
Deux ans après un album éponyme posant les bases d’un rock à la confluence du stoner et du heavy, notamment avec l’inséparable riff de « Prehistoric Dog », Red Fang, nous propose un deuxième essai débridé intitulé Murder the Mountains. S’élançant avec l’épique intro de « Malverde », Red Fang nous propose un brillant mélange des genres, avec un jeu de guitares lourdes, qui pourra rappeler modestement Mastodon pour quelques envolées lyriques, sans la folie de ce groupe. Red Fang n’est pas un animal gracieux, de toute sa lourdeur et de toute sa force, il avance à pas lent pour nous délivrer la puissance de ses compositions. A l’image de « Wires », single fort difficile d’entrée, mais qui après quelques écoutes s’avère être un titre plein de dynamisme. La rythmique est robuste, les guitares sont rageuses et sur-saturées, le chant lointain. Voici un single stoner parfait, mais c’est sans compter l’enchainement avec le très décalé « Hank is dead », véritable road-song. Contrastant par sa légèreté avec le début de l’album, « Hank is dead » est le titre idéal à écouter sur la route, avec quelques bons potes à bord, surexcités. Red Fang maitrise l’art de ces quelques petites notes qui vous font vibrer, derrière un riff d’une lourdeur atroce se cachent alors quelques enivrantes mélodies. En ce sens, « Number Thirteen » et « Human herd » font écho à ce que nous venons de dire, avec un tempo plus rapide que sur les autres compositions. En effet, Murder the Mountains est un album plutôt lent, pesant par sa noirceur comme l’illustre « Into the Eye » ou « Throw up ».
En résumé, Murder the Mountains est un bon album qui vient compléter le live-surprise du mois dernier. Red Fang est un groupe encore « confidentiel » qui saura probablement trouver son public au cours des prochaines tournées.
.: Tracklist :.
01. Malverde
02. Wires
03. Hank Is Dead
04. Dirt Wizard
05. Throw Up
06. Painted Parade
07. Number Thirteen
08. Into The Eye
09. The Undertow
10. Human Herd


