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Rencontre avec Phil et Sam de Welcome X le 22 février au Hard Rock Café (Paris)

Si Welcome-X est un tout nouveau groupe, ses membres sont loin d’être des débutants ! Formé par Phil Bussonnet (bassiste de Magma) et Sam Kün (Ex Flesh & Dust), rejoints par Thomas Coeuriot et Joe Champ à la guitare et Yoann Serra à la batterie, Welcome-X délivre un metal alternatif puissant et mélodique, entre Tool et Faith No More. L’album, tout simplement intitulé Welcome X, sortira le 29 mars et deux concerts importants sont d’ores et déjà annoncés par le groupe qui n’aura certainement aucun mal à défendre sur scène ce nouveau projet. Rendez-vous au Backstage à Paris le 22 mars et au Ferrailleur à Nantes le 23 mars.

Vacarm a pu s’entretenir avec Philippe et Sam, le 22 février au Hard Rock Café (Paris).

C’est votre rencontre qui est à l’origine de Welcome X ?
Sam : je bossais dans un bar jazz blues dans Paris où Philippe venait jammer, Le Caveau des Oubliettes. Un jour on a jammé ensemble et ensuite chaque fois qu’on jammait on se disait qu’il fallait qu’on fasse un truc ensemble.
Philippe : ça fait à peu près dix ans quand même ce dont tu parles.  
Sam : il a fallu pas mal de temps pour que ça se concrétise parce que Philippe a Magma, c’est un mec assez occupé, quand on a eu le créneau pour le faire on s’est jeté dedans.
Philippe : c’est une idée qui a germé tranquillement. On en a parlé pendant très longtemps. Déjà on est devenus très potes et on en a parlé pendant une bonne dizaine d’années je pense. A un moment donné il y a eu une espèce de déclic provoqué par plusieurs choses et notamment le fait d’être disponible. Cette grosse envie qu’on avait s’est manifestée à ce moment là donc on s’y est mis. J’ai commencé à faire plein de musiques que je lui ai proposées, il a posé des voix dessus, fait des textes, moi je trouvais ça super et très vite on s’est retrouvés avec pas mal de morceaux et on s’est dit qu’il était temps de monter un groupe et de répéter. Et ça s’est fait assez rapidement. On a réfléchi à qui on pouvait proposer de participer à cette aventure, tous les gens qu’on a contactés ont été d’accord immédiatement donc les premières idées qu’on a eu étaient les bonnes et ça s’est mis en route très vite. On a commencé à répéter au mois de février l’année dernière donc il y a un an pile poil maintenant et on a enregistré au mois de juillet. En fait on avait besoin d’un endroit pour répéter donc j’ai demandé au Triton s’ils pouvaient me prêter la salle de temps en temps. Ils étaient ok et ça s’est très vite transformé en résidence de création avec quelques concerts à la clé et très vite ils nous ont dit « les mecs avec votre truc, faut faire un disque”.

L’album a été enregistré où ?
Sam : là-bas, presque en condition de live. On a transformé cette scène en studio, on pouvait se regarder, se voir, c’est important aussi, je pense que ça s’entend peut-être sur l’album. A part la voix on a tout enregistré en même temps pas comme ça se fait beaucoup aujourd’hui où tout est édité, où tu travailles dans ton coin.
Philippe : C’est pas vraiment un studio c’est une salle de concerts et en juillet il n’y a pas de concerts, c’est fermé. On a donc profité d’avoir le lieu et on peut transformer ça en studio dans le sens où on utilise la console mais par contre on n’a qu’une seule pièce assez grande. Donc on a tout installé dans la même pièce, ampli guitare ampli basse batterie et on a enregistré tous ensemble. On ne pouvait pas faire les voix en même temps parce qu’il n’y a pas de cabine donc c’était compliqué au niveau du mix. Mais à part ça on peut dire que c’est quasiment du live.
Sam : ça ne se fait plus trop maintenant ces enregistrements live pour plein de raisons différentes parce qu’après il y a beaucoup trop de travail derrière. Nous c’est ce qu’on essaie d’éviter, je ne sais pas si tu l’entends sur l’album mais les instruments sonnent comme ils doivent sonner, il n’y a pas énormément de modifications, on a essayé de garder ce côté très viscéral, primaire. J’espère que ça plaira.

