêche qu’il fait partie du décor dans vos photos souvenirs de soirées, anniversaires, baptêmes, cuites, barmitsva et autres moments Nutella du sillon de votre vie. Cette année, ce pote-là était manquant, et bien que son absence n’ait finalement pas dérangé plus que ça, il subsistait quelque part un sentiment d’incomplétude dans le déroulement du festival. Ce pote, ou plutôt cette pote, c’est la boue. OÙ ÉTAIT LA BOUE NOM D’UNE JOUTE EN SUCRE ? Je vous le demande. Au lieu de pouvoir faire du ventri-glisse regrettable mais toujours sympathique à regarder sur le site entre deux concerts, on était au sec, pépouze, la bière à la main sans arrière-goût de pluie d’été. Scandaleux. Y’en a même qui, comme moi, se retrouvent avec des traces de bronzage dignes d’un camionneur accompli, jusqu’à la marque des chaussettes sur les pieds. Brrr.

Crédits © Mathieu Foucher

Coucou ! – Crédits © Mathieu Foucher

Jour numéro un : Aime-moi tendre, aime-moi vrai.

Notre heure d’arrivée et l’heure de l’interview programmée nous empêchent de nous installer directement sur le camping et de pouvoir siroter glorieusement la symbolique première bière tiède (avant les 10 suivantes) avant d’aller enfin sur le site écouter du bon son. De fait, nous ratons Psychic Ills et Kevin Morby. Voilà qui commence fort – Saint-Père (notons que l’humour est toujours là).

Mais ces premières larmes de bières et de désarroi face au cruel dilemme entre honorer le camping à la mousse et au mégaphone et se gaver de concerts au risque d’excès  en étant là à la première heure sont vite rattrapées, puis totalement effacées par l’humilité et le charisme de Belle and Sebastian, qui, s’ils ne font pas beaucoup danser, ont fait alterner passion, poésie, nostalgie pinçante avec des petits coups d’adrénaline amoureuse sur les douces couleurs du coucher de soleil si bien orienté face à la scène du fort. Tout y est : un son propre, une setlist de quelques quatorze titres sans inégalité aucune, si ce n’est le regret de ne pas entendre la belle « Sleep the Clock Around » qui aurait su conclure le set comme jamais dans un moment quasi-idyllique.

Crédits © Nicolas Joubard

Belle and Sebastian – Crédits © Nicolas Joubard

Mais puisque tout était un peu trop joyeux et que le soleil avait presque disparu, il était nécessaire de nous faire redescendre sur terre, voire sous terre à l’arrivée de Minor Victories, avec leur musique à la croisée du post-rock, du shoegaze et de la pop. Tantôt glaçante, tantôt aérienne et planante, si l’album a reçu d’excellentes critiques quasiment partout, ce soir-là les notes de Minor Victories étaient endommagées de sales tâches disgracieuses dans l’acoustique, faisant perdre de son mojo étincelant au groupe, avec au début un son brouillon qui ne permet pas de distinguer les sublimations vocales de Rachel et les delays pinçants de Stuart. Il faudra attendre le milieu du set pour que l’épique « Breaking my light » frappe à la porte de la froideur et révèle tout le caractère hypnotisant de la musique de Minor Victories. La suite, c’est bien simple et à la hauteur de nos attentes et de la prestation artistique du groupe : un son parfait, un light show des plus humbles mais des plus appropriés, on ne reste pas sur notre faim même si on aurait aimé avoir une bonne entrée.

Crédits © Nicolas Joubard

Minor Victories – Crédits © Nicolas Joubard

On a à peine le temps de réinvestir la réalité qu’Hælos prend son service, provoquant une fracture déroutante avec l’ambiance singulière jetée par Minor Victories. Enfin, déroutante, c’est un bien grand mot, surtout il n’a pas fallu beaucoup de temps au trio londonien pour proposer une transition à la fois douce, cohérente et extrêmement bien amenée. Le son est bon, c’est progressivement dansant et les mecs se lâchent subtilement sur une pop électrique sans bousculade dans un show un poil plus lumineux et plus rythmée que ce que l’on peut entendre sur album, et on apprécie grandement la « prise de risque » qui apparait finalement comme une évidence vu l’environnement et l’humeur artistique du moment qu’à autre chose.

Crédits © Nicolas Joubard

Hælos – Crédits © Nicolas Joubard

Alors, pour continuer dans le raffiné mais sur un tout autre ton, quoi de mieux de la part de la Route du Rock que nous proposer une petite escapade dans les tréfonds sonores de la Hesse allemande. C’est donc Pantha du Prince, archiduc de la minimal à l’onirisme saillant de continuer le bal de l’émotion et de livrer un set sous couvert de la qualité et de sa capuche à lui. Non, c’est débile, on pourrait pas tous tenir dedans, surtout en bougeant nos culs comme il a su nous le faire faire avec élégance et efficacité.

