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Dowdelin, le clip de “Laissé Mwen” et l’album “Carnaval Odyssey”

Nomade et défricheur, Dowdelin explore un chemin où s’assemblent jazz créole, dancefloor électronique, percussions antillaises pour façonner un feeling Future Kréol unique que l’on retrouve sur un premier album : Carnaval Odyssey. Dowdelin est un trio qui propose une soul music contemporaine en langue créole. Les trois musiciens mélangent élégamment musique des Caraïbes françaises et influences afro-américaines tentant d’esquisser un afro-futurisme créole teinté d’électro.
Formé en 2016 suite à la rencontre de David Kiledjian et de la chanteuse Olyvia, plus tard rejoints par Raphaël Philibert, le trio Dowdelin aborde les thèmes propres aux cultures afro-caribéennes, dans un registre musical afro-américain et véhiculé en langue créole. Une configuration linguistique et musicale rare, là où l’anglais prédomine dans l’interprétation de musique actuelle, là où rythmes traditionnels et composition appartenant à une période précise sont indissociables de la langue créole. Dowdelin décloisonne le verbe des îles et le laisse librement évoluer dans l’espace et le temps, lui donnant la possibilité de dépeindre des paysages actuels, aborder des problématiques d’ici et évoluer sur des sons d’ailleurs… A écouter avec le clip de Laissé Mwen.  

Nouvelle bouture des aventures musicales de David Kiledjian alias Dawatile, musicien aguerri et producteur lyonnais, la formation Dowdelin est une fenêtre ouverte sur la musique créole d’aujourd’hui.
En éternel défricheur, David marque avec Dowdelin un nouveau chapitre dans son combat contre les catégories figées en musique, à l’image de ses projets (Armad & Cyme, Plaster Cats, Fowatile, HILA) et ses collaborations, notamment avec Tigran Hamasyan, prodige du piano jazz et dépositaire de l’héritage culturel arménien. Tout a débuté, ou pas tout à fait, quand la chanteuse Olivya contacte David Kiledjian, et une année plus tard, une idée germe : et si Olivya chantait en créole, sa langue maternelle, elle qui est martiniquaise ? Banco. Tous deux enchaînent les heures scotchés à l’ordinateur, creusant les pistes, testant les gimmicks, explorant les trames, se saisissant d’un micro ou d’un instrument dès qu’une idée prend forme. C’est ainsi que naît Dowdelin : à deux, dans l’échange permanent, dans la quête d’un feeling créole percuté par l’électronique. De l’art de la mixologie. Chercher le bon dosage, telle est alors la quête.

Trouver l’ingrédient surprise qui relèvera le goût, ou celui plus discret qui ne sera là que pour magnifier l’ensemble. En cocktail comme en musique, la méthode est la même. Dowdelin illustre cet art du mélange : chercher la saveur ancestrale reconnaissable dans l’instant, la coupler avec une influence peu usitée, shaker le tout pour créer la texture qui fera la différence. On pense parfois à Max Cilla, le flûtiste, à Jacques Schwarz-Bart, le saxophoniste… mais aussi au travail du collectif Mawimbi sur les musiques africaines. S’ancrant dans la bouillonnante scène afro-futuriste, confirmant le retour des influences caribéennes dans la pop française, Dowdelin devient trio quand David pense à un vieux compagnon de route qu’il n’a pas croisé depuis des lustres : Raphaël Philibert, poly-instrumentiste guadeloupéen omniprésent sur la scène jazz (tous deux avaient joué dans le même groupe de jazz caribéen), saxophoniste pour Sonny Troupé, mais également orfèvre des percussions afro-cubaines et joueur de Gwoka. Il vient se greffer sur le répertoire déjà ébauché : it’s a match !

Dowdelin transcende l’exercice de style et les connivences avec deux multi-instrumentistes, qui par leur expérience, leur polyvalence et leur vision, ouvrent le champ des possibles à une chanteuse s’exprimant dans sa langue maternelle. Loin des rôles à tenir et des poncifs, le groupe remet au premier plan, les notions d’expression et de liberté dans la musique. Olivya, chanteuse instinctive, affirme vite son aisance scénique et vocale, mêlant langueur et puissance dans son chant, l’une faisant écho aux influences jazz, l’autre faisant contrepoint à la production électronique de l’ensemble que Dawatile, réalisateur reconnu, façonne avec dextérité. Dans ses chansons, Dowdelin aborde les thèmes propres aux cultures afro-caribéennes, dans un registre musical afro-américain et véhiculé en langue créole. Une configuration linguistique et musicale rare, là où l’anglais prédomine dans l’interprétation de musique actuelle. « Slowdown», illustre à merveille l’imaginaire du projet Dowdelin : c’est un texte invitant à se retrouver, à se recentrer face à toutes les sollicitations du quotidien, tandis que Laissé Mwen, premier extrait de l’album, parle du refus des étiquettes que l’on voudrait mettre sur les gens comme sur la musique… Un patchwork musical réussi, reflété par la pochette post-moderne aux références antillaises.

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