Sorti en 2000 et clôturant la trilogie entamée par Pornography puis Disintegration, Bloodflowers voyait The Cure revenir à ses premières amours : des morceaux ornés de désespoir et de mélancolie, alternant entre petits chefs-d’œuvre (le final cold-wave « Bloodflowers ») et titres plus épurés (« Where The Birds Always Sing »). The Cure se réconcilie avec son public et la critique, bien qu’ayant du mal à toucher un plus vaste auditoire : quatre ans plus tard, il se décide à remettre tout le monde d’accord.
Désormais signé chez Geffen Records, The Cure entreprend autant une rétrogradation de 25 ans de carrière qu’un renouvellement du son, plus brut et agressif. Pot-pourri de tous les styles exploités par le groupe sous une production impeccable, The Cure s’assimile à une sorte de compilation, audacieuse et cohérente, réunissant ce que la bande à Robert Smith réussit de mieux. Entre rock atmosphérique (« Anniversary »), cold-wave (« Going Nowhere »), pop synthétique (« Taking Off »), rock british (« The End Of The World ») et sombre (« Lost »), aucune piste ne ternit l’album, qui se révèle comme étant le meilleur depuis Disintegration. On pourrait juste lui reprocher de trop ressembler à une suite de hit-singles potentiels, mais qu’importe. Après une décennie en dents de scie, les corbeaux se présentent au top de leur forme et deviennent par la même occasion l'une des plus anciennes formations issues du mouvement gothique encore d'actualité (avec Die Form et Christian Death), séduisant autant la première que la nouvelle génération.
01. Lost
02. Labyrinth
03. Before Three
04. The End Of the World
05. Anniversary
06. Us Or Them
07. alt.end
08. (I Don't Know What's Going) On
09. Taking Off
10. Never
11. The Promise
12. Going Nowhere