Crédits © Nicolas Joubard

Pantha du Prince – Crédits © Nicolas Joubard

C’est d’ailleurs très dommageable pour la suite, autant de qualité. Gold Panda prend la relève mais ne réussit pas à transmettre sa touche personnelle dans le set qu’il nous livre, en donnant en pâture aux festivaliers un show plutôt impersonnel qui, s’il table tout de même sur l’efficacité des rythmes et des sonorités, ne marquera pas plus que ça les esprits avertis et les connaisseurs… C’est bien regrettable, et même si ce n’était pas vraiment nul, on dira que ce sera le point noir de la soirée.

Crédits © Nicolas Joubard

Gold Panda – Crédits © Nicolas Joubard

Pour clore cette première journée de présence pour nous (le festival avait débuté la veille dans la salle de la Nouvelle Vague avec La Colonie de Vacances et Usé), Rival Consoles met les points sur les « i » avec un set hypnotisant aux visuels tranchés et prononcés, sans donner dans la lourdeur ou dans la froideur en contraste avec l’aspect minimaliste de ses compositions, c’est le moment berceuse électrique parfait pour ne pas épuiser nos dernières forces et réussir à rentrer sain et sauf à notre campement sans trainer de la patte.

Crédits © Nicolas Joubard

Rival Consoles – Crédits © Nicolas Joubard

En un mot, c’était clairement une excellente soirée, détendue et riche en variétés sonores, comme on les aime et comme on en a l’habitude ici au fort.

Le jour qui se place à la suite du premier et avant le troisième.

Le problème de ce jour-là c’est qu’inexplicablement, on a vraiment mis du temps à trouver un bout de plage praticable pour se laver de nos péchés, de notre sueur de la veille et du temps exposé au soleil à chercher quelques reposants grains de sable. Quoiqu’il en soit, lorsque nous revenons sur le camping on a à peine le temps de boire une bière qu’il nous faut courir nous dépêcher d’arriver voir les très extravertis LUH qui bénéficient, comme leurs prédécesseurs à la même heure la veille, d’un magnifique pré-coucher de soleil qui aidera à sublimer la romance contagieuse du fervent duo. Ces hymnes à l’amour, aussi cucul que cela puisse paraître s’emparent très bien du public très attentif, bien déterminé comme nous à laisser passer l’apéro du camping au profit d’une petite balade sonore romantique bien méritée, même si précocement achevée par un « Uh, sorry but it looks like our keyboardist’s computer is looping so far so we have to end our show now, thank you very much », à la fois drôle et un peu triste pour eux. Cœur avec les d *PAF*.

Crédits © Nicolas Joubard

LUH – Crédits © Nicolas Joubard

Même si j’ai la joue rouge (ma main droite m’a puni pour avoir tenté d’écrire une expression aussi naze), elle est d’accord pour continuer à écrire la suite, que voici.

C’est alors qu’arrivent les britanniques de Tindersticks et leur classieuse (et ô combien souvent copiée mais jamais égalée) croisade contre l’ennui et la facilité avec leur rock indé luminescent en cohabitation singulière mais plus que cohérente avec un blues des plus raffinés. Les darons du spleen même s’ils ne captivent pas par l’optimisme (faut dire que le chanteur vit dans la Creuse depuis 10 ans…), c’est assurément la grande classe et la grande claque musicale que de les découvrir ici dans un lieu plus que propice à la juste expression de leur musique.

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Tindersticks – Crédits © Nicolas Joubard

S’ensuit une autre découverte pour nous : Exploded View, nouvelle formation signée par Sacred Bones. Un rock complètement hypnotique et technique (sans jamais donner dans la démonstration lourdingue) aux allures classes issus de quelques mouvements musicaux psychédéliques germaniques, tout en allant chercher des rythmiques efficaces et des structures accessibles bienvenues qui contrastent la douce obscurité qui règne sur la scène. Une musique qui maintient impeccablement en exalte le public satisfait et fasciné par le jeu et le chapeau du batteur (du moins ce fut mon cas), qui détient une frappe aussi juste qu’originale sans jamais voler la vedette à qui que ce soit d’autre dans le groupe. On a là une jeune formation ultra professionnelle et prometteuse à qui il faut souhaiter qu’elle continue jusqu’à sa mort, tant son panel d’idées suscite la curiosité et l’envie d’en entendre plus. On se dit qu’avec un seul album et vu le niveau des musiciens, on doit être encore loin d’avoir écumé toute leur inspiration.

Crédits © Nicolas Joubard

Exploded Views – Crédits © Nicolas Joubard

Ensuite y’a La Femme, mais je préfère pas en parler.

