Vendredi 19 Juillet

Nous arrivons en plein milieu de Justin(e), que nous avions déjà croisé au Hellfest cette année, et qui confirment l’impression que l’on avait eu ce jour là : pas mal, mais rien de transcendant, ça tient la route, mais sans être le show de l’année. Suite des aventures pour un interview de Nasser que l’on coupe en plein repas, et on termine juste à temps pour n’avoir manqué que les deux premières chansons de Mass Hysteria. Groupe également vu au Hellfest cette année, nous avons le plaisir de les voir deux fois plus longtemps ce jour-ci. Le groupe n’a toujours pas perdu sa pêche légendaire, joue ses classiques « Donnez-vous la peine » ou encore « Respect to the Dancefloor », fait monter le public sur scène, part au milieu du circle pit, joue des mash-ups à tour de bras… Bref, un beau bordel organisé qui donne le sourire et qui redonne confiance en un groupe qui a bercé notre adolescence.

Fin de soirée avec les Wankin’ Noodles, qui remontent le niveau d’adrénaline du festival avec un rock énergique, avant de laisser la place aux marseillais de Nasser. On avait écouté en boucle l’album de ces derniers, et cela a fait plaisir de reconnaître les morceaux que jouent le trio. Le show électronique et électrique est efficace et puissant, un gros son pour un groupe dont on finit par être fan. Ceux qui n’étaient pas là ont eu tort !
Samedi 20 Juillet

On commence ce second soir de concerts devant les The 1969 Club, groupe breton rock’n’roll qui échauffe les esprits des festivaliers. S’en suit les Scratch Bandits Crew qui ont changé de place avec les Stupeflip. Un set electro hip-hop entrainant, dans lequel le trio met en avant une technique impeccable et rameute devant lui un petit groupe de festivaliers qui commence à être de plus en plus imposant. On passe rapidement devant Inspector Cluzo, puisqu’on attend de pied ferme le set de IAM sur la grande scène. L’installation visuelle est des plus impressionnantes. Le mythique groupe de rap français ne fait pas les choses à moitié, et balance tous ses plus grands titres que le public reprend en chœur. Un début de tournée qui s’annonce haut en couleurs pour le groupe qui revient après presque 25 ans de carrière.
La soirée reprend des accents rock avec les nantais de Von Pariahs qui prennent le relais sur la seconde scène. On adore ce groupe et on vous en a déjà parlé dans nos pages, on est donc ravis d’assister à ce set de brit-rock endiablé, qui a malheureusement peut-être un peu de mal à trouver son public ce soir là. Mais tant pis, le show est superbe. La soirée se termine avec les Stupeflip. On est tout bonnement bluffé par le concept visuel que choisit d’arborer le groupe sur scène : un atmosphère très sombre, dérangeant, plane sur le concert du gang. On ne s’y attendait pas mais la surprise est de taille, et surtout très bonne : un set électro hip-hop comme on connait, livré derrière un show visuel saisissant (non, nous ne dirons pas « stupéfiant »).
Bref, 18 ans et toujours présent, c’est une belle réussite pour ce festival qui continue d’exister dans un paysage culturel difficile, et qui poursuit son petit bonhomme de chemin, porté sur les épaules d’une équipe d’irréductibles gaulois qui résistent encore et toujours, pour le meilleur et pour le pire, mais principalement pour le meilleur
Crédits Photos : Laetitia Portier © pour Vacarm.net
Merci à toute l’équipe d’Art Sonic.



