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Hellfest 2024 – Day 2 – 1000Mods, Prodigy, The Acacia Strain brûlent les planches…

Encore une journée exceptionnelle face à la Valley. Cocorico, le groupe bordelais Red Sun Atacama fait le plein dès 10h30. Un vrai succès et un super coup de boost pour cette formation en devenir, signée sur le label de Mars Red Sky. On vous en dit plus sur ce groupe rapidement, puisque nous avons eu la chance de croiser et d’interviewer le power trio stoner qui monte en France, en ce moment. Autre formation stoner française 7 weeks se produit dans la foulée sur la Main Stage. Malgré un créneau horaire délicat (11h du matin), le trio stoner-rock s’en sort avec les honneurs. Avec près de deux décennies de carrière et une solide discographie (le dernier album Fade Into Blurred Lines est une petite pépite) le trio prend aisément possession de la gargantuesque scène principal de Hellfest pour ce mettre le public dans sa poche. Pas de pyrotechnie, pas de feu d’artifice, simplement de la bonne musique. What else ?

The Devil’s Trade est une formation hongroise de Dark Folk emmenée par Dávid Makó, chanteur, guitariste, multi-instrumentiste talentueux. Ambiance sombre, mélancolique avec de belles montées en puissance d’inspiration post-rock, The Devil’s Trade sait plomber l’ambiance. Un peu trop peut-être, leur prestation devient rapidement monotone. Dommage, le groupe avait tout pour nous plaire.

Très gros moment sur la Valley avec le set de GOZU, un moment hors du temps qui aura réussi à nous transporter avec ses riffs hypnotiques. Le dernier album Remedy est particulièrement mis en avant et comme il se trouve être excellent nul ne trouvera à redire. Si vous aimez les groupes de stoner aux relents metal Gozu à tout pour vous plaire !

Black Rainbows nous remet un coup de boost avec leur stoner rock psychédélique. Le groupe italien formé en 2005 et emmené par l’hyperactif Gabriele Fiori, fondateur du label Heavy Psych Sounds. Leur musique, influencée par le heavy rock des années 70 et le space rock, comme beaucoup des groupes présents en Valley chaque année, se démarque avec ses riffs puissants et ses atmosphères cosmiques. Connu pour ses performances live énergiques, le groupe a pu confirmer sa solide réputation d’excellent groupe de scène.

Les grecs de Planet of Zeus n’ont pas sorti d’albums depuis 5 ans, mais le public est présent pour les applaudir. L’énergie est bonne, le chanteur-guitariste, Babis Papanikolaou semble ravi d’être sur scène. Le groupe jouera son single musclé, “The Leftovers”, en toute fin de set, de quoi déclencher quelques mouvements de foule. L’heure de passage de Planet of Zeus est avancée, et certains fans se retrouvent un peu perdus face à Gaupa. Ils ne seront pas nécessairement entraînés par les suédois qui, malgré les gesticulations nue-pieds d’Emma Näslund, peinent à convaincre. On a le sentiment qu’il devient de plus en plus difficile de se démarquer au sein d’une scène stoner relativement peu innovante. 

La fosse de la Valley va se transformer en autoroute du slam pendant la prestation de 1000Mods. Leur set est à retrouver sur Arte Concert. On vous le recommande fortement, car l’énergie grunge qui se dégageait de la prestation de cet autre groupe grec, nous procure encore des frissons. Superbe performance, énergique et psychédélique, les grecs n’ont rien sorti depuis leur controversé, mais néanmoins chouette, album Youth of Dissent. Ils égrènent leurs classiques avec grâce : “Vidage”, “Road to Burn”, “Electric Cave”, “Low”… Un beau moment, sous les derniers rayons du soleil. 

Petite controverse au sein de la rédaction au sujet d’Acid King : la performance de ces vétérans du groupe américain de stoner doom metal formé en 1993 à San Francisco, mené par la chanteuse et guitariste Lori S. était-il percutant, ou juste chiant ? Personnellement, j’ai trouvé le set hyper cohérent, avec ses riffs lourds et hypnotiques. Et, je dois le reconnaître, j’adore le charisme, simple et décontracté, de Lori. Qu’est-ce que vous en pensez ?

Fu Manchu va clôre cette soirée stoner en beauté, en appuyant lourdement sur leurs pédales fuzz. Les californiens vont donner la part belle à leur album “Action is go” avec des titres tels que “Evil Eye”, “Laserbl!ast” ou “Saturn III”. Trois nouveaux morceaux issus de l’album “The Return of Tomorrow” seront présentés (“Hands of the Zodiac”, “Loch Ness Wrecking Machine”, “The Return of Tomorrow”). On regrettera de ne pas entendre certains classiques tels que “King of the road”, mais le set valait franchement le coup d’œil !

Notre coup de cœur arrive tôt dans la journée : The Acacia Strain envoie sous la Altar un metalcore cradingue, bien sludgy et brutal. Les américains ont une énergie communicative : le moshpit a un peu du mal à démarrer, mais une fois parti, ça fait très, très mal. Le chanteur, Vincent Bennett, engage la foule et le rouleau compresseur mis en place par Kevin Boutot (batterie), Jack Strong (basse),  Devin Shidaker et Richard Gomez (guitaristes) font le reste. On repart avec quelques bleus et le smile vers la War Zone, pour continuer, en toute amitié, à casser quelques bouches.

