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FLOWN : « Quand on est à court d’idées on emprunte aussi aux séries télévisées. »

Novembre 2008, Flo et Jack s’enferment dans un studio fraichement bâti au fin fond du Val d’Oise. Les lampes sont chaudes et les PRS prêtes à rugir les riffs de « Child in a Box ». La plupart des titres sont couvés depuis plusieurs années dans l’encéphale de Flo Gargaro qui officiait jusque-là derrière les fûts des groupes Dornfall et Chugga Chugga.

Une quinzaine de titres voient le jour et c’est sous la forme d’un duo que FLOWN publiera son premier album aux influences variées et un son typiquement US. Quelques dates acoustiques plus tard, Alex et Loïs rejoignent le groupe pour donner vie à une formation résolument électrique.

La couverture de « Child in a Box »
La couverture de « Child in a Box »

Conquis par cette nouvelle formule, Flo décide d’embrayer rapidement sur la composition d’un deuxième album nommé « Gravity » qui vient consolider l’identité musicale du groupe autour d’un son puissant et moderne teinté de mélodies accrocheuses typiques des scènes Rock de L.A. et Seattle.

En novembre 2011, le groupe enregistre un DVD Live au Réservoir de Paris avant de marquer une pause de 3 ans. Novembre 2014, FLOWN se retrouve en studio pour poser les bases d’une dizaine de titres sans concessions ou l’apport musical grandissant d’Alex et Loïs vient renforcer le processus de composition.

Des premières prises de batterie à l’écriture des paroles, l’enregistrement de ce troisième album s’est empreint d’une atmosphère mystérieuse mêlant croyances, désillusions et le pouvoir créateur qui sommeille en chacun de nous …c’est ainsi qu’est né «Make Believe ». C’est Flo qui a joué le jeu de l’interview avec nous.

La couverture de «Make Believe »
La couverture de «Make Believe »

Bonjour Flo ! Parle-nous de « Make Believe » dont les textes rappellent un peu le mysticisme. De quoi parlent-ils exactement ?

Tout d’abord je voulais signaler que ce ne sont pas forcément les sujets voulus. En règle générale c’est Jack qui écrit les textes. Nous aimons raconter des histoires et quand nous le faisons, nous aimons les mettre en images. On emprunte à droite, à gauche, et dans notre entourage aussi. Quand on est à court d’idées on emprunte aussi aux séries télévisées. Avec « Make Believe » on voulait rappeler aussi les idées du premier album « Child in a Box ». La couverture rappelle très clairement le premier album.

Justement je voulais t’en parler. Encore un bébé ? Pourquoi ?

Le premier était de dos et habillé et celui-ci est nu et de face. C’était un peu notre façon de dire qu’on assume notre style et qu’on ne voulait pas se mettre de barrière. Pour le premier album on avait pris l’œuvre d’un artiste australien. Pour le deuxième appelé « Gravity » on a pris l’œuvre d’un photographe et on voulait quelque chose qui rappelle la lévitation et le dépassement de soi. Pour « Make Believe » on voulait rappeler le côté un peu sombre du premier album.

La couverture de « Gravity »
La couverture de « Gravity »

Tu parlais tout à l’heure de séries qui vous inspirent. Lesquelles par exemples ?

Il y a « Saving Grace » par exemple ou encore « The Leftovers » qui nous ont beaucoup marqués. Ce sont des histoires que nous avons reprises mais dans une version beaucoup plus romancée. Sinon le morceau « Ghosts » par exemple parle du film d’horreur de Guillermo Del Toro qui s’appelle « L’Orphelinat ». Il raconte ce qu’on voit et surtout ce qu’on ne voit pas.

Vous ne vous inspirez pas trop de vos histoires personnelles alors ?

Non pas trop en fait. On s’inspire des histoires environnantes et des histoires actuelles. On aimerait que les personnes qui nous écoutent puissent s’approprier les morceaux mais surtout les paroles.

Au lendemain du décès de David Bowie, est-ce que c’est quelqu’un qui vous inspire ?

Pas trop non. Moi j’ai été marqué par la vague grunge des années 90’s  donc Soundgarden, Audioslave ou encore Nirvana. Je n’ai pas trop de lien avec David Bowie même si je sais qu’il a marqué de son empreinte beaucoup d’artistes et de courants musicaux.

Concrètement qu’est-ce qui a changé dans FLOWN depuis votre tout premier concert ?

Le line-up a changé. Au départ on était deux, c’était Jack et moi. Pour « Gravity » nous l’avions écrit à deux mais joué à quatre. Pour le troisième album a pris notre temps pour faire un vrai album à quatre.

Comment se passe l’écriture des morceaux maintenant que vous êtes à quatre ?

L’idée de base elle vient souvent de moi et ensuite on fait les arrangements à quatre. On a des racines d’influences communes ce qui fait que ce que l’un apporte plait très souvent aux autres. Nous ne perdons jamais l’objectif de vue qui est que les idées sont là pour servir la musique. Au départ de FLOWN et comme je suis batteur, j’avais forcément une interprétation différente que Loïs le nouveau batteur. L’ensemble rend le tout très enrichissant.

Quels sont vos projets pour les prochains mois ?

En fait nous avions une soirée de prévue à Paris pour la sortie de notre album qui devait se faire le 26 novembre. Comme cette soirée avait été annulée et a été remise, elle aura finalement lieu le 24 mars 2016 avec deux autre supers groupes. On a hâte !

Enfin notre question rituelle : Beatles ou Rolling Stones ? Et pourquoi ?

Les Beatles sans hésitations ! C’est mon père, qui était musicien, qui m’a fait connaître la musique et aussi les Beatles. Ils ont composé des mélodies inégalées et inégalables.

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