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Live report Cabaret Vert 2022

En 2019, je revenais enchantée du festival le Cabaret Vert avec la ferme intention d’y retourner l’année suivante. C’est à dire en 2020. Inutile de vous faire un dessin. Il aura donc fallu attendre trois longues années pour que je retrouve le chemin de Charleville-Mézières où avait lieu, du 17 au 21 août 2022, la 16e édition de ce festival pas comme les autres auquel je vais essayer de rendre hommage avec ce modeste report. Il faudrait être au moins quatre pour couvrir la totalité du festival, j’ai donc fait ce que j’ai pu c’est à dire pas assez. Mais j’espère que ces quelques lignes et photos vous donneront envie d’aller/de retourner dans les Ardennes en août 2023. Si tout va bien j’y serai.

Avant de parler du festival, quelques lignes sur la jolie ville de Charleville-Mézières dont les gens qui n’y sont jamais allés disent que cette destination ne les fait pas rêver. C’est dommage. Les Carolomacériens sont sympathiques et chaleureux et la ville a un potentiel énorme qui va aller crescendo puisque l’usine la Macérienne, inscrite aux monuments historiques, va faire l’objet d’une réhabilitation et devenir un pôle culturel important. J’ai eu l’immense privilège de participer à une visite guidée de l’ancienne usine, je vous en parle un peu plus loin dans ce report. A noter que la visite du musée Arthur Rimbaud est gratuite pour les festivaliers et je ne m’en suis pas privée. Le poète est présent partout, dans la ville comme au festival, et rappelons que Patti Smith a acheté en 2017 la maison construite sur les ruines de la ferme familiale du poète à quelques kilomètres de Charleville-Mézières où elle envisage de créer une résidence d’artistes, projet retardé par la pandémie.

Avant de parler de l’ambiance et de la programmation, une petite visite du festival s’impose. Le Cabaret Vert est installé à proximité de l’hôtel de ville et à quinze minutes seulement à pied de la gare SNCF, sur un site absolument immense que l’on peine à imaginer hors festival.

Entrée du festival

Quatre scènes pour accueillir une centaine d’artistes pendant cinq jours.

Ici, des bénévoles vous servent de l’eau fraîche à volonté. Le Cabaret Vert a une démarche écologique très poussée et vous ne trouverez sur le site que des toilettes sèches. La restauration se veut locale et diversifiée. De tous les festivals que j’ai eu la chance de parcourir, c’est ici et de loin que l’on trouve la meilleure offre de restauration rapport qualité/prix. Ici pas d’offre de bière limitée par un partenariat avec une grande marque, on trouve sur le festival pas moins de 58 bières différentes, toutes issues de brasseries indépendantes et/ou locales. Avouez que ça vous en bouche un coin.

A peu près au centre du site, les DJ du Temps des Cerises vous invitent à danser entre deux concerts, pas mal de reggae chaque fois que j’y suis passée c’est vraiment un très chouette endroit avec en plus le disquaire indépendant de Charleville-Mézières « La Plaque Tournante », installé sur le site pendant toute la durée du festival.

Avec tout ce qui précède ce serait déjà difficile de ne pas y trouver son compte. Mais là où ce festival est dingue et unique en son genre, non content de proposer une offre musicale hyper variée, rock, metal, electro, rap, blues, pop etc, le Cabaret Vert c’est aussi un festival de bandes dessinées avec pléthore d’auteurs présents pour des séances de dédicaces et un cinéma à la programmation concoctée par l’ESAD de Reims et une association culturelle locale, la pellicule ensorcelée.

Imaginons qu’en dépit des quatre scènes, du Temps des Cerises et ses DJ, du festival de bandes dessinées et de la programmation de l’Idéal cinéma, un festivalier très difficile à contenter ait un moment de creux, il a encore la possibilité de pénétrer au Temps des Freaks où les arts de la rue sont à l’honneur ou à l’Idéal, pour assister à des conférences sur la biodiversité alimentaire, l’éco-anxiété ou l’inaction climatique. Il y a même une librairie où j’ai acheté un ouvrage passionnant « Les audacieux », chronique d’un territoire (les Ardennes) qui refuse le déclin, dans lequel il est question, entre autres, de la naissance du Cabaret Vert. En clair, ici, le seul problème c’est la frustration d’être dans l’incapacité de tout faire.

