Au lendemain de la soirée que Vacarm organisait pour défendre la compil’ Split the Pit , L’Espace B n’en avait pas fini avec les guitares ! Bien au contraire, l’affiche de cette soirée proposait, en effet, trois groupes prometteurs évoluant chacun à leur manière dans la sphère metal / rock. Les mauvaises langues n’hésiteront pas à parler de « soirée Myspace », en référence au fait que ces groupes n’ont jusqu’alors diffusé leur musique que via leur page Myspace et non sur support physique. Reste qu’il faut bien reconnaître que ce genre de site communautaire permet de faire connaître facilement son travail musical et d’aboutir à de belles découvertes. Serait-ce le cas aujourd’hui ?
Lorsque Soixante ouvre le bal, la salle témoigne d’une bonne influence, le public s’est donc déplacé dans la petite salle parisienne plutôt habituée aux soirées blues. Le septuor s’est exceptionnellement transformé en sextet pour cause de membre en « congé maladie ». Ce dernier est tout de même présent dans le public et ne tardera pas à se faire connaître… Soixante évolue dans un metal / hardcore à la Drop Dead, Gorgeous sans pour autant avoir la teenage attitude de susnommés. Deux frontmen mêlant chant et cris mènent le bateau loin d’être ivre et l’énergie domine le set dont on retiendra surtout « Lexington Queen » et « Holocaust Fury ». Malgré la petitesse de la scène, les gars de Soixante ont de la fureur à revendre, ce ne sont pas les fréquents « sauts coordonnés » qui nous contrediront.{multithumb thumb_width=400 thumb_height=300}
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La prestation de Soixante se révèle au final assez positive, surtout après deux mois d’absence scénique. N’hésitant pas en fin de prestation à sauter sur les membres du groupe pour les mettre à terre, le septième collègue de Soixante ne semble en tout cas pas souffrir de gastro… Nul doute que le groupe a du potentiel que l’on espère voir éclater au grand jour avec la sortie prochaine de son premier EP. On regrettera cependant un son loin d’être optimal tant pour le groupe que pour le public, ceci sera également valable pour les prestations suivantes.{multithumb thumb_width=300 thumb_height=400}
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Les Enfants du Paradis entrent ensuite en scène. Le groupe franco-américain est mené par le charismatique frontman Jon Atack, mais malheureusement pour le quatuor, la salle s’est considérablement vidée après le passage de Soixante. C’est donc devant une assemblée très clairsemée que le show commence. Navigant entre rock atmosphérique et post hardcore, la musique du quatuor reste très anglo-saxonne et marque un ralentissement par rapport au set précédent très énergique. Le style des Enfants du Paradis s’avère certainement plus difficile d’accès pour le plus jeune public, c’est sans doute pour cela que l’assistance réagit beaucoup moins à la prestation du groupe. Citons quelques titres que le groupe jouera ce soir comme « Lost », « Neverlove » ou encore le très bon « The Everlasting ».{multithumb thumb_width=300 thumb_height=400}
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Malgré le manque d’ambiance dans la salle, on sent que le chanteur prend vraiment du plaisir, sa performance vocale reste admirable sous la chaleur écrasante des projecteurs. Pas démotivé pour un sou, le quatuor fera une prestation honorable et intègre, signe d’un groupe déjà mature dans sa démarche. On ne doute pas de revoir ces « enfants » sur scène d’ici peu de temps car ce groupe a lui aussi un bon potentiel.{multithumb thumb_width=300 thumb_height=400}
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En cette fraîche soirée de printemps, ce sont les mécheux de Darkness Dynamite qui tiennent le haut de l’affiche devant un public cette-fois revenu conquérir la salle. Première surprise : personne n’est semble-t-il bourré sur scène, on pourrait donc se poser des questions quant à la qualité de la prestation à venir ! Que l’on se rassure, les amateurs seront ravis, tout comme les détracteurs d’ailleurs qui auront du grain à moudre, puisque Darkness Dynamite fait son show et vient foutre sa merde. Le metal / death à la Job For A Cowboy ou encore à la Unearth, c’est le créneau des ultra lookés parisiens, c’est ainsi un flot de riffs tranchants et des cris flirtant avec l’égorgement de pachyderme qui submergent le public qui commence à s’échauffer dans la « fosse ». Question énergie, le groupe en a dans le ventre et nous sort entre autres « A Brand New Day » et « Isn’t Enough To Die » déjà connus des plus férus.{multithumb thumb_width=225 thumb_height=300}
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N’écartons pas les critiques concernant Darkness Dynamite qui visent principalement la mise en avant d’un look plus que d’une musique. Ne nions pas non plus la capacité « naturelle » de certains membres de Darkness Dynamite à prendre la pose mais cela ne fait-il pas aussi partie du jeu ? Le quintette nous prouve en tout cas qu’il est capable de délivrer un show qui tient parfaitement la route. La musique ne plaira, certes, pas à tout le monde, le look encore moins, il faut bien en convenir, mais on ne peut qu’admettre un véritable travail de la part du groupe et un certain charisme à Eddie (frontman). Ce dernier assume son rôle de chef d’orchestre avec ses quelques interventions entre les morceaux, notamment dédiées aux grands amis de Darkness Dynamite, comme le forum Emofrance. Une trentaine de minutes de show plus tard, le quintette est épuisé, les mèches ont viré dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et le verdict s’avère au final très positif pour les parisiens.{multithumb thumb_width=400 thumb_height=300}
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Il est à peine 22h30, le concert s’achève. On reste assez satisfait de la prestation des trois groupes, pour 5 €, c’était quand même donné ! Dommage que le son ait été de manière générale si décevant. Nous avons peut-être vu ce soir la future relève du paysage « rock » français dans son sens large du terme. Il nous reste à nous éclipser après une pizza bien méritée, du genre à requinquer un chroniqueur pour un long trajet solitaire, dure vie que celle d’un vacarmeur…
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