
Alice in Chains est un groupe intemporel, distillant la même recette depuis la fin des années 80, traversant la scène grunge et renaissant de ses cendres comme le phénix. La guitare lourde aux tempi lents de Jerry Cantrell jouant sur des gammes mineures forme un formidable terrain d’expression pour la voix chaleureuse de DuVall qui s’envole dès le titre d’ouverture, « Hollow ». A coup de grandes embardées, la six cordes de Cantrell nous livre des riffs mémorables comme sur « Pretty Done » et « Breath on a Window » qui s’inscrivent dans la lignée du précédent album tandis que « Phantom Limb » ou « Stone » séduisent par leurs gimmicks. Alice in Chains laisse néanmoins la part belle à des titres acoustiques, sempiternelle marque de fabrique du groupe, avec « Low Ceiling », « Scalpel » et « Choke » qui se conclut sur un magnifique solo électrique. The Devil Put Dinosaurs Here est un album qui mérite des écoutes attentives, et à répétition, avant de s’apprécier véritablement. Peut-être moins évident à appréhender que Black Gives Blue Away, il en ressort un plaisir d’autant plus fort après digestion. Notre titre favori reste celui qui donne son nom à l’album, « The Devil Put Dinosaurs Here », véritable montée en puissance durant presque 7 minutes, qui joue de toutes les bonnes vieilles formules à succès des singles hard rock des vingts dernières années : l’intro / outro acoustique, le riff « easy listening », le solo épique…. Ca nous donne envie d’enfiler un perfecto et de se laisser pousser les cheveux longs !
. : tracklist :.
1. Hollow
2. Pretty Done
3. Stone
4. Voices
5. The Devil Put Dinosaurs Here
6. Lab Monkey
7. Low Ceiling
8. Breath On A Window
9. Scalpel
10. Phantom Limb
11. Hung On A Hook
12. Choke


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