Au Cabaret Vert on en prend aussi plein les mirettes avec les décors et notamment le soir, lorsque le site s’illumine. Une des nouveautés de cette année, la scène Greenfloor a été déplacée de l’autre côté de la Meuse, nécessitant l’installation d’un pont pour y accéder. Ce changement a sans doute été très apprécié des festivaliers, la scène est désormais nichée au milieu des arbres, c’est un endroit magnifique. Sauf qu’il faut beaucoup marcher pour aller jusqu’à la scène et quand on est photographe sur un festival, limité la plupart du temps aux trois premiers titres du concert, on est obligé de faire des choix et je regrette vraiment d’avoir été dans l’incapacité de passer plus de temps au Greenfloor où l’ambiance est perpétuellement folle.

Il est temps à présent de parler de la programmation musicale. Durant ces cinq incroyables journées, une centaine d’artistes ont fait vibrer quelques 125 000 festivaliers de Stromae à Slipknot en passant par Orelsan, Liam Gallagher ou Véronique Sanson ! Il y en a pour tous les goûts au Cabaret Vert.

Coup d’oeil sur la programmation du mercredi 17 août, premier jour du festival. Le Greenfloor n’est pas encore ouvert et dix artistes vont faire l’ouverture de cette édition 2022 tant attendue : Stromae (Belgique, electro pop dance), Vald (France, rap), Parcels (Australie, electro pop disco), Marc Rebillet (USA, electro expérimentale), Aurora (Norvège, indie pop), Q (USA, soul), Wet Leg (GB, rock indé), Working Mens’club (GB, indie pop), Wu-Lu (GB, punk, hip hop alternatif), Youv Dee (France, rap).

Le festival commence en douceur avec la soul du jeune Q, venu des Etats-Unis, 21 ans seulement ! On prend ses marques, on (re)découvre le site, les nouveautés. A noter le joli succès de la norvégienne Aurora qui semble ravie de la chaleur du public à son égard. Les Parcels devraient sans doute avaler quelques redbulls avant de monter sur scène, leur prestation n’est décidément pas assez nerveuse à mon goût mais le public (essentiellement féminin) semble sous le charme. A noter que les photos étaient soumises à validation et que je n’ai pas eu l’autorisation de publier un seul de mes clichés pourtant triés sur le volet, un boys band à la sauce pop en clair. Heureusement qu’avec Wet Leg, Wu-Lu et Working Men’s Club, pas de problème d’image mais du son, rien que du son !

N’ayant pas été autorisée à photographier Stromae, j’en ai profité pour aller traîner du côté de la Razorback, remontant à contre courant la marée humaine qui se dirige vers la grande scène pour assister au concert du belge préféré des Français dont je suis assez mal placée pour en parler puisque je ne connais pas du tout son répertoire. J’aurais pu le découvrir ce soir mais puisque je n’avais pas le droit de le photographier j’ai préféré aller prendre une bonne dose de rock devant la petite scène du festival aux airs de Hellfest. Mention spéciale pour la grille métallique estampillée Razorback qui se soulève à l’arrivée des artistes, ça fait son petit effet, c’est vraiment très chouette. Et que dire de l’odeur de barbecue qui flotte en permanence ici, toute une atmosphère. La Razorback c’est un petit festival dans le grand, un endroit que certains festivaliers amateurs de gros son ne quittent pas.

Etant logée assez loin du site et non véhiculée, je vais partir avant la prestation de Marc Rebillet. Erreur de ma part ça avait l’air totalement déjanté. Depuis l’homme en peignoir a fait parler de lui en insultant notre cher Jupiter mais il ne faudrait pas le réduire à ce détail, sur scène il fait manifestement le bonheur du public.

Jeudi 18 août, au programme de ce deuxième jour du festival :

Slipknot (Etats-Unis, nu metal), Pixies (USA, indie rock legend), Laylow (France, rap), Central Cee (GB, rap, drill), Gazo (France, rap drill), Slowthai (GB, hip-hop), Ty Segall and Freedom Band (USA, rock & fuzz), Paula Temple (GB, techno), Ashe 22 (France, rap), Octo Octa (USA, house), La Fève (France, rap), Cleopatrick (Canada, rock indé), La Fleur (Suède, electro), Frenetik (Belgique, rap), The Armed (USA punk rock), Eris Drew (USA, dance), Bob Vylan (GB, rock grime), So la Lune (France, rap), VLure (GB, post punk), Uncomfortable Knowledge (France, metal), Disconnected (France, metal), Protogonos (France, metalcore).

