Après une édition record en 2010 (168 254 festivaliers), Solidays repart à la conquête des coeurs avec une programmation rock et sexy. Du 24 au 26 juin prochain, plusieurs dizaines de milliers de festivaliers sont attendus à l’hippodrome de Longchamp pour applaudir Moby, Morcheeba ou encore Israel Vibration. Pour en savoir plus sur cette nouvelle édition du "festival in love", nous avons recueilli les propos du directeur-fondateur de Solidarité Sida, Luc Barruet.
Solidays est un rendez-vous musical incontournable, avec de grandes pointures des musiques populaires qui viennent s’exprimer sur scène. Quels seront les moments forts de cette treizième édition ?
Comme chaque année, nous sommes très heureux d’accueillir des artistes de tous horizons. Nous sommes donc ravis de recevoir Bernard Lavilliers, Alpha Blondy, les mythiques Isräel Vibration, ou encore Yael Naim, Moriarty, Morsheeba, Aaron… Cela faisait 5 ans que nous souhaitions programmer John Butler Trio et c’est chose faite cette année ! Sans oublier le concert de clôture avec Moby qui s’annonce comme un grand moment… Pour la petite histoire il est venu en 1999 et a joué sous un chapiteau à moitié vide ! Cette année, ce seront près de 40 000 spectateurs qui assisteront à ce show hors du commun.
La programmation de Solidays regorge aussi de talents. Quels sont vos coups de cœur pour ce nouveau millésime ?
Nous essayons chaque année de proposer au public de nouvelles sensations musicales. Cette année, nous avons choisi de mettre à l’honneur Asaf Avidan and the Mojos, gros gros coup de cœur ! Une voix exceptionnelle, à la croisée des chemins entre Janis Joplin et Jeff Buckley, à ne rater sous aucun prétexte ! On comptera aussi avec les jeunes pousses de Quadricolor, les performers australiens de True Live, la révélation soul Charles Bradley ou encore l’inclassable Cascadeur. Bref, il y en aura pour tous les goûts !
Solidays est une tribune pour les associations de lutte contre le sida venues d’Afrique, d’Asie, d’Amérique Latine, de France et d’Europe. Quelles initiatives solidaires vous tenant particulièrement à cœur seront mises en avant cette année ?
Il y a plusieurs moments forts durant les 3 jours du festival, dont l’hommage aux associations françaises et étrangères de lutte contre le sida. Cette année, nous avons souhaité y apporter une lumière toute particulière, nous avons revu la scénographie de cet hommage et allons préparer les prises de parole avec nos partenaires pour donner encore plus de visibilité et d’impact à ce moment. Rendez-vous donc scène Paris, le samedi 25 juin à 17h30.
Solidays est un festival qui fait du sens. Chaque année, Solidays met à l’honneur l’engagement des milliers d’acteurs qui, sur le terrain, au quotidien, ne baissent pas les bras devant la maladie. En 13 ans, qu’est-ce qui a changé ?
Tant que les besoins seront là, que nous aurons un rôle à jouer, nous espérons en effet pouvoir continuer l’aventure Solidays. Il y a une banalisation croissante de la maladie, chaque année une nouvelle génération doit être sensibilisée, doit avoir accès à une prévention efficace. Et puis avec la crise des financements, les associations de terrain que nous accompagnons ont plus que jamais besoin de pouvoir compter sur nous, de notre soutien financier. Le sida fait moins peur, on en parle beaucoup moins et les militants doivent continuer le combat dans l’ombre. Or pour trouver le courage de poursuivre ils ont de plus en plus besoin de sentir que leur combat est reconnu, partagé, qu’ils sont soutenus.
Solidays, c’est le festival de tous les chiffres indicateurs du succès. Depuis maintenant 13 ans, 1,7 millions de festivaliers se sont mobilisés pour la cause, plusieurs dizaines de milliers de bénévoles et d’artistes ont aussi apporté leur soutien. Quels sont aujourd’hui les enjeux pour le festival ? Sur quels nouveaux fronts doit-il s’engager ?
Solidays comme tous les festivals doit faire face à une concurrence accrue, à un développement de l’offre de spectacles vivants dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat qui touche évidemment ce marché. Chaque année, nous devons imaginer de nouveaux moyens de séduire et de fidéliser notre public. Nous travaillons donc à innover dans les domaines de la convivialité, de la richesse musicale, et de l’interactivité. Sans oublier de mettre en valeur le « supplément d’âme » du festival : la solidarité.
Nous espérons réussir une belle édition 2011 et, bien sûr de belles éditions par la suite. Développer d’autres projets et continuer à soutenir toujours plus de projets en France et à l’étranger.
Merci à Luc Barruet pour sa disponibilité et à Maud Pouzin pour avoir permis cette interview.
Crédit photo : Nathadread Pictures


