
Dans son ensemble, Station se présente comme une œuvre cathartique et puissante : entre la dépression, la mélancolie et la fureur, chacun de ses morceaux convoque de multiples sentiments. La diversité de ses instrumentations en constitue d’ailleurs la principale raison. A l’écoute, les six titres qui le composent nous emmènent également visiter différents paysages sonores. L’excursion démarre ainsi avec « Campaign » et sa lente progression d’harmoniques sur fond d’arpèges rêveurs, pour dériver vers l’inquiétant « Harper Lewis » et ses lignes de basses tonitruantes. D’un climat post-rock, sans pesanteur, à une atmosphère où la tension règne, le ressenti d’un danger imminent se fait entendre. S’ensuit alors le martèlement des cadences tribales de « Station », qui fait éclater un métal orageux, lourd et imposant. Avec « Verses », l’ambiance se radoucit pour un moment de math-rock et de contemplation émotionnelle. Ce répit ne s’instaure néanmoins que pour une courte durée, l’énervé « Youngblood » venant rapidement décocher ses riffs de guitares explosifs et ses rythmiques entêtantes. En guise de final, le très bref « Xavii » replonge enfin l’esprit dans un calme précieux avant de se conclure par une ultime résonance.
Extatique, prenant et instinctif… Station hisse le son des Russian Circles au rang d’une musique à la fois sensorielle et prenante.
.: Tracklist :.
1. Campaign
2. Harper Lewis
3. Station
4. Verses
5. Youngblood
6. Xavii