Evènement de taille aujourd’hui, la présence du groupe Slipknot attendu à 22 heures sur la scène Zanzibar. Un air de Hellfest va souffler toute la journée sur le Cabaret Vert et les groupes de metal français Protogonos, Disconnected et Uncomfortable Knowledge, boostés par ce public, vont tout donner. Quel bonheur de voir de nouveau wall of death, circle pit, slammeurs, headbangs et d’entendre du bon gros son. Un vent de folie souffle sur les scènes Razorback et Illuminations. Certains fans attendent depuis l’ouverture du site devant la grande scène afin d’être bien placés pour voir Slipknot et sont donc au premier rang pour les concerts de Ty Segall and Freedom Band et des Pixies, groupe mythique des années 80 ayant ouvert la voie à Nirvana ou Radiohead.

Mémorables prestations des trois groupes de metal 100 % français, Protogonos, Disconnected et Uncomfortable Knowledge avec un public chaud bouillant prêt à en découdre.

Encore du bon gros rock pour patienter avant la tête d’affiche avec le duo Cleopatrick. Guitare électrique et batterie, what else ? Bon je dis ça mais j’adore la basse donc je préfère les trios mais c’était drôlement bien quand même !

Plus que quelques minutes avant l’arrivée des américains de Slipknot et les festivaliers offrent quelques beaux moments aux photographes. Le public de la scène metal est très photogénique et pose volontiers, merci à tous ces festivaliers pour leurs sourires ! Que dire de la prestation de Slipknot ? Enorme show, scénographie impressionnante, du son, des flammes, une orgie de metal au sens propre comme au figuré, un public incroyable, en clair la grosse claque de cette 16e édition du Cabaret Vert. Comment rivaliser avec ce rouleau compresseur ? Corey Taylor, le frontman, va se fendre de quelques mots de français et assurer que la France est le meilleur pays pour le metal. Peut-être qu’il le dit dans tous les pays mais moi j’ai l’impression que le public metalleux français est quand même exceptionnel.

La soirée se termine pour moi avec le rappeur le plus sulfureux d’Outre-Manche, Tyron Frampton dit « Slowthai ». Avec ses textes engagés, ce « rappeur punk » règle son compte au Brexit et à Boris Johnson. Juste ce qu’il faut de rage pour terminer en beauté cette journée qui fera date dans l’histoire du Cabaret Vert. Une consolation après l’annulation de dernière minute des non moins contestataires Bob Vylan que j’avais découverts le mois dernier à Musilac et que j’espérais bien revoir.

Vendredi 19 août, une troisième journée un peu écourtée pour moi. Totalement trempée ainsi que mon matériel photo après le déluge qui s’est abattu sur le festival en début de soirée, j’ai dû renoncer à rester sur le site pour la tête d’affiche, Orelsan, dont c’était je crois le quatrième passage au Cabaret Vert. L’ayant vu le mois dernier à Musilac je n’ai pas trop de regrets. La programmation du jour :

Orelsan (France, rap), H.E.R. (USA, R’N’B), Freeze Corleone (France, rap), Little Simz (GB, rap), Clutch (USA, heavy rock), Wolf Alice Fat White Family (GB, rock indé), Frank Carter & The Rattlesnakes (GB, punk rock), Ziak (France, rap), KAS:ST LIVE (France, techno), Luv Resval (France, rap), Alyona Alyona (Ukraine, rap), Denis Sulta (GB, electro), Le Juiice (France, rap), Sama’Abdulhadi (Palestine, techno), Slimka (Suisse, rap), Joy Orbison (GB, House), Meatbodies (USA gros rock), Yard Act (GB, post punk), Bianca Costa (Brésil, Bossa Trap), Frankie & the Witch Fingers (USA, rock psyché), Pink Siifu & Negro’s (USA, rap), San-Nom (France, rap), Chester Remington (France, rock), Somah (France, death metal), Nathan Zahef (France, techno).

Excellent début de journée avec Chester Remington. Belle découverte que ce groupe venu de Reims et un nom à retenir. Je suis toujours impressionnée en festival de découvrir ces groupes français qui excellent dans le bon gros son.

Moment de flottement devant la grande scène où est attendue l’ukrainienne Alyona Alyona où elle ne viendra pas, le concert étant reporté à plus tard sur la scène Greenfloor. Dommage, j’aurais dû aller voir le groupe de death metal Somah sur la Razorback. Déception également avec l’annulation de Wolf Alice. Je vais faire un tour vers le Greenfloor voir la rappeuse Le Juiice. Pas du tout mon style mais le public est à fond et l’ambiance au Greenfloor est vraiment incroyable.

