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Entretien avec Ultra Vomit : “Compte sur nous pour en avoir rien à branler”

Les Nantais d’Ultra Vomit étaient de passage pour remuer Bar-le-Duc à l’occasion du festival Watts a Bar en août 2018. L’occasion de tailler le bout de gras avec Fetus et Flockos et d’aborder pas mal de sujets… musicaux ou non !

Alors les gars, vous approchez les 100 000 likes sur votre Facebook. Est-ce qu’il va se passer un truc spécial ?

Nicolas « Fetus » Patra : Ah ! Alors…

Fabien « Flockos » Le Floch : (l’interrompt) La question n’est pas tellement de savoir qu’on approche les 100 000 likes, mais de les dépasser avant Tagada Jones.

Fetus : Ouais, voilà !

Flockos : On dit toujours qu’il n’y a pas de compétition dans la musique, que nous sommes tous frères…

Fetus : Mais il s’agit…

Flockos : Il s’agit tout de même de… ?

Fetus : De gagner !

Flockos : De gagner, voilà. Alors on se talonne, on se talonne. En ce moment, ils ont une légère avance, il est fort probable, au train où vont les choses, qu’ils dépassent la barre des 100 000 avant nous.

Fetus : Et Mass Hysteria dans tout ça ?

Flockos : Mass Hysteria ils sont croqués pour le moment.

Fetus : Oh attention ! Attention !

Flockos : Attention ? En même temps, eux, ils sortent un album en octobre, donc ils pourraient bien nous recroquer…

Fetus : Houlala oui !

Flockos : En fait, on se talonne, la compétition est rude, est dure, personnellement j’en perds le sommeil…

 

Est-ce que vous avez prévu d’avoir recours à de faux comptes pour liker les pages ?

Flockos : Non non non non. On essaie de faire que du vrai like. Pas de compte de personnes décédées sud américaines. Donc voilà, en gros, aux 100 000, peu importe qui de Mass, de Tagada ou d’Ultra sera à 100 000 le premier.

Vous approchez les 20 ans, y a aussi une compet’, genre le premier qui crève ou celui qui arrête ?

Flockos : Ouais, c’est le premier qui arrive à 20 ans. Pour l’instant. Ah non je crois qu’on a perdu là, Tagada ils ont déjà leur truc « on a 20 ans ». 20 ans, c’est assez compliqué, parce que le concept d’Ultra Vomit est né en 1999, mais le groupe en tant que tel a fait son premier concert en 2001.

Fetus : Ouais et je vais pas te mentir, ça a commencé à tourner plus tard, on a vraiment fait des concerts tout à fait éparses dans le temps. Pour moi la première vraie tournée, c’est con, mais c’est 2008.

Flockos : Quand même, vous avez fait des belles dates avant.

Fetus : Ouais, c’est sûr, mais bon, y en avait pas beaucoup. Par contre le symbole, c’est le premier concert, 27 avril 2001.

Flockos : Sachant qu’on a sorti l’album le 28 avril 2017, on est quand même dans des cycles, très 26-27-28 avril. On est bélier quoi. On est bélier non ?

Fetus : Ouais, ça dépend des mecs.

Et ça vous branche toujours de faire de la musique ?

Flockos : Non, non, c’est devenu un travail. Y a pu la fougue d’antan. Après, bah tu sais, y a pas de métier parfait. Tant que le compte en banque se remplit un peu, on fait.

Justement, qui paie le mieux désormais ? Un festival metal, un festival généraliste comme Watts a Bar, une salle ?

Flockos : Je vais pas te mentir, c’est un petit peu impoli, je sais pas si les gens ont besoin de savoir que Watts a Bar nous paie pas très bien ce soir (rires). Non, mais c’est pas comme ça que ça fonctionne (silence) non, mais… Je sais pas quoi te dire (rires).

Et en vrai, la musique, ça continue de vous titiller, vous voulez toujours enregistrer, faire des concerts ?

Fetus : Ben oui, pour moi c’est une évidence, mais je sais que ça existe aussi des mecs qui jouent plus de manière… (cherche ses mots, puis laisse tomber)

Flockos : C’est trop cool !

Je pensais par exemple à La Phaze qui joue ce soir, qui avaient arrêté pendant plusieurs années et qui reviennent.

Fetus : Nous aussi on a arrêté pendant plusieurs années, mais c’est parce qu’on avait pas beaucoup d’inspiration sur ces périodes là.