Quel public pensez-vous toucher ?
Sam : le spectre est très large, on ne s’est pas mis de carcan, on n’est pas rentré dans un truc particulier en se disant qu’on allait toucher cette cible là. C’est le nom du groupe Welcome X, bienvenue à tout le monde, on est vraiment ouvert, on ne fait pas de la musique pour une certaine catégorie de personnes, c’est très très large, tu peux y entendre ce que tu veux donc j’espère le plus de monde possible.

Parce que la plupart des titres sont très longs et aujourd’hui on a tendance à zapper assez vite.
Sam : c’est vrai. Mais on ne s’empêche rien, on va peut-être un jour faire un morceau très court, le fait est que ces morceaux là ont besoin de s’exprimer sur une certaine longueur pour développer le message donc on ne pense même pas au format.
Philippe : c’était pas une volonté délibérée de faire des morceaux d’un format un petit peu long.
Sam : la musique a parlé d’elle-même !
Philippe : quand j’ai commencé à écrire des trucs au début je partais d’idées très simples, j’étais plutôt parti pour faire des morceaux courts à partir d’une idée assez incisive, assez brève et puis en développant, en creusant tous les chemins que ça pouvait emprunter et là où ça pouvait m’amener après je me retrouvais avec des structures un peu allongées mais c’était pas du tout fait exprès.

Vous avez proposé des compos déjà finies aux autres membres du groupe ?
Sam : Philippe a des maquettes mais après sur un squelette, les autres vont mettre plus de muscles là, plus de chair ici, ils apportent leur truc mais Philippe a déjà vraiment en tête le morceau.

Mais tu es bassiste ? tu composes toutes les parties guitare ?
Philippe : oui la batterie aussi. Je suis bassiste mais je m’intéresse beaucoup aux autres instruments donc je suis amené à écrire des patterns de batterie aussi que je propose mais après le gars il fait ce qu’il veut, il a une liberté totale, rien n’est imposé. On peut chercher d’autres pistes c’est jamais verrouillé. On voulait que ce soit comme ça. C’est pas des musiciens de session, c’est vraiment un groupe qu’on a constitué.
Sam : pour les paroles il m’envoie des maquettes déjà finies, c’est très structuré donc il me sert ça sur un plateau d’argent.
Philippe : je pense à ça aussi, je compose en me disant qu’il va y avoir de la voix dessus, je ne compose pas comme je le faisais pour One Shot en me disant c’est de la musique instrumentale il faut qu’il y ait tout, je laisse volontairement de la place aussi bien sur le plan harmonique que sur le plan rythmique, j’essaie qu’il y ait de l’espace. Sam prend le relais, va écouter le truc chez lui en boucle jusqu’à ce qu’il entende les voix, pour inventer des choses, des mélodies, des sons, des placements rythmiques, ensuite on retravaille ça un petit peu tous les deux mais en général très peu, on reste grosso modo sur ce que ça lui inspire et ensuite une fois que ça c’est établi, là il s’occupe des paroles.
Sam : mais c’est un tapis rouge, il me met dans des conditions propices pour pouvoir écrire.

Vous discutez des thèmes des chansons avant ou tu es 100 % libre ?
Sam : il me laisse libre.
Philippe : après on en parle c’est sûr.
Sam : quand je reçois les morceaux, on est vraiment sur une planète différente à chaque fois, chaque morceau t’emmène dans un univers particulier et moi je marche de façon très visuelle, la musique me procure des émotions très visuelles. Mais c’est une écriture assez facile je peux développer chacun de ces morceaux qui sont toujours très typés et du coup il n’y a pas de redondance, ce n’est pas toujours la même chose, je peux aller où je veux donc ça s’entend aussi au niveau vocal, je peux tester des trucs, du grawl, des chants clairs, éraillés, des borborygmes et c’est plutôt agréable d’avoir cette liberté sur les morceaux.