Encore un peu rap avec Little Simz avant de retrouver du bon gros rock qui tâche avec Frankie & The Witch Fingers suivis de l’incroyable Frank Carter and the The Rattlesnakes. Les deux groupes vont tout donner malgré le déluge qui s’est abattu sur le festival et certains festivaliers vont sa vautrer avec joie dans la boue. Je sais qu’il en faut pour tous les goûts et j’écoute moi-même énormément de choses différentes mais en live, rien à faire, c’est quand même avec le rock énervé que j’éprouve les plus grandes sensations. Changement d’ambiance avec le r’n’b de H.E.R. il est temps pour moi de rentrer sécher mon matériel photo. Je suis hébergée à trois kilomètres du site, que je fais à pied bien entendu sinon c’est pas drôle !

Samedi 20 août, retour du soleil pour la quatrième journée du festival. Au programme :

Liam Gallagher (GB, brit pop), Madness (GB, ska), Vitalic (France, electro), Fontaines D.C. (GB, post punk), DIIV (USA, rock indé), Lala &CE (france, rap), Gus Dapperton (USA, indie pop), Noga Erez (Israël, electro pop), Paris Texas (USA, rap), Molchat Doma (Biélorussie, cold wave), Tiakola (France, rap), Bad boy Chiller Crew (GB, hip-hop), Wargasm (GB, electro rock), Sherelle (GB, jungle), Anna (Italie, rap), SDM (France, rap), Leon Vynehall (GB, House), Green Montana (Belgique, rap), Lena Willikens (Allemagne, electro), Todiefor (Belgique, rap), Makala (Suisse, rap), Mara (Suisse, rap), Lynks (GB, electro pop), Cassels (GB, rock), Mad Foxes (France, grunge), Who’s the Cuban ? (France, latin psychedelic).

La journée démarre pour moi avec la visite de la Macérienne, ancienne usine classée aux monuments historiques, exemple majeur du patrimoine industriel ardennais. Les bâtiments vont faire l’objet d’une vaste réhabilitation pour devenir, dans les cinq prochaines années, un lieu culturel majeur de Charleville-Mézières. C’est l’association FLaP, organisatrice du Cabaret Vert, qui travaille sur ce projet d’occupation permanente du site. Visite très intéressante, animée par des passionnés et une certitude, on n’a pas fini d’entendre parler de la Macérienne. A une heure trente de Paris en TGV, Charleville-Mézières pourrait bien devenir « the place to be ». Non en fait, parisiens restez chez vous puisqu’il paraît que partout où vous allez les prix de l’immobilier explosent !

Après cette parenthèse, place à la musique. Avec son mélange de musique cubaine et de rock psychédélique, Who’s the Cuban ? entraîne le public de la scène Illuminations dans un bal latino et ça chaloupe grave dans la fosse. Changement de style avec le groupe de post-punk irlandais Fontaines DC. Des visages d’ange contrastant avec l’attitude « rebelle ». Si le frontman m’amuse beaucoup avec ses postures à la Liam Gallagher (micro relevé, bras derrière le dos et mimiques renfrognées) musicalement c’est pas mal du tout et bien énervé. Je file voir Mad Foxes sur la Razorback, là il n’est plus question de rock énervé mais enragé. Le frontman va se payer un aller retour en planant au-dessus du public, encore un groupe français qui n’hésite pas à faire péter les décibels, le bonheur pour moi. Difficile ensuite d’apprécier à sa juste valeur le groupe DIIV tant ils ont l’air de s’ennuyer pendant la première partie du set. Je pars sans doute trop tôt, il paraît que la deuxième partie du concert était beaucoup plus énergique. Belle surprise ensuite avec Madness, groupe de ma (lointaine) jeunesse dont je craignais le coup de vieux alors que pas du tout, prestation au top et public heureux. Derrière le groupe, ou plutôt big band, sur un écran géant, défilent de très beaux visuels et extraits de films. On ne s’ennuie pas une minute avec Madness. Il me semble qu’il y avait beaucoup plus de monde devant la scène pour le groupe de ska des années 80 que pour la tête d’affiche de la journée, Liam Gallagher. Entre les deux, je reprends une dose de rap avec les américains de Paris Texas et je découvre que chez les rappeurs aussi on pratique le wall of death. Si le rap n’est décidément pas mon style musical de prédilection, j’avoue avoir été embarquée dans l’univers de Paris Texas. C’est avec Liam Gallagher que se termine pour moi cette quatrième journée de festival. L’enfant terrible va-t-il faire l’honneur à son public de monter sur scène et d’y rester plus de 20 minutes ? Il faut être courageux pour programmer le capricieux britannique par ailleurs talentueux. Ses albums solos sont bons et les reprises d’Oasis mettent toujours des frissons aux nostalgiques des années 90, lorsque les frangins étaient au sommet. Malheureusement, Liam Gallagher est si désagréable sur scène que l’on peine à occulter cette manière d’être pour se concentrer uniquement sur la musique. La scène c’est aussi une rencontre avec son public, des moments d’échange, voire de complicité. Avec certains artistes on voit que cette proximité est possible, même avec des milliers de personnes. Avec Liam, c’est compliqué. Il ne va pas quitter ce vilain bob enfoncé jusqu’aux yeux et rester renfrogné pendant toute la durée du set. J’ai presque envie de dire qu’il ne mérite pas son public. Le talent ne suffit plus, le britannique s’est enfermé dans une attitude désagréable et je me demande bien combien de temps encore les festivals vont prendre le risque de l’inviter. Le public a largement déserté la pelouse devant la grande scène, c’est triste.

