Pour clore son vingtième anniversaire, qui fut célébré aux quatre coins de la planète durant l’année 2009, Warp organisait le 8 décembre dernier un plateau-concerts à L’Elysée Montmartre à Paris : Warp Pure 20(10). En amont de ses sorties futures, le label réunissait à cette occasion trois artistes de sa nouvelle génération, à savoir le duo instrumental Nice Nice, le quatuor math-rock Battles et le très talentueux Flying Lotus. Pour cette ultime soirée, le producteur electro Four Tet fut également emprunté à Domino Records le temps d’un dj set. Compte-rendu d’un événement tout aussi impressionnant que prestigieux.
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Premier à ouvrir les festivités et dernière signature en date de Warp, Nice Nice (composé de Jason Buehler et Mark Shirazi) dévoile au travers de ses compositions une musique à mi-chemin entre le bruitisme électronique et la musique expérimentale. Notre retard quelque peu conséquent nous prive cependant de cette belle découverte en live… Mea culpa.
Nous commencerons donc la soirée avec Kieran Hebden a.k.a Four Tet, invité à se produire en tant que dj. Tourné principalement vers la house et diverses influences africaines, son set se veut à la fois efficace et précis. Néanmoins, les multiples directions choisies et les enchainements des tracks ne se font pas toujours très bien sentir, rendant la prestation du producteur londonien très inégale dans son ensemble…
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Quelque peu déçus par Four Tet, nous attendons donc avec grande impatience l’arrivée de Battles. A l’arrivée sur scène des quatre new-yorkais, la fosse s’électrise. Le live démarre et les musiciens hypnotisent. A l’image d’un patchwork sonore, les morceaux joués par Battles superposent les instrumentations autour d’une déconstruction harmonique et progressive. Le public a droit aux classiques, tous issus de l’album Mirrored, mais aussi à quelques inédits. Mention toute spéciale pour John Stanier, batteur à l’énergie et la métrique implacable.
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En guise d’apothéose finale, l’incroyable Flying Lotus nous offre un set haut en couleurs et en breaks. Toujours très prenantes et communicatives, les performances du californien sont réputées pour leur diversité. En effet, sous l’égide du dub step et du hip hop instrumental, celui que l’on surnomme Fly Lo jongle entre les genres et les styles, de l’electronica à l’abstract, en passant par la drum’n bass, le rock et la house, faisant ainsi se côtoyer des artistes comme Radiohead et Mr. Oizo, et ce, de manière très précise. Littéralement renversée, la foule en redemande et se voit récompensée d’un rappel, certes trop court, mais fort jubilatoire.
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Telle un prélude, Warp Pure 20(10) aura su clôturer avec beauté une année riche en célébrations et surtout annoncer un avenir prometteur pour l’un des labels les plus intéressants de ces deux dernières décennies
Un grand merci à Tim de Disc-Over et Raphaël de Chroniques Electroniques
Crédits photos : www.chroniqueselectroniques.com




