Jeudi 28 janvier à Lille, les étudiants, les trentenaires, les quarantenaires étaient présents autour du symbole de la musique électronique berlinoise du nom de Paul Kalkbrenner. Durant 2H30 et à travers ses sept albums et ses innombrables remix, la minimale de monsieur Kalkbrenner a conquis majoritairement les 6000 membres du public.
Dès l’ouverture des portes, le flot de spectateurs envahit la salle. Paul Kalkbrenner arrive un peu avant 21H. Une ambiance pesante règne sous les toits du zénith. Les produits dérivés et les confections personnalisées de fans étaient omniprésents dans la salle. Les drapeaux Allemands trônaient dans la fosse. L’heure sonne ; Paul K arrive visiblement heureux et sûr de lui, arborant les couleurs du maillot de l’équipe de France et marqué par le numéro 10-KALKBRENNER. Il démarre son set avec classe sous les cris d’hystérie du public.
Azure, le premier morceau tiré de son album : « Berlin Calling » assure le début du show. Frénétiquement le titre s’enchaine sur un aspect nettement plus percutant et progressif apporté au titre d’origine. Il n’hésite pas à laisser le calme paraître afin d’exprimer les différentes tonalités de ses productions. La douce symphonie d’Azure est maniée et remaniée afin de laisser percevoir la témérité de son set. C’est un Paul K énergique qui expose d’un côté son identité musicale à travers le masque de DJ et de l’autre le producteur qui cherche à éblouir par la nouveauté. Presque sept mois après la sortie de son dernier album « 7 » ; nous découvrons le nouvel aspect des tracks en live. Les titres Cloud Rider, Feed Your Head, Battery Park ont amassé le plaisir du public qui chantait. Mothertrucker, Brigth Roller ont fait vibrer les murs du zénith. L’occasion pour Paul Kalkbrenner d’affirmer son succès avec « 7 ».
La personnalité de Paul K sur scène est tout à fait exubérante. On observe le plaisir qu’il a de retrouver son public dans cette première date française. Littéralement, il vit sa musique à travers ses gestes et ses mimiques.
Le live ne manque pas de poésie, le titre Train emporte dans les débuts de son set vers un tout autre monde ; celui où la musique techno minimale est reine. On signe le parcours en retrouvant les extraits de ses albums entremêlés les unes aux autres. C’est l’occasion à ses morceaux Sky and Sand et Dockyard de se refaire une jeunesse sur la scène.
Derrière lui, les écrans géants éblouissent le public en projetant toutes sortes d’effets, la couleur bleue (couleur de la pochette de son dernier album) domine les autres. Avec lui, ses machines et son ordinateur posés sur un large tissu affublé par la marque PAUL KALKBRENNER.
La bière à la main et surtout du rêve en tête, le public se retrouve jusqu’en haut des gradins pour danser et partager cet événement Lillois.
Au final, on se retrouve à s’émouvoir sur la fameuse Mezcla revisitée. Il ne manquera pas de saluer le public avant de repartir sur Revolte … La frénésie s’installe une dernière fois avant de se laisser bercer par Aaron pour finir sur une touche poétique dont le digne représentant berlinois a le secret.





