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13e édition de l’AMERICAN Tours du 5 au 7 juillet 2019. Welcome to the USA !

Du 5 au 7 juillet, le parc des expositions de Tours s’est transformé en territoire américain, une Amérique fantasmée mélangeant cow-boys, indiens, camions US, Cadillacs, Harley-Davidson, pin-ups, vêtements et objets des années 50, hamburgers et milk-shakes, et bien sûr groupes de rock’n’roll, country, rockabilly ou rock tout court, un curieux mélange où la magie opère. On ne cesse de passer d’un espace à l’autre, les yeux écarquillés, avec l’impression d’avoir changé de pays et d’époque. Mille choses à voir dans une ambiance familiale et bon enfant, les motards tatoués et imposants se baladent en mangeant des glaces mais gardent leur cuir tout de même en dépit de la chaleur écrasante, seul bémol d’ailleurs de ce week-end enchanteur.
Retour en images sur cette parenthèse 100 % culture US. Même si le groupe Scorpions, tête d’affiche du vendredi soir, vient d’Allemagne, c’est bien un show à l’américaine qu’ils ont offert aux milliers de spectateurs ayant fait le déplacement. Plus de 65 000 personnes cette année, un véritable succès pour cet événement dont la prochaine édition s’annonce encore plus folle puisque, programmée du 3 au 5 juillet 2020, la fête nationale américaine y sera célébrée comme il se doit. Yes they can !

L’American Tours n’est pas un festival comme les autres car la programmation musicale n’est pas la seule raison pour laquelle les gens font le déplacement. Beaucoup de festivaliers y viennent pour y pratiquer la danse. Danse country, rock ou line dance, que vous soyez débutants ou confirmés, difficile de résister au plaisir de se joindre aux danseurs. Et si vraiment vous êtes totalement réfractaires à cet exercice, regarder les autres danser est également très plaisant. A l’espace country, santiags aux pieds et chapeau de cow-boys vissé sur le crâne, les danseurs répètent la chorégraphie avant de se lancer tous ensemble et en musique. Savez-vous qu’à chaque titre de country correspond une chorégraphie ? L’espace country du festival ne va pas désemplir pendant ces trois jours et la Scène Parquet sera même trop petite le samedi soir pour la Canadian Music Night. Impossible pour moi d’approcher pour photographier Aaron Goodvin ou The Abrams.

Cliquez sur les photos pour les agrandir

L’American Tours c’est aussi un immense rassemblement de motards. Plus de 10 000 motos sur le week-end ! Un Hall est spécialement dédié à la mythique Harley-Davidson. On y trouve même des toilettes façon chopper qui fonctionnent réellement. Il s’en est vendu plusieurs paraît-il ce week-end. Si c’est pas la classe ça !

Une toute petite sélection des modèles exposés et du parking extérieur. A noter qu’il est possible d’essayer une Harley-Davidson.

A l’American Tours on peut aussi admirer d’énormes camions américains customisés, les fameux Trucks, tous plus beaux les uns que les autres.

Les voitures américaines de légende ne sont pas oubliées, à l’extérieur, rutilantes au soleil, ou dans le hall rock et vintage. On oublie sa Clio et on serait à peine surpris de voir John Travolta et ses potes de Grease débarquer.

Dans le Hall Rock et Vintage, on peut tenter une séance de relooking et s’acheter une robe pour aller danser.

Le Hall Rock et Vintage c’est aussi le charme avec l’élection de miss pin-up et une revue néo-burlesque.

Et c’est aussi bien évidemment des concerts avec une dizaine de groupes proposant le meilleur du rock’n’roll. Cette année se sont succédé sur la scène rock : Smoky Tonk, Walter Broes and The Mercenaries, Sugar Ray Ford, Raffi Arto, The Barnstompers, Linda Gail Lewis, Si Cranstoun, Kokomo Kings, Aisha Khan, Deke Dickerson et, pour terminer en beauté, la rock’n’roll revue. Les aficionados étaient nombreux dans le Hall Rock et Vintage, cheveux gominés, vêtements années 50, s’offrant un voyage musical dans le passé.

Nouveauté pour cette édition 2019, une nouvelle scène en extérieur, la Eastern Stage. Sous un soleil de plomb, nouveaux groupes et artistes confirmés ont joué devant un public parfois confidentiel, la chaleur l’après-midi notamment y étant certainement pour quelque chose. Il était difficile de rester trop longtemps à griller au soleil. Dommage car il y avait du lourd dans la programmation. Douze groupes, jeunes et moins jeunes : Nash, First Draft, Motor Rise, The Chris Slade Timeline, Elefant, Toekan, Birdstone, Yarol, Spooky Poppies, Make-Overs, Red Money et Johnny Gallagher and The Boxtie Band.

Les très prometteurs Birdstone, fusion entre blues et rock psyché

Yarol a sorti son premier album solo en février 2019. Il était temps ! Après de multiples collaborations, Yarol Poupaud prend son indépendance. Il n’est pas venu seul, quatre musiciens l’accompagnent sur scène pour un concert résolument rock, incontestablement un des moments forts de la Eastern stage.

C’est sur la Main Stage qu’ont eu lieu les concerts des têtes d’affiche du festival. Un espace pouvant accueillir jusqu’à 25 000 spectateurs. Le groupe emblématique de la scène rock canadienne, The Road Hammers, donne le coup d’envoi avec leur southern rock inspiré par la musique trucker (celle des routiers). Encore peu connu en France, ils ont un immense succès outre-Atlantique. Le trio n’a eu aucun mal à conquérir le public avec son mélange de blues/country/rock sudiste. Sympathiques et charismatiques, les canadiens ont enflammé la Main Stage. Une belle découverte.

