Royal Republic : « La scène c’est notre sexe. »

Avec ce troisième album studio, qui pointera le bout de son nez le 17 juin 2016 et qui sera le premier pour Spinefarm, Royal Republic s’est fixé un objectif clair : conquérir la France ! Ça n’est donc pas par hasard si le 26 août 2016, l’on retrouvera ce dynamique quatuor suédois (formé en 2007) à l’affiche du festival Rock en Seine. Ils seront aussi au Luxembourg dans la salle de l’Atelier le Lundi 24 octobre 2016.

Attention, Royal Republic n’est pas le genre de groupe à rester assis tranquille dans son coin. Car même si ces joyeux musiciens sont issus de la prestigieuse Academy Of Music de Malmö, ils ne montrent aucun respect pour les règles de l’art. A travers les refrains accrocheurs et les mélodies entêtantes de leurs compos, ils veulent avant tout (re)donner le sourire à chaque spectateur et entraîner le public dans une course un peu folle, où la « mosh pit » peut aussi devenir un « dance floor ». Mis en boite à Berlin aux Fuzz Factory Studios sous la direction de Christian Neander & Michael Tibes, « Weekend Man » fait suite à « We Are The Royal » (2010) et « Save The Nation » (2012), deux disques qui avaient déjà éveillé l’attention sur les ardeurs du combo. Adam Grahn, personnage haut en couleurs et frontman du combo, a répondu à nos questions lors de leur passage promo à Paris.

Bonjour Adam ! Comment se passe ta visite à Paris ? Et comment te sens-tu aujourd’hui ?

Bonjour Nathalie ! J’ai un peu la tête dans le cul pour être honnête avec toi. Je suis hyper heureux d’être en France et à Paris en particulier. La ville est d’une beauté ahurissante. On a eu le temps de l’admirer car on était dans les bouchons avant d’arriver. On a eu le temps aussi de demander quelques mots en français à notre chauffeur de taxi. Je sais dire « Merci » et « De rien ». C’est cool.

J’ai la tête dans le cul, je disais donc. Comme on devait prendre l’avion très tôt ce matin, j’avais mis mon réveil pour 6 heures. À 5 heures du matin, j’ai été réveillé par le camion-benne qui venait ramasser les ordures dans ma rue.  Tu le crois ça ? (rires!) Mais on est là maintenant et c’est le plus important.

Vous venez nous présenter votre dernier album appelé « Week-end Man« . Vous avez pris votre temps cette fois-ci pour ce troisième album, n’est-ce pas ?

Vingt mois en tout depuis la notre première séance d’écriture jusqu’au mastering. En fait, pour cet album, on avait décidé de faire une pause concert pour se concentrer sur la conception et l’écriture de celui-ci. Pour le second album on s’est senti un peu trop sous pression. On s’est trop précipité pour l’écrire et le sortir alors que les dates de tournée s’ajoutaient et ne s’arrêteraient plus. On n’avait pas le recul nécessaire. Écrire sur la route n’est vraiment pas facile. Pour le tout premier album, tu te dis juste « j’ai envie de ressembler à tel ou tel groupe », c’était totalement différent. On ne savait pas vraiment qui on était, ni quelle était l’identité du groupe. On se connaissait d’ailleurs à peine au sein même du groupe. Aujourd’hui nous sommes des amis proches, donc ça se passe mieux et ça se ressent dans notre musique.

Weekend Man

Donc vous vous êtes concentrés sur l’écriture mais finalement vous ne l’avez pas écrit plus vite cet album ?

Oui exactement. L’idée était excellente sur le papier. Mais finalement la scène nous a manqué éperdument et très rapidement. Ca nous démangeait de remonter sur scène. Écrire et composer des morceaux sans monter sur scène, c’est comme avoir une relation platonique avec quelqu’un. La scène c’est notre sexe. C’est un aboutissement. Donc voilà nous étions frustrés et on a refait quelques concerts. On continuait d’écrire mais on n’avait pas trouvé le son qu’on voulait explorer. Ce n’est que lorsqu’il a fallu présenter un morceau à un producteur à Los Angeles, qu’on s’est bourré la gueule et qu’on a écrit le premier single de l’album « When I See You Dance With Another« . A ce moment-là on s’est dit que c’était notre son, la direction que nous voulions prendre pour le nouvel album. Ce morceau a ouvert la voie pour les morceaux suivants.