Flockos : On insiste sur le fait que c’était une pause. On savait très bien qu’on allait a priori rebondir, mais il nous fallait respirer. Y avait pas d’idées, pas d’album. Mais bien sûr que ça nous botte. On a eu peut être la chance ou le mérite j’en sais rien; de pas faire trop de plans. On a jamais eu de plan de carrière, voulu être musiciens. On était musiciens et les choses se sont bien passées, avec les données qu’on avait. On a goupillé pour que ça fonctionne pour nous, mais ça n’a jamais été un objectif. Maintenant, on en profite à fond et c’est un privilège. C’est super. Tant que ça reste comme ça, tout va bien. Après, on a toujours un peu « la glue » de se lever tôt et de faire des milliards de bornes, mais bon, le concert se passe après et c’est très bien ! Voilà, si tu cherches, y a toujours un truc qui va te casser un peu les couilles. Mais c’est toujours royal. Parce que finalement, si tu regardes bien, les week-ends du lundi au jeudi, ça va. On peut faire pas mal de trucs. Mais on répète beaucoup, houlala.

Et ça vous laisse du temps pour faire beaucoup de promo tiens, à tel point que vous remplissez des Olympia deux mois avant la date prévue. Ca vous emmerde pas, à côté de ça,  de revenir jouer chez les provinciaux ?

Flockos : Baaah. Bien sûr que si ! Mais bon, moi j’ai une sainte horreur de l’Est, ça me fait surchier.

Fetus : D’ailleurs, c’est pour ça qu’on joue plus dans l’Est que dans l’Ouest. Je sais pas pourquoi, mais voilà, on se tape des 7h-8h de camion pour venir jouer dans l’Est. On a joué carrément plus de fois à Lyon que chez nous à Nantes. On sait pas pourquoi, mais c’est comme ça.

Flockos : L’Olympia c’est n’importe quoi. On l’a rempli deux mois avant, mais les billets sont en vente depuis un an. Et en même temps on a fait quasi aucune promo. Enfin, je sais pas, Paris, on a toujours eu un accueil de ouf. On a fait un Alhambra très agréable. Après on a fait un Trianon très agréable. Du coup, pile un an derrière, on a calé un Olympia, on y tourne un DVD.

Un vieux serpent de mer, non ?

Flockos : Ouais, bah c’est vrai que le label nous avait mis la pression il y a quelques temps et on s’en « OSEFait » carrément pas mal. On avait une motivation relativement modeste. Mais c’est vrai qu’à l’heure de youtube, le DVD était presque… enfin, est, toujours difficilement conciliable avec les modes de consommation actuels. Néanmoins, quand tu fais l’Olympia, tu pourras pas le faire trop souvent dans ton parcours, donc on va mettre un peu les bouchées doubles pour faire un concert super cool. On est rendu là quasiment 1 an et demi après l’album, alors que l’accueil du public est super cool, c’est ptêt le bon moment quand même pour immortaliser un truc. Ça commence à faire du sens.

Je reprends une interview de Radio Metal, ainsi qu’une de leurs questions : « Ce soir, il se trouve que vous rejouez avec No One Is Innocent et Tagada Jones, qui sont des groupes assez politisés. » Je mets à jour la question, puisqu’on était alors dans l’entre deux tours. Disons qu’on est actuellement dans l’entre deux élections (à vous de choisir entre les européennes, les municipales ou les prochaines présidentielles ndlr), est-ce que vous êtes de nouveau là pour détendre l’atmosphère ?

Flockos : Oh oui oui oui. Compte sur nous pour en avoir rien à branler de tout ça ! On va laisser les No One et les Tagada dire leurs trucs là. Nous, c’est pas vraiment que ces questions-là sont pas importantes… Disons que c’est pas parce qu’il y a des questions politiques qu’il faut oublier le pipi et le caca. Voilà.

Fetus : On est là pour se recentrer sur les vrais trucs.

Flockos : Les valeurs sûres. Les valeurs qui rassemblent. On est les petits clowns, on va pas se mentir. On serait bien mal à notre place de commencer à donner des leçons, sachant que même nous, on sait pas trop ce qui se passe, on comprend rien.

J’en reviens à vos attentes aux débuts…

Flockos : Non, vraiment, on avait pas d’ambition au départ. C’est un groupe qui a pas de plan de carrière. On veut juste faire les choses bien.

Fetus : C’est venu petit à petit. Tu te dis, au fur et à mesure : « ah tiens, là y aurait ptêt moyen de faire ce truc ». Mais c’est un peu accidentel à chaque moment. Quand on fait le premier album, le but c’est quand même de faire l’album le plus violent du monde avec un esprit cool derrière. Mais c’est sûr que quand tu fais cette musique-là, tu t’attends pas à passer à la radio ou à avoir des tournées de ouf.