Que dire sur le groupe Scorpions qui n’aurait pas déjà été dit ? Une carrière incroyable pour ce groupe allemand chantant en anglais, cent millions d’albums vendus, des tubes immenses connus de tous et des adieux plusieurs fois annoncés mais le groupe revient encore et toujours avec, depuis 2016, Mikkey Dee (ex-Motörhead) à la batterie. Cette fois encore Scorpions a offert un show magnifique à des milliers de personnes reprenant en choeur tous ces titres qui ont bercé les ados des années 80 et ils sont nombreux ce soir à Tours. A regarder courir, sauter ou faire de grands moulinets avec ses bras le très charismatique Rudolf Schenker on peine à croire qu’il a 71 ans ! Idem pour Klaus Meine dont la voix n’a pas changé. Souriants, pas farouches devant les photographes, complices, les Scorpions n’ont décidément pas dit leur dernier mot ! Et que dire du solo de batterie de sept minutes offert par un Mikkey Dee en apesanteur ? Que l’on n’aime ou pas Scorpions, impossible de rester de marbre devant un tel show, bravo messieurs !

Set-list Scorpions  : Going Out With a Bang – Make It Real – Is There Anybody There ? – The Zoo – Coast to Coast – Top of the Bill/Steamrock Fever/Speedy’s Coming/Catch Your Train – We Built This House – Delicate Dance – Holiday – Send Me an Angel – Wind of Change – Bad Boys Running Wild / I’m Leaving You / Tease Me Please Me – Drum Solo – Blackout – Big City Nights —– Still Loving You – Rock You Like a Hurricane

Le samedi, trois groupes vont se succéder sur la Main Stage. Pour démarrer les hostilités, un duo français, Knuckle Head, deux alsaciens accros à la culture biker qui définissent leur style musical comme de la dark country. Un mélange de blues, de rock, de country, de psyché. On jurerait qu’ils arrivent tout droit des USA. Une évidence après leur prestation : on n’a pas fini d’entendre parler d’eux. N’hésitez pas à jeter un oeil à leur superbe clip “Gazoline”.

C’est au tour du groupe californien Rival Sons d’occuper la Main Stage. Avec son chanteur, un peu mégalo tout de même mais charismatique en diable il faut bien le reconnaître, Rival Sons nous renvoie dans les années 70 avec son rock vintage façon Led Zeppelin. Le groupe connaît un succès grandissant. Qui sait s’ils ne seront pas la tête d’affiche d’une prochaine édition ?

Pas de photos de la tête d’affiche du samedi, les Stray Cats, je n’ai malheureusement pas été autorisée à les photographier. Le trio, qui a connu un succès colossal au début des années 80 avec son rockabilly énergique, revient 40 ans plus tard et si Brian, Lee et Slim Jim ont pris un petit coup de vieux, leur interprétation des grands tubes qui les ont propulsés sur le devant de la scène musicale mondiale n’a pas pris une ride. Un pur bonheur de les retrouver ensemble après tant d’années d’absence et avec un nouvel album en prime. Des fans sont venus spécialement du Japon pour les voir ! Retour réussi pour le trio et public de l’American Tours aux anges.

Set-list Stray Cats : Cat Fight (Over a Dog Like Me) – Runaway Boys – Double Talkin’Baby – Three Time’s a Charm – Stray Cat Strut – Mean Pickin’Mama – Gene and Eddie – Cry Baby – I Won’t Stand in Your Way – Guitar Impro/Misirlou – When Nothing’s Going Right – (She’s) Sexy and 17 – Bring It Back again – My One Desire – Blast Off – Lust n Love – Fishnet Stockings – Rock This Town – Rappel : Rock It Off – Built for Speed – Rumble in Brighton.

Couple venu du Japon spécialement pour les Stray Cats

Pardon pour tous les artistes dont je n’ai pas parlé dans ce report, étant seule pour couvrir le festival, je n’ai pu tout voir, tout écouter. Et puis ce report est déjà bien long alors qu’il y aurait encore tant de choses à dire. Parler notamment des Bikers, un groupe déjanté de quatre bikers loosers (à vélo !) reprenant les plus grands tubes rock, se produisant régulièrement sur le festival, hors scène, et entourés à chaque fois d’une foule si compacte que je n’ai pu les prendre en photos. Le quatuor, talentueux et plein d’humour, a rencontré un franc succès bien mérité.

Sans oublier le spectaculaire globe de la mort, dans lequel deux motards évoluent à moto à une allure folle alors qu’une jeune femme reste stoïquement debout au centre du globe. Frissons garantis !

Ou encore les incroyables et hilarants basketteurs acrobatiques !

Et que dire de l’espace western et rodéo ! Concours de tri de bétail, rodéos sur cheval ou bovin, initiation au lasso, village indien et western et même les tuniques bleues ! On peut même acheter une véritable coiffe d’indien sur les nombreux stands de merch.

Impossible de ne pas évoquer aussi la grande parade du dimanche dans le centre de Tours. Des centaines de motos et autres engins motorisés partis du centre des expositions pour rejoindre dans un bruit d’enfer la place centrale de la ville où les badauds peuvent admirer les belles mécaniques et papoter avec les motards.

Une 13ème édition rendue tout de même difficile par la chaleur mais les jets d’eau étaient de sortie pour le plus grand bonheur des festivaliers. Et il était toujours possible d’aller se reposer sur le sable. Tout est possible à l’American Tours !

Bref, vous l’aurez compris, je n’ai qu’un seul conseil à vous donner, c’est de vous joindre sans l’ombre d’une hésitation à l’édition 2020 du festival, je ne suis sûre que d’une chose, vous ne le regretterez pas !

Un immense merci à Charlotte ainsi qu’à toute l’équipe organisatrice, ce n’est pas si souvent que les photographes sont aussi bien accueillis !

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