Parce qu’avant tu faisais quoi ?
Sam : j’ai fait plein de choses. Du blues mais le blues tu fais comme ça et pas autrement, du hardcore, du death des choses où il y a des codes à respecter et là ce n’est pas le cas, il y a ce côté metal, alternatif, plein de choses mais ça me permet de faire pas mal de trucs différents.

C’est le plaisir qui domine dans ce projet ?
Philippe : oui exactement et puis on cherche aussi à ce que ce soit expressif, que ça nous parle tout le temps qu’il n’y ait pas un moment donné où on s’ennuie. Quand on sent qu’on est en train de faire un truc qu’on a déjà fait ça passe à la trappe. Il faut que chaque morceau soit un truc qu’on ne connaît pas. C’est Welcome X, c’est le sens du nom du groupe ça veut dire bienvenue à tout ce qui est inconnu et c’est quelque chose qui nous habite dans le processus de création.
Sam : après Philippe c’est une boîte de Pandore hein ! il y a du matériel pour beaucoup d’albums.

Le nom du groupe c’était une évidence ou vous avez beaucoup cherché ?
Sam : non c’était une évidence, il l’a proposé et ça m’a semblé évident.
Philippe : les noms de groupe c’est toujours très compliqué donc je me suis pris la tête pendant des semaines à chercher des trucs, à écrire des tas de mots sur des bouts de papier, à les mélanger etc et ça ne donnait rien de bon et un jour ça m’a pété à la figure Welcome X. J’étais en tournée avec Magma, je rentre dans une chambre d’hôtel, je mets la carte pour allumer la lumière, la télé s’allume alors que t’as rien demandé et il y a marqué Welcome et là je me suis dit Welcome c’est universel. Je ne sais pas pourquoi j’ai continué le mot Welcome x, ça m’est venu comme ça.

On peut avoir un nom qui n’a pas été retenu ?
Sam : on voulait s’appeler Dying Fœtus mais c’était déjà pris (rires)
Philippe : non y a des trucs scabreux et tout est de très mauvais goût.

Toujours en anglais de toutes façons ?
Philippe : oui
Sam : le français est une langue particulière avec un mot pour dire chaque chose. Il y a un mot même pour dire le plus petit truc. L’anglais est beaucoup plus généraliste, laisse beaucoup plus de place à l’interprétation et c’est ça qui est intéressant, ça permet beaucoup plus de jeux de mots, d’interprétations différentes. Le français est une langue magnifique mais l’anglais pour composer c’est parfait.
Philippe : il y a aussi un petit jeu de mots c’est à dire que Welcome x on peut prendre ça aussi comme well et comix donc double sens et petit sens de la dérision. On ne se prend pas au sérieux.

Sam : on me posait la question justement tout à l’heure de savoir si les mecs du groupe n’avaient pas des egos surdimensionnés compte tenu de leur carrière mais non justement il y a déjà du background derrière donc rien à prouver, on n’est pas dans une espèce de concours.
Philippe : de notre point de vue, le départ du truc ça a été un peu comme quand on avait 15 ans et qu’on commençait à faire de la musique, s’éclater à jouer dans un garage, on n’a pas voulu se dire qu’on allait monter un truc professionnel sérieux, c’était juste une volonté de faire une musique sincère.
Sam : et c’est toujours le cas même quand on répète, quand on joue les morceaux ensemble c’est beaucoup plus détendu je pense que pour certains groupes de petits jeunes qui débutent.
Philippe : et je pense que tous les membres du groupe ressentent ça, il y a une espèce de truc libre, on est tous d’accord pour faire ça, tous heureux de le faire ensemble.
Sam : c’est ce qui crée l’osmose de ce truc là.

