Le zénith de Nantes a accueilli en une semaine deux phénomènes de la scène française. Dionysos avait mis le public nantais à l’heure de la Mécanique du cœur et avait laissé de bonnes ondes dans cette salle. Mathias Malzieu avait été omniprésent, énergique et communicatif. L’hôte de ce soir est formé dans le même moule. Le menteur de la soirée qui n’est autre que Cali est un ami proche du leader de Dionysos depuis des années. Malzieu a apporté sa plume sur quelques titres du troisième album de Bruno Caliciuri, le bien nommé l’Espoir.
20h15. Arrivé une demi-heure tout juste avant la tête d’affiche de la soirée, j’observe un Zénith quasiment au grand complet. Ne connaissant pas les guest de la soirée, c’est avec une attention toute particulière que j’apprécie ce petit moment de découverte sonore. Daguerre (chant/guitare) endossait le rôle de chauffeur de salle accompagné de son bassiste Michel Moussel. Ami de Daguerre, Cali a coproduit le troisième album de la première partie et l’a convié à se produire sur certaines de ses dates pour le faire connaître aux oreilles d’un public qui ne demande qu’à découvrir de nouveaux groupes ou artistes de la scène française.{multithumb thumb_width=450 thumb_height=320}
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Daguerre en fait partie et n’a pas laissé indifférent les convives de cette soirée qui s’annonçait être une réussite connaissant le trublion qui allait se lancer dans quelques minutes face à un public conquit d’avance. Dès la fin du set de la première partie, des Cali ! Cali ! se font entendre. L’atmosphère qui émane de la salle devient pressante car l’impatience se fait ressentir.
Pendant l’attente technique, des serviettes blanches nous sont distribués pour la plus grande surprise de public. C’est alors que je me place au devant de la scène pour pouvoir prendre quelques photos du concert de ce soir et connaissant l’énergie débordante ce ne sera pas une tache facile de prendre l’électron libre qui va se lancer sur la scène. Une avancée en forme de virgule a été placée spécialement pour le concert de Cali.
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21h10. Des images révolutionnaires sont projetées sur le grand écran qui tapisse le derrière de scène. Une image qui colle à la peau du perpignanais et il s’en sert sans hésitation lors de ses prestations. C’est alors qu’il déboule sur scène en tenue de Che Guevara pourrait on dire avec casquette et veston aux allures communistes. Dés son arrivé il occupe tout l’espace qui lui est disponible, fait des aller retour sans une seconde de répit. En ouverture, « 1000 cœurs debout », les paroles collent extrêmement bien a la tenue de Bruno.
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Les premiers titres défilent rapidement tellement que l’on est immergé par l’ambiance générale qui se dégage (« Je ne te reconnais plus, Comme j’étais en vie, Pensons à l’avenir, Paola, Je m’en vais »). La fosse est contente, les visages sont marqués par les sourires. La chanson suivante est désormais culte et avait la particularité d’être placé en fin de set. « Elle m’a dit » prend place et d’emblée les paroles sont reprises en chœurs par la quasi totalité de l’auditoire. Cali se positionne face au public, imite une moto prête à se lancer à toute allure dans la fosse. Une vidéo montrant les exploits slam réalisés par Cali lors de ces derniers concerts est diffusée sur le grand écran. Il se met à courir mais s’arrête au dernier moment et déclare Je suis trop vieux pour ces choses.
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Plusieurs musiciens quittent la scène. Seul Cali, son trompettiste et son bassiste restent sur le devant de scène. Bruno crie à plein poumon « J’ai besoin d’amour » et annonce en même temps la suite des événements. Un air de valse inonde la salle et pour ce type de danse il faut être bien accompagné pour les pas de danses, c’est pourquoi il tend sa main vers une charmante demoiselle et la fait monter sur scène. Il ose la prendre dans ses bras, les cris de jalousies des femmes qui sont restés dans la fosse se font entendre. Une seule a eu le privilège de pouvoir approcher l’homme de la soirée et elle profite de ce moment magique. Petit moment de tristesse avec « Giuseppe et Maria » sur la guerre de Franco puis avec « Exil ». Je te souhaite à mon pire ennemi dans une version plus rock fait suite puis s’enchaine « List of Lies ».
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Le concert de la soirée était capturé en vidéo, peut être pour le futur DVD Live ? Par contre Cali s’improvise cameraman en piquant des mains d’un des membres du staff technique un objectif pour filmer le public qui se présente devant lui. Puis sans réfléchir, il plonge caméra à la main dans la fosse qui se précipite pour retenir le chanteur. Sa direction est simple, il veut se rendre a la régie qui se situe dans les tribunes en face de la scène.
22h27. Tous les musiciens ainsi que l’homme de la soirée quittent la salle. Sans se faire attendre, le public hausse la voix pour un retour de leur menteur préféré qui reviendra seul sur scène. Pendant le rappel, une vidéo a été projetée montrant un homme en tenue typique espagnole et faisant des claquettes avec un très bon niveau. Le résultat était impressionnant mais la surprise est lorsque la diffusion fut terminée. L’homme des claquettes se figea devant le public et entreprit un numéro de claquettes, salué au final par l’ensemble du public.
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« Amoureuse », la chanson suivante est dédiée aux deux enfants du chanteur. « Qui se soucie de moi » fait suite et nous ramène au deuxième opus du catalan. La suivante éponyme au premier album « L’amour Parfait » calme les ardeurs du public. Un doux climat se libère sur l’auditoire. En portant un œil sur nos montres on devine que la soirée touche à sa fin. Il est 23h05, Cali quitte à nouveau le Zénith en laissant un public qui ne veut pas que le concert se termine.
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23h10. C’est dans une tenue toute blanche que Cali revient sur scène et lance les mots C’est quand le bonheur ? Ces simples mots suffisent pour faire éclater de joie la foule mais c’est « Roberta » qui est interprétée et ce n’est qu’après ce titre que le plus gros tube de Cali arrive « C’est quand le bonheur ? ». Une nouvelle fois, Cali se jette dans le public mais cette fois ci il se dirige presque dans tous les endroits de la salle. Une fois arrivé dans les tribunes, il se dirige a pied pour aller a la rencontre du public, filmer les personnes qu'il croise avec les cameras qu’il trouve sur son passage.
A son retour sur scène « Dolorosa » prend place et on finit la soirée sur un outro techno comme s’il voulait nous inviter à terminer la nuit sur les dancefloors nantais. Certains opteront pour cette option, d’autres iront directement se coucher avec en tête, des images d’un concert qui a été une réussite du début à la fin. Encore une fois, chapeau bas Cali…
Merci à Alexandra de chez O'Spectacles pour l'accréditation et le pass photo.