La War Zone consacre une partie de son affiche au mélange des genres. Les alsaciens de Smash Hit Combo écument les planches depuis un bon moment. On ne s’attendait pas nécessairement à les voir jouer au Hellfest un jour, mais leur persévérance les y a conduit. Chant screamo, breakdowns, le groupe de fusion manie parfaitement les codes du métal moderne et a su se renouveler avec brio. Leur titre hommage à Akira, “Kaneda”, déclenche une hystérie radicale dans la fosse. Un set réussi !

Les petits jeunes de Dropout Kings nous ont bluffé, avec leur trap metal bien énervé. Les deux frontmen, Adam Ramey et Eddie Wellz mouillent le maillot et font kiffer le public. On gardera de très beaux souvenirs de la prestation de ce groupe totalement inattendu. Une belle découverte, car sur scène, ces gars s’amusent franchement. Éméché (par l’adrénaline, on imagine), Adam s’empare d’une bouée, puis d’un ballon et s’amuse avec la foule, avant de se lancer dans une série de slams. Une bonne dose de divertissement ! Pour les amateurs de nu-metal et de rap metal, Clawfinger est un groupe légendaire. Les suédois qui mélangeaient le rap et le métal avant Korn et Limp Bizkit, n’ont rien sorti depuis 10 ans, et leur passage au Hellfest est l’occasion de s’offrir un best of de leur discographie, d’autant plus qu’ils ne jouent pas souvent en France. Il faut bien avouer que les vétérans ont une patate communicative. Ça marche plutôt très bien !

Dans une veine hardcore plus classique, Speed est l’un des groupes les plus attendus sur la War Zone. Le groupe australien enchaîne les dates en Europe. Ils étaient à Rennes au Superbowl of Hardcore quelques jours auparavant, et ils ont – parait-il, dynamité la scène. Riffs débiles, et beatdown massif, le gang démontre rapidement sa capacité à violenter l’avant du pit sur “Not that Nice”. On sort les muscles avec Harm’s way pour affronter la noirceur de leur hardcore moderne. Sans aucune humanité, sans aucun scrupule, James Pligge envoie une prestation massive à base de torgnoles et de patates, avec ses meilleurs titres “Human Carrying Capacity” ou “Become a machine”. 

Sur les Main stage, l’ambiance est différente. On passe jeter un coup d’œil aux mariées japonaises de Lovebites. Il faut reconnaître que les musiciennes sont talentueuses, et que le show est à la hauteur des attentes du public (j’imagine…) même si ça n’est pas trop notre came. Leur univers heavy metal est totalement éloigné des a priori qu’on pouvait avoir avant d’assister à leur show. Les deux guitaristes sont démonstratives et la maîtrise technique de la chanteuse est bluffante. On valide quand même la performance ! Pour une bonne dose de virtuosité Polyphia mérite assurément le détour même si à titre personnel je ne suis pas vraiment convaincu par l’intérêt de jouer certains morceaux comme ABC ou Chimera sans les chanteurs présents sur album, car oui pour le live tout a été samplé ! Cela me gène particulièrement pour un groupe mettant en avant les capacités (exceptionnels) de leurs membres.

L’arrivée des vétérans de Lofofora sur scène va nous offrir une bouffée d’air frais. Eux qui ont dépoussiéré le métal, sont déterminés à en découdre. Ils vont nous démontrer qu’on peut s’engager sans se mettre à dos le public. Que ça fait du bien d’entendre “L’oeuf” en cette période trouble. On s’attriste des remarques de quelques personnes du public au moment où le groupe fait participer le collectif Femen sur scène. Le public a malheureusement la fâcheuse tendance à confondre l’humour et la beauferie. Lofofora défend avec énergie son dernier single, “La Machette”, récemment diffusé, qui parodie un clip de campagne. 

Dans une veine plus mainstream, qui témoigne de l’ouverture du Hellfest à un style plus rock, la prestation de Shaka Ponk est l’un des grands moments du festival. Scénographie impressionnante, l’émotion est palpable. On sent que les musiciens se sont mis la pression pour ce show – peur de se confronter à un public inhabituel – et trouvent les moyens de se dépasser sur scène. A l’inverse, Robb Flynn est comme un poisson dans l’eau en abordant son set en tant que tête d’affiche. Machine Head nous offre en effet une prestation régressive en débutant son set avec “Imperium” puis “Ten Ton Hammer”. Le set est particulièrement carré, tout est maîtrisé, peut-être un peu trop… Il n’empêche qu’on fait face à la grosse machine. Ce sont avant tout des gros singles qui seront joués (“Is There Anybody Out There”, “Locust”, “Davidian”…) ainsi que quelques titres issus du dernier album en date, “Of Kingdom and Crown”.

On finira en beauté avec l’un (le ?) des plus beaux lightshows de cette édition avec The Prodigy, on pouvait craindre le pire sans la présence du regretté Keith Flint mais le set à redoublé d’intensité et les rayons laser envoyés depuis la scène ont littéralement déchaîné les headbangers dans la fosse. Prodigy au Hellfest on valide avec un grand OUI !

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