Le point de départ de la composition c’est le riff ?
Philippe : la plupart du temps oui, ça part en général d’une idée, je me plonge dedans comme on pourrait rentrer dans un tunnel et j’essaie de voir ce que je peux entendre à partir de ça. Si je me baigne suffisamment là-dedans, qu’est ce que ça peut ouvrir, où est ce que ça peut aller, quelle porte dérobée peut exister ? Un peu comme un voyage.
Sam : quand tu écoutes la musique tu entends la base du riff, après il y a un cheminement qui est très différent mais toujours ce côté primaire de la musique.

C’est infini ça ?
Philippe : j’espère !
Sam : moi aussi ! (rires)

Vous retravaillez les morceaux pour le live ou ça reste fidèle à l’album ?
Sam : très fidèle mais il peut toujours y avoir une part d’improvisation, des choses qui changent, qui se rajoutent, on peut allonger des morceaux, ça évolue constamment j’espère  
Philippe : ça évolue aussi dans le sens où d’autres morceaux existent ou sont en préparation. Il y a pas mal de nouvelles musiques déjà par rapport à l’album.
Sam : c’est un projet qu’on a pensé sur le long terme, j’espère faire ça dans 20 ans encore. La boite est ouverte, il y a déjà presque un deuxième album. En live on va jouer autant l’album que des nouveaux titres , c’est en constante évolution et c’est ça qui fait qu’on prend du plaisir à le faire. C’est l’essence même de la musique.

On va revenir un peu sur les textes, c’est quand même assez sombre !
Sam : il y a toujours un côté lumineux mais en effet ils sont très humanistes, parlent de beaucoup de choses avec cette sorte de constat d’échec : où on va ? qu’est-ce qu’on est en train de faire à la planète, à la biodiversité, à plein de choses ? Forcément il y a ce côté sombre et absurde. J’essaie de garder aussi un côté un peu comique dans la lecture des textes, avoir des petits passages d’espoir mais malheureusement en effet on n’est pas bien partis ! (rires)

Oui mais tu le dis en rigolant !
Sam : bah oui c’est un peu le côté « steel smile ». Faut essayer de changer le truc mais j’ai pas de clé particulière je fais juste un constat du monde actuel qui est aussi absurde, quelquefois incompréhensible, qui fait peur , qui met en colère donc je pense que tout ça ressort dans les textes forcément.

Un mot sur le dernier titre, la citation de Jack London ?
Philippe : ça c’est plein d’espoir par contre
Sam : complètement. Dans une situation où l’espoir n’a pas sa place, c’est comme une petite fleur qui pousse à travers le béton. J’aurais bien aimé écrire ce texte, je me le suis approprié mais j’aurais vraiment aimé écrire ça, ce côté espoir et aussi de changer les choses. I’m life, je suis la vie, la vie il faut la préserver, il faut aussi faire en sorte que les choses changent. Dans le hardcore, il y a beaucoup ça, la remise en question de la société mais moi je le fais d’une façon différente dans les textes, j’essaie de l’imager.

Et l’espoir s’il y en a encore, il est où selon toi ? 
Sam : il y en a toujours! (rires) dans la remise en question, dans le changement. Il y a une musique qui  n’est pas sur l’album, un morceau qu’on a composé où en introduction je me suis inspiré d’un texte de Noam Chomsky au sujet de la nécessité de changer ce format de société. On ne peut pas continuer à vivre comme ça alors c’est marrant de dire ça, ça peut paraitre stupide mais s’il ya une période pour le faire c’est maintenant. Là c’est plus possible, on a atteint un point de non retour, c’est très grave. Alors là je l’écrit en texte et je l’exprime sur scène comme ça mais y a plein de façons différentes de le faire. Moi c’est mon medium, ma façon de le faire.

L’avenir du groupe ?
Philippe : on a déjà quasiment de quoi faire un 2e album et d’autres choses sont en chantier, Thomas commence aussi à composer pour le groupe donc c’est super, ça s’ouvre.