Ensuite donc, il y a le groupe qu’on attendais le plus au tournant : Suuns. Après une prestation ratée et ennuyeuse à mourir lors de l’édition de 2014, j’avais entendu que des bonnes choses sur leur dernier album en date et je me disais que c’était l’occasion de leur donner une seconde chance. Dès le début, le brumeux souvenir amer de leur précédente prestation s’envole au profit d’un levé de voile sonique à coups de larsens électriques et de lightshow vénéneux. Niveau présentation donc, y’a rien à redire. Niveau son, ça joue fort sur la batterie, ça joue un peu gras sur le clavier mais tout juste ce qu’il faut pour nous mettre en zone inconnue et nous laisser guider à l’aveugle, tout en continuant à distinguer chaque instrument et les glaçants susurrements presque obscènes de Ben. Même si leur musique ne m’a pas entièrement conquis, on ne peut pas reprocher l’impeccable présentation et représentation des montréalais. Légion d’honneur tout de même pour une piste complètement incroyable : « 2020 », ou le rock psychédélique minimaliste moderne par excellence, violemment frappé pour l’occasion quelques décibels plus forts par Liam O’Neill, ce batteur déjanté qui m’a beaucoup plu. Voir cette piste en live était très jouissif, encore plus avec le recul quand je l’ai redécouverte sur CD par la suite en rentrant chez moi lundi dernier.

Crédits © Nicolas Joubard

Suuns – Crédits © Nicolas Joubard

Malheureusement pour nous, la fatigue nous gagne depuis trop longtemps déjà et Battles joue beaucoup trop tard pour nos pauvres petits corps fatigués. On rentre donc, mais en entendre ce que tout le monde en a dit autour de nous par la suite on éprouve quand même l’immense regret de les avoir louper.

Jour trois : de ta peine d’hier tu survivras.

Après avoir eu la super idée de boire quelques verres de vin rouge pâteux et presque chauds au soleil de midi, et épongé notre bêtise sur une plage bondée et pas vraiment près des concerts (histoire de continuer dans l’échec), cette fois-ci on revient plus tôt sur le camping pour entamer l’apéro qui ira très bien, on le sait, avec l’ambiance qui s’annonce ce soir. Mais comme énoncé en première partie, apéro prolongé = sacrifice partiel du menu du soir. Alors voilà, on annonce, on n’a pas vu Julia Holter, ni Lush, mais alors qu’est-ce qu’on s’est gavés après. Oh oui.

On commence les hostilités avec Fidlar qui aura eu le don de nous procurer ce qui nous manquait depuis ces deux derniers jours : de la putain de sueur en évaporation constante et des ouragans de poussière comme on aime en bouffer. Un set qui restera gravé dans nos mémoires à tout jamais, tant il était parfait de faire péter la pression juste à ce moment-là avant que le trop plein d’alcool et la fatigue ne nous regagnent. Ça sautait de partout sur les rythmes et les riffs incisifs tendance skate punk de bonhomme par des mecs qui en ont et qui mettent ce qu’il faut là où il faut. C’était tout simplement jouissif et le public était complètement déchaîné, à croire qu’on était complètement ailleurs, dans un espace-temps où les chemise à carreaux, les jeans troués, la lager bon marché en canette et le punk sont légion. Merci d’avoir été là les gars, en plus d’avoir mis littéralement le feu sur la trop petite scène des remparts (mais ça mettait beaucoup de charme), vous êtes un très bon groupe. On n’hésitera pas à revenir les voir si on en a l’occasion, clairement.

Crédits © Nicolas Joubard

Fidlar – Crédits © Nicolas Joubard

Fat White Family. Je vous avouerai que j’ai un excellent ressenti, mais qu’il est complètement flou ! On éditera l’article si jamais les souvenirs nous reviennent, mais je crois qu’à notre âge il faut pas y compter.

Crédits © Nicolas Joubard

Fat White Family – Crédits © Nicolas Joubard

Alors on enchaîne directement avec les Savages. Juste, woah. Cette prestation. On en avait beaucoup entendu parlé, elles étaient attendues par tout le monde. Les quatre nanas de Savages se sont emparé du fort comme jamais, en mélangeant avec détermination et naturel un rock bien craché, parsemé de phases un peu bluesy voire même de presque pop sur une piste mortelle dont le nom m’échappe. Ah, on me souffle à l’oreille qu’il s’agissait d’une reprise du Boss : « Dream Baby Dream ». Fallait oser, et bordel qu’est-ce que c’était bien exécuté. Il y avait durant tout le set cette prestance, cette classe et cette maîtrise de la scène que peu de groupes sauraient donner en si peu de temps d’activité dans la sphère musicale, de quoi déranger quelques assises peu méritées de certains et de d’empêcher d’autres de faire dans la facilité pour gagner la même reconnaissance que le public a unanimement donnée aux Savages ce soir-là.