Dimanche 21 août. C’est la dernière journée. Celle où les familles de Charleville-Mézières, attirées par un prix attractif ce jour là, viennent se balader sur le site pendant que beaucoup de festivaliers plient bagage. Cette ambiance familiale est vraiment très sympa. Une ultime journée sous le soleil avec encore quelques très beaux moments. La programmation du jour :

Véronique Sanson (France, chanson française), Gaëtan Roussel (France, pop), Eddy de Pretto (France, chanson française), Sopico (France, fusion), Femi Kuti (Nigeria, Afrobeat), Luidji (France, rap), Yemi Alade (Nigeria, Afropop), Benjamin Epps (France, rap), Tank & The Bangas (USA, soul funk), HAAI (Australie, electro), Partiboi69 (Australie, techno), Ayra Starr (Nigeria, Afrosoul), Zack Fox (USA, rap), I. Jordan (GB, electro), Alewya (GB, grunge soul), Johnnie Carwash (France, garage pop), Parlor Snakes (France, rock), Albinoid Afrobeat Orchestra (France, electro), Mojo Sapiens (France, electro funk), Le Lou (France, rap), Jeanne Tonique (France, hyperpop), Pales (France, post punk).

Pour terminer cette 16e édition du Cabaret Vert, des ambiances et des rythmes totalement différents, quelques belles découvertes de groupes français avec Pales, Parlor Snakes et Mojo Sapiens, un petit moment de grâce pour moi sur la grande scène lorsque la bassiste de Sopico retourne sa basse sur laquelle on peut lire « More Women on stage », un mouvement lancé par Lola Frichet de Pogo Car Crash Control qui ne cesse de grandir. Les nigériens Yemi Alade et Femi Kuti offrent à un public sous le charme une explosion de couleurs et de sons, les ados chantent en choeur avec Luidji et Eddy de Pretto, très en forme, a la lourde tâche de clôturer l’édition 2022 du Cabaret Vert sur la scène Illuminations certainement pour des raisons pratiques mais c’est peu de dire qu’il aurait dû être accueilli sur la grande scène. Un dénominateur commun à tous ces artistes, le capital sympathie !! Une dernière journée marquée par la chaleur et les sourires du côté des artistes comme du public. Il va être difficile de reprendre une vie « normale » !

Je pourrais écrire encore et encore mais ce report est déjà totalement indigeste. C’était ma deuxième édition du Cabaret Vert et ma première impression était la bonne, ce festival est différent des autres et quand on y a goûté, impossible de ne pas y revenir. Ce festival, engagé dans tous les sens du terme, a réellement un supplément d’âme et mérite amplement son succès grandissant. Les bénévoles, la sécu, les restaurateurs, tout le monde semble heureux de participer à l’aventure. J’ai envie de revenir en simple festivalière pour pouvoir profiter à fond de l’offre pléthorique du Cabaret Vert et j’ai déjà réservé mon logement pour l’année prochaine, cette fois ci à cinq minutes à pied du site ! Rendez-vous du 17 au 21 août 2023 pour la 17e édition du festival.

Reconnaissance éternelle et remerciements sincères à toute l’équipe des relations presse pour l’accréditation, l’accueil, les sourires, vraiment le top du top !!

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