Concernant la scène, vous avez des concerts prévus ?
Philippe : pour le moment, on a deux concerts, le 22 mars à Paris au Backstage et le 23 mars au Ferrailleur à Nantes, il y en aura d’autres. 
Sam : c’est essentiel la scène, le studio c’est obligatoire, il faut concrétiser ce qu’on a fait, mais on vit pour la scène.
Philippe : moi j’aime tout, je trouve que l’enregistrement en studio est un plaisir parce que tu te délectes du son, la musique prend forme, ça apparaît enfin, tu vois le truc avec tous ses détails, toutes ses couleurs, c’est comme un truc flou qui devient net d’un seul coup et comme si tu faisais une belle mise au point sur une image. La scène c’est vraiment un moment de vie et c’est surtout le rapport avec les gens qui sont là, qu’il y ait des oreilles partout pour écouter ça. On le sent, il y a quand même un retour c’est de l’énergie qui circule et moi j’ai besoin de ça, on se nourrit de ça aussi.

Un mot sur l’artwork et ces magnifiques dessins illustrant chaque titre de l’album
Sam :  je pense que ça correspond bien à cette musique, c’est un de nos amis, Paul, Emgalaï Grafik, qui faisait des flyers, des artworks, des posters, qui a sa façon de travailler. Il écoute la musique, il est venu nous voir en répète, comme nos chansons sont très typées, il a fait un tableau pour chaque chanson et c’est vraiment important pour cet album là ça te donne des clés de compréhension et en même temps ça te laisse libre d’interprétation.
Philippe : on a associé Paul au projet quasiment au départ, quand on a commencé à répéter. Il est venu nous écouter et très vite on s’est dit ce serait bien qu’on ait une espèce de logo, quelque chose qui nous représente. J’avais des idées foireuses donc il valait mieux s’adresser à un spécialiste et lui c’est son domaine. On a bossé sur le logo ensemble, on a fait ce truc que je trouve vraiment bien, inspiré d’un chromosome au départ et après quand on a commencé à prévoir cet album avec les chansons qu’on avait enregistrées, Paul a dit que ce serait vachement bien qu’on fasse un livret avec des illustrations et je lui ai dit de proposer des choses, que j’étais chaud pour ça, c’est une super idée, il s’est beaucoup baigné dans la musique, a beaucoup écouté pour vraiment essayer d’intérioriser ça. Il a parlé des paroles avec Sam et à partir de ça il a fait des espèces de petits schémas, des croquis, on a affiné un peu ensemble et il a finalisé, on l’a laissé libre on trouvait que c’était très bien.

Si vous ne pouviez faire écouter qu’un seul titre parmi les sept lequel choisiriez vous ?
Philippe : c’est très délicat.
Sam : oui parce qu’on prend autant de plaisir à les jouer tous. Ce serait plutôt à toi de nous  le dire (rires) quel morceau t’a le plus touchée ?

J’adore “The Late Great Planet Earth”.
Sam : c’est la plus pessimiste ! (rires)

Le mot de la fin ? si y en a un !
Philippe : Le mot de  la fin ce serait vraiment le nom du groupe avec tout ce que ça signifie. Bienvenue aux gens qui veulent partager ce qu’on propose. Cest un truc que j’avais envie de faire depuis longtemps qui est en train de démarrer et je suis très heureux, très heureux de travailler avec ces gars là, très heureux que ce groupe ait pu se constituer comme ça, très heureux de ce que ça donne et ça me surprend moi-même c’est à dire que quand j’écoute le disque maintenant c’est un truc qui m’échappe, comme si c’était quelqu’un d’autre qui avait fait ça et je me réjouis d’avoir cette relation avec un truc qu’on a produit nous même parce qu’en fin de compte on n’est personne et c’est pas individualiste comme démarche ce qu’on fait là aujourd’hui.

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