Deuxième jour de la fête de l’enfer. On tente de réprimer les débuts de fatigue qui parcourent nos mollets et l’estomac qui commence à se révolter, bières et Tartines de l’enfer oblige. Réveil au petit matin. Le temps semble être avec nous. Ça ne durera pas et nous ne l’apprenons très rapidement, car bien assez tôt (à peine dix minutes après notre réveil) les averses nous rappelleront à l’ordre. Petit déjeuner, et on part pour cette deuxième journée.
Plus grosse journée du festival selon les organisateurs. Plus de 40.000 personnes se sont attroupées ce samedi. La raison semble être l’ouverture musicale, un peu plus grand public, et forcément des questions de praticité pour se déplacer en festival un samedi. Bref, allons voir de quoi il en retourne.

La pluie ne cesse de tomber mais pourtant rien ne nous empêchera d’aller voir Coal Chamber. Dez Fafara et ses tatouages géniaux débarquent sur scène, et pendant 50 minutes nous sommes une nouvelle fois plongés dix ans en arrière. Tous les titres phares y passent, le groupe ouvre sur « Loco », et ne manque pas d’inscrire à sa set list « Fiend » ou encore « Sway ». Rapide passage de 3 Doors Down que nous quittons très vite, avant de revenir sur Parkway Drive. Ce n’est pas la première fois qu’on voit passer devant nous les australiens mais à chaque fois c’est la même claque. Nous avons le droit à un métalcore puissant et la foule commence à se rassembler alors que quelques éclaircies se font sentir, accueillant comme il se doit un set destructeur que le public apprécie avec grand plaisir.

Pause apéro et nourriture, on a besoin de reprendre des forces avant de retourner fouler la Warzone, parce que Converge nous y attend. Le son n’est pas forcément au rendez-vous mais l’énergie est communicative et le groupe rend à la Wazone ses lettres de noblesse : c’est tout bonnement la guerre ! On a le temps de voir la fin de ZZ Top, et c’est ce à quoi on nous avait dit de nous attendre : tellement carré qu’on a l’impression d’écouter un cd. Ils ont pourtant l’air d’assurer le show et le public est conquis, on ne peut donc que peu juger des quelques notes que nous avons entrevu ! Après tout une majeure partie des festivaliers étaient venus aujourd’hui rien que pour eux, il doit y avoir une raison !
Suite des hostilités sous la Temple, pour Finntroll. Fidèles à eux-même, les finnois assurent un show folk-metal conquérant devant un public définitivement conquis. La Temple se rappellera longtemps du show dantesque des païens du nord ! Ça headbang de partout (on voit plus souvent des cheveux que le groupe, au final), le public reprend en choeur, tape des mains. Bref, un concert génial.

Et nous voilà donc devant Korn. On dit souvent jamais deux sans trois mais Jonathan Davis et son crew ont prouvé le contraire en n’annulant pas cette troisième programmation au Hellfest. Le groupe est en forme et semble vraiment content d’être là. Le show démarre avec un très bon « Blind », et il semblerait que ce soit la journée retour en adolescence car nous sommes très vite de retour au début des années 2000. Jusqu’à ce que le groupe se décide à nous jouer ses nouveaux morceaux qui font fuir une grande partie du public, apparemment venu pour le retour en arrière, pas vraiment fan des dernières sorties du groupe.
Nous ne tardons pas à aller vérifier par nous-même les échos que nous avons eu sur la foule immense de la Warzone pour constater par nous même qu’il est difficile de circuler. « Ah ce qu’on est serrés, au fond de cette boite » comme dirait l’autre. Le choix de cloisonner les scènes en fonction des styles fait par le Hellfest a ses bons côtés, mais quelques inconvénients quand ce sont des grosses têtes d’affiches comme Bad Religion qui jouent. Le combo termine la journée du samedi par un set punk-rock old-school efficace comme on leur connait bien. Malgré la boue et la foule, un show qui reste mémorable.
On termine donc une nouvelle fois sur les genoux, après une journée sous le signe du retour à l’adolescence avec des groupes métal et néo-métal, mais cela a dû être le même sentiment pour les hardos de plus de quarante ans qui étaient venus voir ZZ Top ou encore Kiss. Le camping est encore une fois survolté, et on se prépare pour la dernière ligne droite.



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