Flockos : On prend les choses comme elles viennent et on s’applique à faire tout ça. Ce qui se passe, c’est pas du tout écrit.

Fetus : A chaque étape, on se dit : « poaah on aurait jamais pensé ». Quand on a rempli les premières Loco – bon, on était pas tout seuls – mais à Paris, avec Ultra à cette époque là, tout au début, c’est allé vite ! Je me disais déjà : « c’est un truc de fou ». Mais là on continue à halluciner. Si on nous avait dit y a un an qu’on allait remplir l’Olympia tout seuls… La mainstage du Hellfest, ça a été choquant. Vraiment. On a été traumatisés. Les mois suivants, aux concerts on était là : « bon baaah ». Quand tu revois les vidéos après, c’est comme si c’était les Red Hot ou AC/DC.

Flockos : 35 000 personnes. C’est n’importe quoi.

Fetus : Tu vois le monde, t’hallucines.

Flockos : Tout ça pour faire la chenille et pipi contre caca. C’est très important aussi. Bruno Coquatrix, pipi caca ,yes.

Tu parles fluides, ça me fait penser qu’il faut qu’on parle nourriture. J’ai lu justement que France 3 avait découvert votre secret pour un super concert : « un bon petit déjeuner avant de monter sur scène, le secret d’Ultra Vomit ». Fetus, tu étais au Japon, tu as mangé plein de Takoyaki (une spécialité frie à base de poulpe ndlr), qui a donné le nom de la chanson sur votre dernier album, que tu as découvert en étant à Osaka, temple de la bonne bouffe. Mais alors, est-ce que tu es revenu avec plein de beaux principes (cette question est interminable) et surtout avec du riz à tous les repas et notamment au petit déjeuner ?

Flockos : C’est raciste ça non ?

Fetus : Ah non, non, ils mangent du riz tout le temps et au petit déjeuner aussi, avec du poisson direct !

Flockos : Ah non moi c’est Ovomaltine avec du pain et du beurre.

Fetus : En fait moi pendant que j’y étais, j’ai pris de belles habitudes culinaires. Je pense que niveau santé, ce qu’ils font c’est nickel. Alors que moi en France, je bouffe du pain à fond, du chocolat. Des grosses tartines de Nutella avec un café, t’inquiète. Je suis revenu très vite dans mes habitudes de Français : le pain, le fromage, tout ça. Quand tu reviens de là-bas, t’as vraiment l’impression que c’était le pur régime trop stylé. Et quand tu rentres, tu manges du pain-fromage-Nutella. Les habitudes reviennent vite.

J’ai lu pas mal de trucs sur votre temps de maturation pour écrire un album et le fait d’attendre LE bon moment. Est-ce qu’il y a toujours un « cahier volpone » (du nom du cahier où figurent toutes les idées de répet’ lui-même provenant d’une obscure marque à bas prix de pizza) dans le studio de répèt ?

Flockos : Ouais ouais ouais. Ca devient légendaire.

Et donc aucun lien, fils unique, vous avez déclaré dans une interview « perfectionnisme + flemme = très long », je me demandais si c’était un hommage à « sexe + histoire de cul = meurtre » du flim la Classe Américaine ?

Fetus : Ah non, non, pas nécessairement. C’était quoi la punchline que t’avais sorti Flockos ?

Flockos : Il faut rien faire pour qu’il y ai des fulgurances et des petits accidents. Ca tombe bien parce que rien faire, c’est facile (rires).

Et donc sur ce petit cahier, est-ce qu’il y a des chansons qui végètent, qui vous titillent ?

Flockos : Clairement ouais ! Entre tous les bribes de riffs et de démos qui traînent, qui sont pour le moment à l’état de bouses, mais qui peuvent …

Fetus : A l’état Jamel…

Flockos : Ooooh. Jamel Debbouze. Bon bref, c’est des petites bouses, mais qui ont toutes un côté hyper cool…tout en restant à l’état de bouse. Même pas des diamants. C’est des petits diamants de caca. Donc dans la « volpone » y a encore des concepts très mauvais.

Fetus : Mais nous, c’est ce qu’on fait. On prend une merde et on la taille en un diamant de merde.

Flockos : En tout cas on a quelques idées qui traînent sur la « volpone », qui étaient pas assez abouties. Il reste des bonnes idées qui ont pas su encore trouver la bonne forme, mais on est quasiment sûr qu’il y a 2-3 concepts qui sont dans la « volpone » et qui vont revenir. Mais des très vieux aussi.

Fetus : Kammthaar, evier metal

Flockos : Ouais Kammthaar, Evier Metal, c’est très vieux, c’était juste des mots sur un cahier.

