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Mark Lanegan – Straight Songs of Sorrow

Mark Lanegan combine la sortie de son nouvel album, “Straight Songs of Sorrow”, avec celle de son autobiographie. Les pages de “Sing Backwards and Weep” reviennent sur son enfance à Ellensburg, petite ville proche de Seattle, ses frasques adolescentes qui le plongent dans ses premières addictions jusqu’à l’inespérée formation des Screaming Trees, sa rencontre avec Kurt Cobain et Layne Staley, et l’ensemble de sa prolifique carrière. Fresque sombre et rocambolesque, on pourrait s’attendre à une oeuvre dépressive par la pesanteur des faits, une vie de lutte endurée, mais Lanegan se livre à cœur ouvert avec l’humour d’un écorché vif… On a dévoré ce livre, autant que son nouvel album qui excelle dans la catharsis.

Si les démons hantent l’âme sombre de Mark Lanegan, la constance de ses productions est toujours remarquable. L’apport de sonorités cold wave depuis la sortie de “Blues Funeral” est un tournant majeur dans son oeuvre, et album après album, l’artiste nous livre une vision toujours plus claire de sa direction artistique. “Straight Songs of Sorrow” s’ouvre ainsi sur “I Wouldn’t Want to Say”, un titre vaporeux, grésillant et expérimental qui nous hypnotise d’emblée, avant de revenir à une composition folk plus habituelle à l’artiste (“Apples from a Tree”, “Hanging On (for DRC)”). Abordant toujours le thème de ses amours déchirés (“This Game of Love”) et de ses addictions les plus profondes (“Ketamine”), Mark Lanegan nous surprend par des titres accrocheurs, comme l’entêtant “Bleed all over”. Sensation douce-amère, entre ces gimmicks électro, et la ligne de chant parfaitement équilibrée, ce titre rejoint immédiatement la longue liste de nos compositions favorites.

Génie torturé au plus profond de ses entrailles, c’est une mélodie déchirante qui accompagne son témoignage sur “Stockholm City Blues”. C’est avec une étonnante sincérité que Mark Lanegan se livre sur “Skeleton Key” en entamant la chanson par l’écrasante accroche “Ugly / I’m so very ugly / I’m ugly inside out there is no deny”. L’écriture est parfaitement maitrisée, sans lourdeur ni apitoiements, jamais larmoyant, Mark Lanegan excelle dans l’expression de son spleen, un blues abyssal et sans limites. “Daylight in the noctural house” et “Ballad of a dying Rover” révèle cela à la perfection, à nouveau quand Lanegan dresse son acide portrait “I’m just a man, just a sick, sick man / Just a sick, sick, sick, sick, sick, sick man”. Tout est dit, ou presque. L’artiste pousse un dernier cri à demi-étouffé sur “Eden Lost and Found”, étrange réflexion sur le retour de son addiction aux drogues.

.: Tracklist :.

  1. I Wouldn’t Want To Say
  2. Apples From A Tree
  3. This Game Of Love
  4. Ketamine
  5. Bleed All Over
  6. Churchbells, Ghosts
  7. Internal Hourglass Discussion
  8. Stockholm City Blues
  9. Skeleton Key
  10. Daylight In The Nocturnal House
  11. Ballad of the Dying Rover
  12. Hanging On (For DRC)
  13. At Zero Below
  14. Eden Lost And Found

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