
Au premier abord, Melatonine ne manquera pas de faire penser à Superbus, mais au fil des écoutes se dégage une identité propre à la formation. Bien sûr, ce premier opus ne constitue pas pour autant une révolution sonore en lui-même, mais il ne s'agit aucunement du but recherché par le groupe qui nous livre onze titres aux sonorités pop sautillantes et efficaces. Les instrumentations s'avèrent d'une relative simplicité mais ne manqueront pas de coller le sourire au plus grognon des citadins.
Entre compos rebondissantes qui donneraient de l'énergie à un professeur de philosophie (« J'aime pas », éventail des petits désagréments rythmant notre quotidien, « Les Anges ») Le tempo se veux moins énergique à l'occasion de quelques plages plus mélancoliques ( « Portobello », laissant la part belle aux claviers, « Wintersong », « A qui la faute »). Une baisse de régime nécessaire à des paroles basées sur des déceptions amoureuses dans lesquelles certains se retrouveront probablement.
Le principal atout de Psychoglam est incontestablement la voix de Bénédicte, qui passe au creux de l'oreille comme une lettre à la poste. Accrocheuse dès les premières secondes, l'auditeur se trouve directement embarqué dans les mélodies de Melatonine. Les textes sont de plus, exception faite de « Lie To Me », en français et plutôt bien écrits, explorant des thèmes aussi variés que la célébrité (« Elle s'inspire ») ou l'addiction médicamenteuse (« Prozac Generation »).
Avec Psychoglam, Melatonine signe un album plaisant qui évite soigneusement de s'aventurer dans les méandres de la technicité superflue et des expérimentations à rallonges. 36 minutes emballées c'est pesé !
.: Tracklist :.
01. Prozak generation
02. J'aime pas
03. Psychoglam
04. Les anges
05. Portobello
06. A qui la faute
07. Elle s'inspire
08. Lie to me
09. Wintersong
10. December twenty sex
11. Souviens-toi