Entretemps vous vous êtes remis au sexe du coup ?

Oui, absolument. On nique comme des lapins là! (rires!) On a vraiment hâte qu’il sorte cet album. L’attente a été tellement longue ! Mais le groupe s’en est sorti désormais beaucoup plus soudé. Lors de sa production on s’est souvent pris la tête. Dans le studio, on a failli en arriver aux mains plus d’une fois. On est une vraie famille maintenant. Une famille dérangée mais une belle famille quand même.

Avez-vous des fans un peu dérangées aussi ?

Un peu oui, mais nos fans sont vraiment géniaux. Nous étions en tournée avec Theory of a Deadman. Je ne peux rien dire de bien sur eux. Ce groupe est vraiment horrible et tu peux l’écrire. S’il-te-plait écris-le ! On a fini par piquer une grande partie de leurs fans sur cette tournée. Et c’est super !

On a quelques fans qui nous harcèlent un peu. Rien de bien grave. Je me souviens juste d’une fois où j’ai eu un peu peur. On a quelques fans que nous connaissons bien et qui peuvent circuler assez librement même en backstage. Une fois après un concert, je venais de prendre ma douche et en sortant je me suis rendu compte que quelqu’un m’avait volé mes sous-vêtements pleins de sueur. C’était assez flippant !

À part le fait de jouer sur scène, qu’est-ce qu’il vous plaît le plus quand vous êtes en tournée ?

Pas grand chose à vrai dire. Le but de la tournée c’est vraiment ça : passer un maximum de temps sur scène. Sinon tu passes la plupart de ton temps dans un bus. On a la chance d’avoir une très bonne équipe autour de nous, donc les gens de cette équipe deviennent ta famille par procuration. À part ça, tu passes par toute l’Europe et c’est super mais tu n’as pas le temps de visiter quoi que ce soit. Je pense que cela fait 10 fois que je passe par Paris mais je n’ai jamais vu la Tour Eiffel ! C’est frustrant.

Enfin voilà ma question rituelle: les Beatles ou les Rolling Stones et pourquoi ?

Les Beatles sans hésitations. Mes parents sont des grands fans. J’ai longtemps vécu dans un vrai musée Beatles et j’ai grandi avec eux. Chez mes parents, il y avait des tonnes et des tonnes de vinyles, singles, posters etc. Pour moi Paul McCartney est encore aujourd’hui un des meilleurs compositeurs et interprètes. Encore récemment il a fait un concert de 3,5 heures avec une trentaine de morceaux. C’est fou !

Les dates de leur tournée ici :

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Nathalie

En premier lieu, toute personne qui fait de la musique son sujet principal d’écriture, ne peut être qu’un fan de musique. Cette personne aura été à un moment donné un obsessionnel d’un artiste en particulier. Moi, le virus m’a contaminée à l’âge de huit ans à la première écoute du titre « Liberian Girl » de Michael Jackson. L’usage de l’écriture et la musique sont des formes différentes de partage. Ma passion écrite de la musique, je la partage sur le quotidien Luxemburger Wort (version imprimée et site internet) depuis octobre 2011 et c’est grâce à eux que j’ai pu parler à des légendes comme Joe Cocker, Yes ou les Pixies. Mon plus beau souvenir restera jusqu’à présent ma rencontre avec Depeche Mode, rencontre immortalisée sur le site internet et la version imprimée du Magazine KARMA, trimestriel consacré aux musiques actuelles et distribué dans la Grande Région auquel j’ai contribué de 2013 à 2015. Je suis chez Vacarm.net depuis 2015.

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2 Responses

  1. 6 juin 2016

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  2. 31 août 2016

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