Dans Panzer Surprise, vous reprenez justement pas mal des groupes et influences qui vous plaisent bien. J’ai vu une fois que vous aviez mentionné Ghost, à qui Bouillie 2 semble faire référence.

Fetus : On l’a pas fait en pensant à Ghost, mais on s’est dit : tiens ! Ca ressemble pas mal.

Flockos : On a un peu tordu le concept pour que ça rentre dans une case. Pour être franc, y a que moi qui aime vraiment bien ce groupe.

Fetus : Moi je trouve ça stylé…

Flockos : Moi je trouve ça très très bien, mais c’est vrai que les autres, ça leur fait pas un deuxième trou de balle. Metallica, c’est un incontournable mais ça a pas vraiment été abordé par le groupe. Fetus est pas du tout touché par Metallica. A partir de là, c’est pas sûr qu’on les fasse. Faut être un minimum expert. Si y a que moi qui connait très bien Ghost, on va avoir du mal à chanter comme Ghost par exemple. Faut savoir de quoi on parle, quand même. Si Fetus commence à chanter comme du Ghost sans en écouter, ça va être compliqué.

Vous avez joué au Hellfest l’an passé, une de vos chansons s’appelle Jesus, à quand le concert au Vatican ?

Flockos : Ah oui. Et bien on a pas de promoteur en Italie, ni au Vatican. Donc on a pas été sollicité. Dès lors que nous sommes sollicités à jouer dans la ville sainte, nous y performerons avec grand plaisir.

Plus sérieusement, je suivais le retour des groupes traîtés dans vos différentes chansons. Gojira est assez content ou du moins amusé de Calojira. Est-ce qu’un jour vous la jouerez avec eux sur scène ?

Flockos : On leur a proposé vite fait mais en fait, déjà c’est un gros groupe. Quand on est sur le même festival, c’est pas forcément gagné. Entre leurs interviews, leur préparation… Et pis c’est une petite prise de risque, faudrait qu’on le bosse un minimum. C’est pas quelque chose qu’on peut faire comme ça « tac tac ». Même nous, en fait, d’avoir un invité, on serait très content mais bon, déjà là, on a hyper bien bossé nos trois voix pour les faire en concert, ajouter une personne supplémentaire, ça veut dire tout remettre en question à ce niveau. Disons que c’est une logistique qui demanderait un chouille de travail en amont, et ce serait carrément plus le « sbeul ».

Fetus : Pis on se croise pas si souvent. Gojira, on est très contents, on les a croisés à Montréal, en festival, on a fait un mini after avec eux, c’était cool. Mais en vrai, combien de fois on leur a parlé ? On se connait par personnes interposées, mais moi je les connais pas si bien que ça. On s’est autorisé ça, ça les a fait marrer, on se croise depuis longtemps, mais en fait je dirais qu’on a pas cette proximité. Nico Jones, on se croise tout le temps, on se dit « tiens, tu chanterais sur tel morceau ? Bah ouais carrément ». Si on tournait autant avec Gojira, peut être…

Flockos : Si on avait joué une vingtaine de dates avec Gojira, ce serait plus simple.

Fetus : On parle à leur place mais bon, tu vois quoi !

Et du côté de Calogero, toujours pas de retour ?

Fetus : Non, on le connait pas du tout. Soit il s’en contre-branle, soit je suis pas certain que ça le ferait marrer tant que ça. Donc je sais pas.

Flockos : Je veux pas juger sans savoir, mais il a pas l’air si marrant que ça ce petit père.

Fetus : J’en sais rien, mais lui-même il avait eu des problèmes de plagiat, il avait du faire un procès. Donc si ça se trouve il est pas dans un mood où ça le ferait marrer.

C’est marrant, parce que vous êtes un des seuls groupes à parler comme ça de droit d’auteur et à vous en préoccuper ouvertement, notamment la question du plagiat.

Fetus : Bah ouais, y a des trucs qu’on a pas déposé, parce que bon genre là tu chantes carrément le refrain d’un autre morceau. De toute façon, même nous on a pas forcément les codes, les lois exactes. Mais des fois on prend la responsabilité et on se dit on tente.

Flockos : Calojira, on a mis Passi et Calogero en auteurs du morceau. On l’a mis. Dans le doute, on a crédité les auteurs en fait. Et puis on a vu avec le service juridique de Verycords, on a étudié les chansons. Y a eu 2-3 trucs comme ça où fallait changer le nom, genre la Chenille qui est devenue la Ch’nille. On s’est un peu renseigné, concernant la parodie. Le but n’est pas de gagner de l’argent sur des choses qu’on a pas fait. Ce qui nous fait vivre, c’est les concerts. Les droits d’auteur, c’est du bonus.

