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GOLDFRAPP ou la fragilité contée

Goldfrapp a émerveillé ses fans au Trianon, une prestation de qualité tout en crescendo.

Le duo entre à la suite de plusieurs instrumentistes: quatuor de cordes, guitare classique, clavier, contrebasse, guitare électrique, violon soliste, batterie, …nous sommes venus écouter de la musique avec un grand M et ne serons pas déçus.
Alison Goldfrapp nous introduit le nouvel album Tales of Us. On entre à pas feutré dans l’atmosphère intimiste de Jo. Imaginez les cordes entourant une créature aux boucles blondes à la voix de fée. Le silence s’impose direct dans la salle. L’histoire de Drew élève le son des violons petit à petit, la musique est bien celle d’un conte mélancolique. Alvar reprend le crescendo version guitare, on laisse l’envolée féérique pour un son plus profond qui nous emplit un peu plus à chaque morceau. La batterie jusqu’alors mineure derrière la force des cordes s’éveille. Dans la fosse, plusieurs connaisseurs rassurent leurs accompagnateurs ne connaissant pas le nouvel album : « Ne t’inquiète pas, ca va bouger après tu vas voir ! » En effet, ce nouvel et sixième album peut dérouter certains fans. Il se présente comme une galerie de portraits, chaque chanson porte un prénom et raconte mélodieusement les sentiments d’un personnage fort et fragile à la fois. Les textes laissent une grande part à l’imagination. Côté musique, Tales of Us est plutôt homogène, trop peut-être, bâti sur des sonorités classiques guitare et cordes. Oubliez la danse sur le podium, cet album est résolument folk féerique, mais garde sa carte du glam romantique. C’est tout de même un tonnerre d’applaudissement à chaque fin de morceaux. Et le groupe le mérite amplement.

Niveau scène, toute l’attention doit être portée au son : pas de décor, pas de costume extravagant, pas de chorégraphie, juste une traînée de led au fond.
Annabel, Clay… Malgré la beauté de chaque chanson, les adeptes de  la disco électronique de 2005 ont des fourmis dans les jambes. Les basses de Yellow Halo et Thea les sauvent enfin. Will Gregory sort alors sa guitare transparente, la grande classe, et l’électronique remplace l’orchestre. Les applaudissements accompagnent désormais la batterie 2 à 3 fois par chanson, c’est un triomphe, j’ai rarement vu public autant émerveillé.

On passe enfin aux anciens albums avec U Never Know, magnifique de fragilité, Alison est une diva. Ride  a White Horse et Ooh La La suivront comme deux invitations à se déhancher. De toute facon pas besoin de montrer la voie, toutes les filles ont déjà les bras en l’air, ça danse même sexy sur les balcons là-haut à gauche.
Rappel furieux, ça y est on est chaud là ! Sur Lovely Head, Alison utilise deux micros, ce qui lui permet de nous donner la chair de poule lors de ses poussées plus qu’ aiguës. Et c’est reparti avec Train et Strict Machine, notre héroïne se laisse emporter par le rythme et parait moins timide.

Fin. Aussi brutale que çà. 1h30 de rêve féerique se transformant en folie électronique. Le public attendra longtemps pour en avoir plus, mais en vain. Sur les trottoirs du boulevard Rochechouart, les groupes s’extasient sur la qualité du son et particulièrement de la voix, alors que les solitaires rentrent sifflotant à la manière d’un western les notes de Lovely Head. On repart tous un peu sur les nuages. Reviens quand tu veux Goldfrapp.

 

 

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