
Les décharges rythmiques se mêlent au phrasé hargneux d’Aston et Armstrong avec son chant si particulier font toujours recette (« Apocalypse Now », « Killafornia »). Des morceaux comme « Pay Any Price » et « Gangsters And Thugs », bien qu’opposés de par leur style, font figure de véritables hits en puissance. Les guitares assombrissent les morceaux sur l’un et donnent au contraire un côté plus « surf » sur l’autre. Ambiance années 30, « Doomsday » nous plonge dans les affres de la vie de rat des villes du frontman de Rancid, le trombone et le saxo sont de mise. La frontière ente hip-hop et punk disparaît, les featuring avec B-Real et Sen Dogs de Cypress Hill sont bien là pour nous le prouver (« Not Today »).
Transplants se rapproche de sonorités soul avec « What I Can Describe », et c’est là que le bas risque de blesser. L’univers corrosif des ricains s’efface derrière une musique plus lisse, plus éloignée de ce que l’on avait l’habitude d’entendre, c’est certes original mais encore faut-il avoir une ouverture d’esprit suffisamment large pour apprécier. Constat similaire pour le très latino « Crash And Burn ».
Beaucoup plus éclectique que le premier opus, Haunted Cities élargit encore le champ de compétences des californiens, quitte peut-être à leur faire perdre leur identité. À trop vouloir manger à tous les râteliers, on risque de déstabiliser les puristes. Néanmoins, ce deuxième album vaut son pesant d’or, et les grands moments de plaisirs auditifs qu’il propose en conquerront plus d’un.
.: Tracklist :.
01. Not Today
02. Apocalypse Now
03. Gangsters And Thugs
04. What I Can Describe
05. Doomsday
06. Killafornia
07. American Guns
08. Madness
09. Hit The Fence
10. Pay Any Price
11. I Want It All
12. Crash And Burn
Pour écouter : www.myspace.com/thetransplants

