Interview : Ulrich Wegrich (Otargos)

D’avance, désolé. Je pensais que j’aurais eu plus de temps à discuter avec Ulrich, le chanteur/guitaris d’Otargos, mais notre ami était extrêmement sollicité ici au Hellfest au stand SP Custom et il a dû nous laisser au bout de quelques minutes… De quoi quand même rassembler quelques infos sur ses projets en cours 🙂

 

© Tastoux Live Pics

 

Salut Ulrich ! Merci de me recevoir, comment vas-tu ?

Très bien, non en fait un peu fatigué ! la journée a été longue hier, j’ai été sollicité toute la journée depuis l’ouverture, et j’ai voulu allé voir Rammstein. Et puis ce matin (samedi) on jouait à 11h !

Comment ça s’est passé ce matin ?

Super bien écoute ! Le public était au rendez-vous, mais j’ai envie de dire pas trop de surprise de ce point de vue-là, j’ai toujours entendu dire que le public était vraiment capable d’être au taquet au petit matin sur les concerts, et je suis vraiment content que cela ait aussi été le cas pour nous ! On est très content de notre prestation, de cette date-là puisque c’est une date anniversaire, c’est les 15 ans du groupe…

Et bah joyeux anniversaire alors !

Merci ! C’est cool ! Donc voilà, on est très content qu’il y ait eu des enragés qui se soient levés tôt pour être là, sachant que la plupart fait déjà la fête dès le jeudi. Entre ça et le fait qu’on puisse pas vraiment dire que ce soit super fluide pour entrer sur le site… t’as intérêt à te lever hyper tôt pour être sur le site à 10h30 devant les premiers groupes quoi. Même si maintenant le site ouvre une demi-heure avant les premiers groupes. Ce qui d’ailleurs n’était pas le cas avant… On avait joué en 2010 et le site ouvrait pile en même temps que les premiers groupes jouaient, donc t’avais un petit laps de temps pendant lequel tu jouais devant… personne ! Et puis je trouve que le fait d’avoir mis l’extreme market dehors c’est un peu bizarre : tu te tapes 2h de queue pour entrer sur le site, ensuite tu dois ressortir si tu veux aller au merch et tu te retapes la queue pour re-rentrer sur le site… Curieux comme organisation. Je suis bien content de pas être festivalier (rires) !

Alors, à part l’anniversaire d’Otargos et la promotion du nouvel album, Xeno-Kaos sorti en novembre dernier chez Kaotoxin Records, quel est l’actu pour Otargos ?

Là cet été ça va être un peu calme pour cet été, parce qu’avec d’autres membres d’Otargos on s’occupe de notre projet parallèle Volker. C’est un peu les vacances pour Otargos donc, on va reprendre à la rentrée avec pas mal de dates et de festivals, avec Gorod notamment. C’est la deuxième partie de la promotion de l’album.

Vous avez déjà quelques pistes pour l’évolution d’Otargos ?

En toute honnêteté là on est vraiment focalisé sur la continuité de la promotion de l’album. Un nouvel album par la suite bien sûr, mais ce n’est pas à l’ordre du jour pour l’instant. On sait déjà que ce sera dans la même veine, on n’a pas fait de remise en question sur les styles ou quoi que ce soit. Cela restera dans la continuité de Keno-Kaos. On a pas défini de date de début de composition. Comme je te le disais là on est assez concentré sur Volker. On profite justement du fait que la promotion de Xeno-Kaos soit suffisamment avancée pour travailler sur autre chose. On va prendre notre temps, on n’est pas pressé !

Avec deux groupes, tu arrives à vivre de ta musique ?

J’ai le droit de mentir ? (rires) Non en toute honnêteté je pense que le registre extrême… Enfin déjà le metal en lui-même en France, c’est très dur, y’a pas énormément de groupes qui en vivent. Doit y avoir Gojira qui en vit, mais même dans les vieux groupes, les Loudblast les trucs comme ça, y’en a qui sont aussi intermittents à côté, au son, aux lumières. Donc tu vois dans le milieu metal, metal extrême, c’est dur. Tu vois Benighted, ils sont quand même très hauts dans la popularité, mais ils bossent tous à côté, y’en a un qui est prof, un autre qui bosse à l’hôpital… Mais évidemment ce serait un rêve. Y’en a peut-être qui déménagent aussi pour voir comment ça se passe ailleurs, mais bon, ça reste un coup de poker aussi ! T’y vas pas à l’arrache comme ça, ce serait plutôt un truc à faire si t’as déjà quelque chose d’avance, une opportunité. Sinon je pense que ça reste difficile, le côté financier joue énormément quand même. Nous on n’y pense pas.

Alors qu’est-ce que tu fais ici, au stand de SP Custom ?

Et bien je représente la marque ! Ce sont des micros de guitare. Je connaissais la marque depuis pas mal d’années et puis là récemment j’ai eu contact avec Jérémy Begoin, le fondateur. Je lui ai parlé de ce que j’aimais dans les sons de guitares, ceci-cela, et on a travaillé ensemble après. C’est un mec vraiment super, à l’écoute du musicien, de ce qu’il veut… Il a des micros déjà tout faits, mais il propose aussi des micros custom sur mesure, selon l’écrin, si tu veux plus d’aigus, peu importe… il est à l’écoute et il te fait ce que tu veux.

Qu’est-ce que tu lui as demandé toi par exemple ?

Moi je lui ai dit « Alors voilà avec Otargos j’ai du Ducan, j’aime bien ce son et je voudrais rester dans ce registre-là ». J’aime bien le côté pas trop moderne pour garder une touche un peu grasse, qui gratte un peu. Alors je lui ai dit « Qu’est-ce que t’en penses ? » il m’a présenté le Heat Crusher. Et on a parlé aussi de la customisation du design, il m’en a fait un tout bien tout beau et ça sonne super bien, pile dans ce que je cherchais. Je l’ai utilisé aujourd’hui pour la première fois sur scène et t’as le sondier qui a dit « Wah putain, t’as un super son » ! J’aime bien ce côté précis et gras à la fois. Donc voilà, je crois que je viens de faire une chouette pub ! Bref je vais continuer à travailler avec lui pour Volker pour une demande complètement différente à base de Pure 90 qui a un son, un grain un peu plus old school, plus rock, avec quand même un petit lot de technologies modernes pour éviter tout ce qui est larsens et tous ces trucs-là dont on peut se débarrasser plus facilement aujourd’hui. Parce qu’il sera poussé dans ses derniers retranchements et donc on a besoin de plus de gains. C’est pas le genre de micro qui est fait pour ce genre de musique donc il a besoin d’un petit coup de pouce. Sinon ce serait difficile à dompter sur scène…

Ulrich, je vois que tu es très demandé… un petit mot pour la fin ? Des groupes à conseiller à l’affiche cette année selon toi ?

Y’en a tellement ! Et tellement que je ne connais pas… Moi je veux voir surtout les têtes d’affiche… Mais de là à conseiller quelque chose en particulier, je peux pas dire vu que je connais même pas la moitié de ce qui passe donc j’ose pas trop là… Mais ce qui est bien avec ce genre de programmation, c’est que tu trouves forcément plein de groupes que t’aimes ou que t’aimeras bien. Profite-bien, toi qui a un peu plus le temps que moi (rires) !

 

Jean-Marie Carrée

Be confortable, Creature.

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