Crédits © Nicolas Joubard

Savages – Crédits © Nicolas Joubard

Arrivent ensuite les Sleaford Mods, avec une musique punk, sans guitare ni batterie aussi improbable que la scénographie qui consistait pour le groupe à s’afficher la main dans la poche, voire une bière à la main tout le long du set. Voyez donc à quoi cela ressemble : un mec avec une bière et un micro, et un autre avec une bière et un ordi pour lancer les fonds sonores. Osé, et malgré ça (même si en vrai chacun fait ce qu’il veut), on s’en foutait royalement tant l’ambiance dans le public était aussi bien au rendez-vous que sur scène. Des mecs décontractés du slibard et juste assez déjantés pour nous faire oublier la supercherie technique ! Hail to the punk !

Crédits © Nicolas Joubard

Sleaford Mods – Crédits © Nicolas Joubard

La Route du Rock a toujours eu la classe et le flair quant à la programmation du tout dernier groupe de chaque édition. Pari tenu cette année encore une fois malgré la pression exercée par la qualité humblement supra-géniale des groupes qui venaient de jouer ce soir-là. Les Jagwar Ma n’ont pas seulement fait danser les dernières viandes saoules encore extrêmement nombreuses sur le site, ils nous ont proposé une musique dépassant nos exigences et à la hauteur de la qualité déjà reconnue de leur seul album, tout simplement. On ne pouvait pas en attendre plus, à moins d’avoir une imagination débordante qui nécessiterait d’avoir plusieurs personnalités dans un seul cerveau.

Crédits © Nicolas Joubard

Jagwar Ma – Crédits © Nicolas Joubard

Pour résumer, la soirée du dimanche était de loin la meilleure, en termes de découvertes et d’ambiance. C’est toujours ce qui se passe à la Route du Rock, les deux premiers jours servent au repos et à la déconnexion tandis que le jour final sert littéralement d’exutoire festif sans jamais délaisser l’aspect artistique, cette marque de fabrique si chère au festival qui fait que l’on y revient toujours sans hésiter.

Épilogue : Alerte enlèvement ! Part. 2

Bien que le festival ait accueilli quelques 15 000 spectateurs, ce qui n’est pas un mauvais score, il y a eu un deuxième enlèvement, et à qui la faute ? Le second choc esthétique de cette édition réside dans la partielle mais cruelle désertion du public. Si on n’a pas les chiffres exacts sous la main (c’est parce que c’est un clavier, lol), pas besoin d’eux pour avoir ressenti une légère mais nette baisse de fréquentation générale de cette édition qui n’a pourtant quasi aucun défaut, que ce soit dans son organisation, son ambiance ou sa programmation, comme chaque année. A noter que le point culminant de cette baisse était surtout le vendredi sur le site, les autres jours ont nettement été plus remplis. Alors à qui la faute ? Baisse du pouvoir d’achat ? Martèlements, harcèlements « artistiques » des fades festivals généralistes qui se partagent d’ailleurs à prix d’or sale les mêmes « artistes » au détriment de la visibilité et de la moindre capacité à la Route du Rock à générer une promotion qu’eux, au profit d’une programmation basée sur la découverte, la vraie prise de risque et l’inédit, (le rock, le vrai quoi !) ? Un renouvellement du public juvénile en perte de vitesse (pour les mêmes raisons citées juste avant) ?Vieillissement de la moyenne d’âge du public des habitués qui ont un autre agenda pour l’été en raison de l’évolution de leurs situations professionnelles ou familiales plus avancées ?  Des têtes d’affiches moins connues (mais pas moins bonnes) cette année à cause de la flambée des cachets qui n’ont pas su convaincre quelques frileux à devoir se sortir de leur zone de confort ? Peut-être un peu de tout ça, puisque les conditions du déroulement du festival n’ont aucun obstacle à atteindre sa limite en termes de fréquentation, entre l’extrême beau temps et ce magnifique petit 15 août venu se coller au lendemain de la dernière journée… Voilà, j’ai fini de grogner.

 

Remerciements :

Toute l’équipe de la Route du Rock, la team Shark, le stand galettes-saucisse et Grimbergen !

Salutations aux photographes également, Mathieu Foucher pour les photos d’ambiance, Nicolas Jourbard pour les photos des concerts et Gaëlle Evelin pour les portraits des artistes. Vous pourrez voir l’ensemble des photos sur ce site, n’hésitez pas à leur faire un petit coucou !

Jean-Marie Carrée

Be confortable, Creature.

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1 Response

  1. Alex Golding dit :

    Pour LUH on était pas au même concert je crois.

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