
Le packaging est soigné et illustre parfaitement le titre de l’album avec un filtre rouge sur la pochette de l’album, elle-même simple et sans fioritures comme leur musique. Même la fameuse présentation de disque commune à tous les CDs sortant de chez American Records se voit maculée de sang.
Le titre éponyme de l’album engage les hostilités, le son y est rapide comme d’habitude, Dave Lombardo est de retour et tout le monde en sera ravi, les riffs de guitares sont compacts et classiques. Rien de bien nouveau, mais la seconde partie de la chanson faite à coup de Whammy vaut à elle seule l’envie de poursuivre la découverte de ce nouvel effort.
Et c’est en toute logique que l’on retrouve quelques pépites comme « Unit 731 » et son death ultra rapide et syncopé, tout comme « Snuff » qui est du même acabit, ou encore « Public Display of Dismemberment » et « Psycopathy Red ». Autant de titres dans la pure tradition de Slayer, c’est à dire brutaux, speedés et complètement survoltés. En même temps pour un album conçu en si peu de temps, l’urgence et la violence ne pouvaient qu’être de mise.
On retrouve aussi plus de lourdeur et d’oppression sur « Human Strain », sans oublier l’étonnant début au chant clair sur « Playing With Dolls », qui fait très moderne.
Seul petit bémol, la presque déplacée « Americon », ou même « Hate Worlwide », qui sont peut-être un peu en dessous du reste, car trop faciles et convenues pour un album qui l’est déjà assez.
Ça joue vite, les riffs sont basiques et entendus, mais ils restent malgré tout efficaces. Après plus de vingt ans de carrière on ne va quand même pas se plaindre d’avoir un album comme celui-là. Alors bien entendu, ce n’est pas innovant, on ne revient pas tout à fait non plus à du Reign In Blood, mais quand même, c’est sacrément entrainant.
Un disque qui ne ravira pas les fans de la première époque, car pas assez violent, qui ne ravira sans doute pas ceux qui attendaient de nouvelles expérimentations, mais qui conviendra parfaitement à une bonne couche de personnes qui ont compris que jouer les puristes ça devenait chiant au possible. Donc même si tous les titres ne sont pas au niveau d’un très grand Slayer, il n’empêche que certains morceaux comme « Not Of This God » et sa batterie tribale font vraiment très mal. Ne boudons donc pas notre plaisir, car nous tenons là un album qui défriserait la permanente de mémé !
.: Tracklist :.
01. World Painted Blood
02. Unit 731
03. Snuff
04. Beauty Through Disorder
05. Hate Worldwide
06. Public Display of Dismemberment
07. Human Strain
08. Americon
09. Psycopathy Red
10. Playing with Dolls
11. Not of this God

