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Jesus Volt : “C’est important de continuer à jouer en live et d’envoyer du son à la face du monde.”

A l’heure où les Rival Sons et autres Temperance Movement ou The Cadillac Three réussissent peu à peu à réveiller les oreilles d’un public couvrant plusieurs générations d’amateurs de riffs gras, une sorte de « nouvelle vague Classic Rock » pousse sur le devant de la scène des clubs de jeunes formations telles que Blues Pills, Tyler Bryant & The Shakedown ou Simo. Il était temps… Ce nouvel auditoire va maintenant pouvoir se pencher sur le cas de JESUS VOLT, un quatuor français, qui œuvre depuis un peu plus de 15 ans et qui n’a pas attendu ce retour en force des guitares pour déployer l’étendard de ce que l’on pourrait aussi appeler le « New Rock Blues… » Une bannière sous laquelle se réunissent tous ces groupes dont les racines, ancrées dans le blues traditionnel, se greffent sans complexe à d’autres mouvances rock.

Attendant patiemment et sereinement son heure, depuis la sortie d’un 1er album sympathiquement intitulé « Always Drunk, Never Sad », JESUS VOLT cultive avec classe ce goût pour l’éclectisme. Ils reviennent aujourd’hui avec un 5ème album simplement baptisé « Jesus Volt », qui sortira le 26 février 2016. Ensuite ils seront le 17 mars 2016 en concert au Trabendo à Paris. Julien Boisseau, le guitariste du groupe français, nous a parlé lors de sa journée promo à Paris.

Bonjour Julien ! Les interviews ou autres articles que j’ai lus sont assez unanimes sur un sujet vous concernant : le style est très éclectique. Votre nouvel album ne déroge pas à la règle. Est-ce un choix conscient ou est-ce que vous jouez ce que vous aimez écouter ?

Bonjour Nathalie ! J’ai envie de te dire : un peu les deux ! Je pense que cet album représente notre évolution naturelle et il est dans la continuité de « Vaya Con Dildo ». Il y a dessus effectivement quasiment tous les styles de musique que nous aimons écouter mais le fait de mettre un peu de tout sur cet album, c’était principalement la volonté de Mark Opitz avec lequel on a travaillé sur l’album précédent. (ndlr : Mark Opitz et l’ingénieur du son Peter Deimel (The Kills, Hushpuppies, Deportivo, Deus) au studio BlackBox, à Angers, une sorte de caverne d’Ali Baba regorgeant de matos vintage) Nous étions arrivés au studio avec 17 chansons et nous avons dû faire une sélection. Mark voulait que cet album représente la quintessence de Jesus Volt et montre un peu toutes nos facettes. Il fallait qu’on y mette toutes nos techniques et nos talents.

J’imagine que c’est la raison pour laquelle il s’appelle sobrement « Jesus Volt » cet album ?

Oui, tout à fait. Nous voulions aussi une pochette assez sobre qui reprennent toutes nos influences mais dans un style épuré.

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Vos albums précédents avaient pour la plupart un titre un peu hors du commun. Je repense à « Hallelujah Motherfuckers! » ou encore « Vaya Con Dildo ». C’est un sacré revirement !

C’est un peu un retour aux sources. On adore les noms des albums précédents et on assume totalement mais on s’est rendu compte que des dénominations pareilles, ça nous desservait en fait. Notamment en Allemagne, ils étaient assez frileux avec un nom d’album déjanté. Et puis les morceaux ne passaient pas à la radio du coup. On est des vieux gaulois, on aime être rebelles, mais finalement on n’arrive pas à grand-chose comme ça. On devient plus sage.

Ça fait un moment maintenant que vous travaillez avec Mark Opitz. Peux-tu nous parler de son influence sur votre travail de manière générale et sur ce nouvel album en particulier ?

Je pense que sur l’album précédent, on était encore en période de découverte. On apprenait à se connaître. Il y avait une certaine retenue entre nous. Il nous a laissé faire ce que nous voulions sur cet album. Ici, il s’est plus impliqué, il a mis le doigt là où ça fait mal et nous a clairement dit son opinion sur certains morceaux. L’album est la continuation du premier mais il est nettement plus abouti et représente beaucoup plus une entité. Son expérience s’y ressent nettement plus aussi. Je peux aussi t’en parler : nous voulons faire une sorte de trilogie avec la même équipe, donc le choix s’est porté naturellement sur Mark.

Que ressens-tu aujourd’hui pratiquement à la veille de la sortie ?

Je suis très impatient en fait ! Entre le moment où tu sors du studio et le moment où il atterrit dans les bacs, il s’écoule toujours plusieurs mois. Quand l’album sort enfin, c’est une sorte d’aboutissement et de libération. On a vraiment hâte que ça sorte et de pouvoir défendre l’album sur scène avec toutes nos tripes !

Il y a un morceau appelé « Kilmister » sur l’album précédent. Malheureusement il n’est plus. Cela vous a fait quelque chose ?

Oui, on a été très secoué par sa mort. On est tous des fans de Motörhead. Pour moi Lemmy est un peu comme un surhomme, je pensais vraiment qu’il n’allait jamais mourir. Il est l’incarnation du rock ‘n’ roll. Il a toujours été à l’encontre-même de tout ce qui se fait dans le business de la musique. Il s’en foutait. Il faisait ce dont il avait envie. Sa mort, c’est la mort surtout de tout qu’il représentait. Entre lui et Bowie, l’année commence d’une manière bien triste. On avait fait une chanson à l’honneur de Lemmy et on a fait un cover de Bowie…je pense qu’on va bientôt se lancer dans une chanson sur Bruel ou Sardou, histoire de…

Ou de Justin Bieber, fais-moi plaisir !

Oui, pourquoi pas tiens ! (rires)

Si tu devais choisir un morceau du nouvel album pour définir ton humeur du jour, ce serait lequel ?

Je pense que je vais prendre « I’m a jerk », car à force de répondre à des questions, j’ai l’impression d’être un peu con-con. (rires)

La sortie de l’album dans les bacs est prévue le 26 février 2016, un concert de sortie est programmé le 17 mars 2016 au Trabendo à Paris : peux-tu nous en dire un peu plus ?

C’est une salle qu’on apprécie tous beaucoup. L’une des plus rock de Paris avec un des meilleurs sons. On est ravi de pouvoir s’y produire pour fêter la sortie de l’album. Par les temps qui courent, c’est important de continuer à jouer en live et d’envoyer du son à la face du monde… C’est le groupe White Miles qui ouvrira le concert. Nous sommes ravis de les accueillir, surtout après ce qu’ils ont vécu le 13 novembre.

Cite-moi un de tes albums de référence ?

Il y en a plusieurs et ils changent suivant les moments et les périodes de ma vie. Je vais prendre « Back In Black » de AC/DC car il n’est jamais bien loin et je reviens souvent vers cet album.

Enfin notre question rituelle : Beatles ou Rolling Stones ? Et pourquoi ?

Les Stones sans hésiter ! En terme de longévité, les Stones sont une vraie référence, comme beaucoup de membre des Beatles sont morts. Ce sont les Stones qui m’ont amené à écouter les Beatles. Et j’ai aussi eu la chance de les voir sur scène plusieurs fois !

 

 

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