
Les membres de Slave Machine, issus de différentes formations au parcours plus ou moins visibles (Kandjar, Elijaah, …), ont abandonné le temps de ce projet leurs sources d’inspiration majoritairement venues de la scène hardcore pour se pencher sur des sonorités plus synthétiques. On rapprochera aisément les productions de Slave Machine au metal industriel de Fear Factory, associant à cela des parties death melo qui viennent temporiser des compositions épileptiques. Pourtant, oublions les artifices, Disconnected veut avant tout mettre le feu. Slave Machine surjoue de concision pour produire une musique volontairement brute, massive et enveloppante. Forte d’une rythmique imposante, l’introduction portée par un riff des plus basiques joué à la croche laisse rapidement place à « Anthrophobia ». Les machines s’ajoutent pour prêter main forte à des riffs taillés pour la scène. Derrière l’effet de synthèse, c’est surtout une musique furieuse qui se développe en plusieurs mouvements, l’un porté dans une direction brutale où la caisse claire n’hésite pas à faire des pointes de vitesse, et l’autre, dans le sens opposé avec un chant clair et des arrangements qui viennent tempérer la dimension bruitiste de la composition. Slave Machine applique régulièrement cette bonne vieille recette sur les 7 titres de l’album. « The Other Way » n’échappe pas à la règle, après une introduction à la rythmique triviale, le groupe ajoute peu à peu une certaine complexité à la composition avant de venir briser cet effort par une longue accroche tendue, qui devrait lancer efficacement quelques moshpits ! « Just Like Me » poursuit dans la même voie.
Le titre le plus réussi à nos yeux et qui aura attiré notre attention reste « Relevant ». Véritable effort de concision, le morceau le plus court de l’album est un condensé d’adrénaline qui représente bien ce qu’a voulu produire Slave Machine en studio au travers de ce premier essai. L’entrée en matière est l’une des plus violente de l’album grâce à une caisse claire martelée et un chant agressif, qui rappelle Heaven Shall Burn. Les machines sont moins présentes et, à cette intro au feu ardent, cède un refrain tempéré qui assure, enfin, une bouffée d’air à l’auditeur. Indubitablement, ça va chauffer dans les salles de concerts. Cependant, l’auditeur n’est pas au bout de ses peines puisque « Will You » et « Trouble » vont faire effet de double couperet, comme deux nouvelles décharges successives. Puissamment électriques et massivement atomiques, c’est un déluge sonore qui s’abat sur nos crânes avec une étonnante pesanteur sur nos épaules. « Trouble » laisse pressentir une ouverture vers plus de légèreté et plus d’harmonie, avec un refrain soumis à une moindre gravité.
En un mot, Slave Machine nous livre une première production réussie, qui va droit au but et sans artifices. A découvrir !
.: tracklist :.
1. Intro
2. Anthrophobia
3. The Other Way
4. Just Like Me
5. Relevant
6. Will You
7. Trouble



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