Chronique : The Waterboys – Out of all this Blue

Aujourd’hui en route pour le nouvel album de The Waterboys, ce groupe anglais formé en 1983 par Mike Scott, qui nous présente avec Out of all this Blue rien de moins que leur quatorzième album studio.

The Waterboys, avec leurs trois dizaines au compteur et leur style très rock anglo-saxon, n’en demeure pas moins une formation confidentielle, connue des initiés qui se refilent le nom presque sous le manteau, jalousant quelque peu l’arrivée du combo sur les devants de la scène. Et pourtant leur son ne démériterait pas en début de soirée d’un Rock en Seine bouillonnant ou au cœur d’une prog’ orientée outre-manche, entre un morceau des Arctic Monkeys et un petit bijou éthylique autant que mélodique dont l’ami Doherty a le secret.

If I was your Boyfriend, comme Do we choose who we love avant lui respirent à plein nez les brouillons griffonnés au coin d’un bar, une pinte de porter ou de stout (ou d’IPA, il faut s’adapter à la mode) se descendant lentement, un chagrin d’amour posé sur le banc ou difficilement chiffonné au fond de la poche.

Le mode opératoire du groupe ne fait pas défaut à d’autres groupes disparus dans les limbes du temps et pourtant cités en référence par des pointures du monde musical contemporain. Ainsi, The Waterboys ne déroge pas à la règle et peut se targuer d’avoir influencé du Simple Minds comme deux membres de U2, « Bono et The Edge se déclarant fan du groupe » (merci ce bon vieux Wikipedia, lui-même suppléé pour l’info par deux autres médias).

De notre côté, on comprend bien que les membres aient pu influencer qui que ce soit et continuent leur bonhomme de chemin avec cette enième galette. C’est bien foutu, reposant, recherché sans trop non plus se forcer et passer pour de la musique « savante ». The Waterboys a 30 piges de métier et ça se ressent à chaque minute de l’album qui passe. On apprécie, on imagine totalement ça dans un bar à Londres ou au milieu des hipsters utopistes de Brighton et surtout on en redemande.

Cerise sur le stetson, l’album comporte 23 chansons, un régal qui se prolonge encore et encore et qui une nouvelle fois change des modes plus actuelles de certains à produire des albums calibrés de 45 minutes grand max, entrée-plat-dessert compris (c’est 50 FDP compris).

Bonne route The Waterboys, on espère te croiser en concert, tu sembles largement valoir le détour !

ugo schimizzi

Rédacteur et photographe de concert depuis 2008. Co-fondateur du Magazine Karma. www.ugo-schimizzi.com/concert

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