J’ai lu que vous aviez repris dans un de vos morceaux la phrase « je sais que tu te branles de tout » d’une dispute entre Thierry Roland et Jean-Michel Larqué. Vous êtes contents d’être à nouveau champion du monde de football ?

Flockos : On a vécu la finale chez moi. Nicolas Patra a « léchia ». Il a « top léchia ». (visiblement, il a du pleurer en bon verlan ndlr)

Fetus : C’est une grande émotion. Moi je trouve ça énorme. C’est très important.

Flockos : Il était mi-homme, mi-football.

Fetus : Moi ça me va. Je suis fan de foot depuis hyper longtemps. Quand je vois l’engouement populaire, je pourrais avoir la réaction de me dire « ah non, ça fait chier, tout le monde aime ça ». Mais non, moi c’est l’inverse.

Flockos : C’est exactement ce qui s’est passé quand Green Day est devenu populaire après American Idiot, alors que moi j’écoute depuis 1994. Ca m’a cassé les couilles que les ptites gothiques de 12 ans trouvent ça cool.

Fetus : Non, moi, honnêtement, si y a des petites gothiques de 12 ans qui vont dans la rue pour le foot, je suis content. Si ça rassemble, tant mieux. Ca changera pas le fait que si demain, y a 10 fois moins de personnes qui regardent le foot, je m’en fous. Je suis fan, c’est tout. Même si je suis d’accord avec les mecs qui disent que c’est un business de fou, que les joueurs gagnent trop. N’empêche, ce que ça génère, la manière dont ça rassemble les foules, y a pas plus fédérateur.

Deux questions rituelles pour finir. Ca représente quoi pour vous la musique aujourd’hui ?

Flockos : La musique, c’est pas seulement des mélodies ou des rythmiques, c’est un agencement des deux. Surtout un agencement des deux.

Fetus : Je sais pas comment il fait pour avoir toujours des phrases comme ça…

Ouais, il a ses punchlines.

Fetus : Ouais voilà. Mais je pourrais pas faire mieux malheureusement.

Ok bon passons à la dernière alors. Plutôt Beatles ou Rolling Stones et pourquoi ?

Flockos : Plutôt Beatles, largement, parce que les Stones y a plein de chansons aux discours relou, les Beatles c’est la base de tout. Les Stones c’est pas mal aussi, c’est très bien, mais putain c’est tellement mieux les Beatles. A la rigueur tu choisis même pas, y a les deux.

Fetus : Oui déjà, mais moi c’est même sûr que je vais choisir. Pour moi les Beatles c’est le meilleur groupe de tous les temps, donc c’est sûr.

Flockos : Et en seulement 8 ans ?

Fetus : Ouais c’est fulgurant. Et le nombre de tubes qu’ils ont fait. Et encore moi je dis que je suis fan, mais il y a tellement de morceaux que je connais pas encore. Un truc de fou. J’ai trop trop à découvrir.

Flockos : Pour moi c’est un 6-0. C’est sûr, c’est sûr. Tellement sûr.

Fetus : L’alchimie entre Lennon et McCartney, y a les autres bien sûr, mais les morceaux qu’ils ont composés à deux… J’avais été visiter le musée des Beatles à Liverpool, t’as un mur géant avec tous les morceaux Lennon/McCartney, tu te dis « c’est pas possible !! ». Le nombre de tubes, c’est un truc de malade. Les Stones, je connais comme tout le monde, mais ça me fait rien.

Flockos : Y a même des chansons, ça me fait mal au crâne, des voix de tête, y a vraiment des belles chansons, Angie, les années 1960, mais y a vraiment plein de trucs qui sont pas pour moi.

Fetus : Entre les deux, y a toujours le côté gentil/méchant garçon. Mais quand tu regardes les groupes « rebelles » ensuite genre Motörhead ou d’autres, ils jurent que par les Beatles. Kurt Cobain, Lemmy…

Flockos : Après, moi je suis fan de Metallica et je m’en branle de Black Sabbath. Et en fait, j’ai pas besoin de reculer jusqu’aux origines. Pourquoi les Beatles sont énormes ? A cause des Kinks et des Beach Boys en vrai, mais y a plein d’influences. Des fois je préfère avoir directement le résultat. Je préfère écouter NOFX que Bad Religion et RKL. NOFX c’est ce qu’il faut, mais je choisis les Beatles, largement.

Fetus : On sera tous les 4 d’accord là dessus !

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