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Interview Regarde les Hommes Tomber (Octobre 2013)

Les français de Regarde les Hommes Tomber ont réussi à acquérir une petite notoriété dans le milieu pourtant intimiste du métal. On pourrait d’abord s’interroger sur cette notoriété rapidement acquise durant l’année 2013. Et pourtant, une telle question n’est répondue que par la qualité de la musique, tant en studio qu’en live. Interview en ce mois d’Octobre avec JJ.

Bonjour, pour commencer, peux-tu faire une petite présentation pour nos lecteurs qui ne vous connaissent pas ?
JJ : Bonjour à toi et merci de l’intérêt que tu nous portes. Nous nous sommes formés mi 2011. Pendant plus d’une année nous avons été un groupe instrumental puis nous avons intégré un chanteur mi 2012. On vient d’horizons musicaux différents, mais hormis le chanteur, nous nous connaissions tous auparavant, et certains d’entre nous avaient déjà joués ensemble.

La dernière fois que je vous ai vu c’était au Motocultor, quel retour tu fais sur ce concert ?
Très certainement un de nos meilleurs show à ce jour. Nous avons pour habitude de jouer dans des petites salles, dans le noir. Donc nous avions des inquiétudes quant à jouer en plein jour. Mais tout s’est bien passé. Le set était dynamique et surtout, nous avons été impressionné par l’affluence, sachant que nous avons joué à midi. Cela a été une belle surprise pour nous.

Est-ce que tu peux nous présenter ton dernier album ?
C’est en fait notre tout premier album. Nous avons fait le choix de sortir directement un LP, sans passer par des démos et des EP. Dans cette démarche nous avons eu toute la confiance de Gérald des Acteurs de l’Ombre qui nous produit. Une grosse partie de l’album a été composé bien avant la création du groupe. Je l’ai fait seul de manière introspective. J’ai tenté de créer une atmosphère particulière. Le but était de mettre en musique des émotions, des sentiments.

Comment décrirais tu votre musique ?
Difficile a décrire. Je suis un passionné de musique, pas forcément que de métal. Donc, les apports viennent de genres différents. Nous citons souvent des influences black, sludge, post hardcore, post rock et musique classique. Ce qui en ressort, c’est une musique intense, lourde, sombre et hypnotique.

D’où vient votre nom ? C’est en rapport au film ?
Effectivement, le nom du groupe vient d’un film de Jacques Audiard. Nous avons vraiment été marqué par cette phrase. Nous avons trouvé qu’elle reflétait parfaitement notre musique, l’ambiance et les textes. Nous avons hésité quelques temps car c’est du français, mais nous avons finalement sauté le pas.

Le visuel autour du groupe, il est tiré d’où ?
Il y a beaucoup de référence biblique dans nos textes, nous voulions un visuel qui s’y réfère. Nous avons donc pioché dans l’œuvre de Gustave Doré. La pochette en est inspirée. Ce sont les excellents graphistes parisiens de Fortifem qui l’ont réalisé.

Quel message / sentiment vous voulez faire transparaitre de votre musique ?
Le premier sentiment qui transparait à l’écoute de notre musique c’est le désespoir, la fatalité. Nous voulions également retranscrire le combat intérieur que se livre chaque être en lui même, d’où la violence de certains morceaux. L’idée générale, c’est cette incapacité de l’homme à sortir de ce cercle vicieux : toutes les démarches entreprises par l’Homme pour devenir un être meilleur sont toutes vouées à l’échec car l’égo et les conflits finissent toujours par prendre le dessus.

Vous enchainez les dates jusqu’à la fin de l’année, ça a l’air de plutôt bien partir pour vous ! Ça vous fait quoi de jouer dans des gros festivals comme le Hellfest ?
Nous avons été surpris de nous retrouver à l’affiche du Hellfest et du Motocultor. Nous le devons beaucoup à l’énorme travail de promotion et de communication de Gérald des Acteurs de l’Ombre. Notre album a également reçu des critiques très positives dans la presse spécialisée, ce qui a aussi aidé. Nous sommes heureux que les choses se passent aussi bien pour nous et avons conscience de notre chance. D’ailleurs, nous avons récemment signé un deal avec l’agence Kongfuzi Booking qui devient notre tourneur officiel. Nous allons donc continuer sur notre lancée en 2014.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de tous jouer ensemble ?
Comme je l’ai précisé, hormis Ulrich notre chanteur, nous nous connaissions tous auparavant. Nous avons eu des expériences musicales communes. Cependant, lorsque j’ai composé les morceaux, je ne jouais dans aucun groupe actif. Mais jugeant qu’ils avaient du potentiel, je les ai fait écouter à mes camarades qui ont tout de suite été motivé pour les jouer en groupe. C’est ensuite par l’intermédiaire de Gérald que Ulrich nous a rejoint. Il cherchait quelque chose différent d’Otargos, sont groupe d’origine. Lui aussi, dès les premières écoutes, a été emballé et c’est avec grand plaisir que nous l’avons accueilli.

On sent un retour de la scène stoner / sludge ces derniers mois, à ton avis, c’est dû à quoi ?
Pour te dire la vérité, je ne suis pas trop l’actualité des groupes stoner/sludge car je suis plus attiré par les groupes de Post Rock. Cependant, ce sont des styles qui te prennent aux tripes, qui te font voyager, qui développent tout un imaginaire, tout un visuel. C’est donc normal qu’ils reviennent au devant de la scène en ces temps sombre où tout devient incertain ! C’est peut être aussi un effet de mode.

Tu penses qu’internet a joué un rôle important dans votre parcours ?
Aujourd’hui, pour un groupe, c’est l’outil de communication principal. Impossible de se faire connaître sans. Toutes les infos passent par ce média. Mais il faut aussi proposer un packaging cohérent pour sortir de la masse. C’est la raison pour laquelle nous avons autant travaillé sur le visuel. C’est la première vitrine du groupe avant même la musique. Une personne qui surf sur le net tombera d’abord sur nos visuels avant d’écouter la musique. Il faut aussi que le visuel soit en cohérence avec la musique, etc.. hahaha !

Si vous deviez refaire un truc dans cet album, ça serait quoi ?
Nous sommes pleinement satisfait de ce que nous avons réalisé sur cet album.

Est-ce qu’il y a un groupe que vous avez adoré pendant le Motocultor ?
Enslaved ! Orphaned Land !

Quels sont vos projets pour le futur ?
Continuer à tourner et promouvoir l’album en 2014 ! Nous souhaitons également commencer à sortir du territoire français. A ce sujet, nous avons eu l’énorme surprise d’apprendre que nous serons sur l’affiche du Roadburn 2014 ! Par ailleurs, nous venons de démarrer l’écriture d’un nouvel album. Nous en sommes aux prémices mais quelques morceaux sont déjà composés. Nous projetons sa sortie au début 2015. Nous réfléchissons enfin à l’idée de sortir un ou deux morceaux sur un split en 2014.

Un dernier mot ?
Un grand merci à toi pour cette interview !

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