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Garmonbozia fête ses 20 ans à l’Etage

Voilà plus de 20 ans que Garmonbozia organise des concerts, le compteur dépasse même les 700 événements, principalement entre Paris, Nantes et Rennes. C’est donc à l’Etage que l’organisateur a invité du beau monde pendant deux jours, les 26 et 27 octobre, pour fêter cette double décennie d’activisme. Ce deuxième festival qui succède à celui du quinzième anniversaire était sold out, un signe de reconnaissance pour ces passionnés, animateurs de la scène metal en France, et dénicheurs de talents. Rares sont les organisateurs qui montent des plateaux à perte, en toute conscience, avec des partis-pris forts, pour faire vivre la scène locale et amener jusqu’à nos oreilles des groupes coups de coeurs…

Stoned JesusStoned JesusStoned JesusStoned JesusStoned JesusStoned JesusStoned Jesus

Pour ses vingt ans, Garmonbozia nous livre une affiche éclectique aux 50 nuances de metal, qu’il soit thrash, black, death ou stoner. De quoi déboussoler les plus fervents fanatiques, qui durant ces deux jours, se retrouveront bousculés par la variété de la programmation. Le festival débute sur les notes qui sentent bon le désert, avec le Somali Yacht Club, un groupe venu d’Ukraine, et surtout une belle découverte. Ils laisseront la place au groupe local, Hexecutor, qui officie dans le speed / thrash avec un léger second degré aux couleurs BZH. Stoned Jesus, autre formation ukrainienne de stoner, prendra le relais au moment où l’affluence monte dans la salle. L’occasion pour eux de nous livrer une interprétation talentueuse de “Mountain”.

Entombed A.DEntombed A.DEntombed A.DEntombed A.DEntombed A.DEntombed A.DEntombed A.DEntombed A.DEntombed A.DVaderVaderVaderVaderVaderVaderVaderVaderVaderVaderVaderVaderVaderVaderVader

Le tempo s’accélère avec Entombed A.D puis Vader, qui officient tout deux dans l’univers death, depuis les années 80. Les guitares s’affolent, les chevelus se décrochent les cervicales, les doigts de hérissent. On change clairement de style, avec plus de cuir et de clous sur scène ! On monte en qualité tout au long de la soirée, et Vader assure un show impeccable avec Piotr Wiwczarek, seul membre restant de la formation originelle, à la guitare et au chant. Plus tard, Master’s Hammer sera la découverte de la soirée pour le public rennais, puisque le groupe tchèque n’a encore jamais joué en France malgré ses 25 ans de carrière. Le groupe de black metal d’avant garde offre une prestation d’une précision qui aura surpris plus d’un spectateur.

Master's HammerMaster's HammerMaster's HammerMaster's HammerMaster's HammerMaster's HammerMaster's HammerMaster's HammerMaster's HammerMaster's HammerMaster's Hammer

Néanmoins, le concert immanquable de cette première journée fut, sans aucun doute, celui d’Amenra, l’une des formations les plus excitantes de ces dernières années, et qui mélange des influences aussi diverses que le doom, le hardcore ou le black metal. La formation belge est rodée, après une longue tournée qui l’a emmené sur les planches des plus grands festivals l’été dernier, et vient défendre son dernier album en date, Mass VI, dans une ambiance sombre et mystique, les lumières sur scène étant limitées au strict minimum, et Colin H. van Eeckhout, au chant, débutant le et à genoux, avant de le poursuivre dos au public. Pas un regard, pas un mot pour celui-ci à l’exception de quelques déflagrations hardcore assénées sans aucune compassion. Un show dantesque !

AmenraAmenraAmenraAmenraAmenraAmenraAmenraAmenraAmenraAmenraAmenraAmenra

Pour la deuxième journée de festivités, on retiendra surtout le set de The Vintage Caravan. Le trio islandais, découvert au Hellfest, il y a deux ans, ouvre les hostilités avec une setlist principalement composées de ses nouveaux morceaux issus de l’album “Gateways”. Le trio emmené par Öskar, guitariste et chanteur, est impressionnant de virtuosité et, malgré plusieurs speechs où le groupe semble indiquer sa fatigue au public, on ne ressent pas de coup de mou… Au contraire, le groupe partage du fun, entre gesticulations et solos de guitares bien emmenés. Voici un set qui confirme nos impressions, et place The Vintage Caravan parmi les groupes à voir absolument en live.

The Vintage CaravanThe Vintage CaravanThe Vintage CaravanThe Vintage CaravanThe Vintage CaravanThe Vintage CaravanThe Vintage CaravanThe Vintage CaravanThe Vintage CaravanThe Vintage Caravan

On change à nouveau de registre avec Insanity Alert, un pur délire de geek sous meth, avec un crossover thrash complètement déjanté. Le groupe autrichien est une autre belle découverte de ce week end, pour son show aussi extrême que fun. Le chanteur Heavy Devy arrive sur scène dans un déguisement de sumo, avant de balancer mille jouets et accessoires au public. Munis d’une multitude de pancartes “Let’s Circle Pit”, “Metal Punx”, “Never Die” ou “What’s this shit”, le frontman chauffe la salle dans une ambiance décervelée.

Insanity AlertInsanity AlertInsanity AlertInsanity AlertInsanity AlertInsanity AlertInsanity AlertInsanity Alert

Pourtant, l’humeur s’assombrit avec Misanthrope, groupe de metal extrême français, qui fête ce soir ses 30 ans de carrière. Le groupe historique dispose d’une discographie impressionnante, avec plus de dix albums au compteur, et nous a concocté une setlist spéciale, composée de plusieurs inédits ou de morceaux rarement interprétés sur scène. De quoi ravir les amateurs. Plus tard, The Great Old Ones, nous livre une prestation black metal plus moderne, au visuel travaillé. Les visages sont masqués sous de larges capuches et les pieds de micros maintiennent des runes metalliques. L’ambiance est ténébreuse à l’interprétation des titres acérés de “EOD : A Tale Of Dark Legacy”.

My Sleeping KarmaMy Sleeping KarmaMy Sleeping KarmaMy Sleeping KarmaMy Sleeping KarmaThe Great Old OnesThe Great Old OnesThe Great Old OnesThe Great Old OnesThe Great Old OnesMisanthropeMisanthropeMisanthropeMisanthropeMisanthropeMisanthropeMisanthrope

Moins empreinte de spiritisme que de spiritualisme, le show de My Sleeping Karma nous emmène dans un voyage psychédélique où les longues plages instrumentales mélangeant stoner / doom et sonorités indiennes, se font sautillantes. Le combo allemand défendra quelques titres de son dernier album en date, “Moksha”, ainsi que les incontournables de “TRI”, sorti en 2010. La soirée se terminera là pour nous. On attendra donc le Hellfest pour apprécier le “death and roll” de la formation de Liverpool, Carcass ! Encore merci à Garmonbozia, et joyeux anniversaire !

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