The Beta Machine – « On veut que les gens sachent que c’est sérieux »

A l’occasion de la sortie du premier EP de The Beta Machine, « All This Time », nous avons pu poser quelques questions à Matt McJunkins, bassiste de nombreuses formations telles qu’Eagles Of Death Metal, A Perfect Circle et Thirty Seconds To Mars. Une occasion unique de découvrir ce nouveau groupe, composé de nombreux talents, puisque Jeff Friedl (A Perfect Circle, EODM,…) est présent derrière les fûts et Claire Acey prête sa voix.

On connait mieux ta carrière avec Eagles Of Death Metal et A Perfect Circle, peux-tu nous en dire plus sur ton nouveau projet « The Beta Machine » ?
Matt McJunkins : Bien sûr ! The Beta Machine est un groupe que j’ai lancé avec Jeff Friedl. C’est un truc que l’on a commencé par hasard en travaillant sur d’autres projets ensemble. Nous avons tous les deux joués dans les mêmes groupes, mais séparément. C’est quelque chose qui nous tient à cœur, mais on pensait qu’il serait intéressant de commencer quelque chose de nouveau, par nous-même. Un groupe dont on pourrait contrôler la direction artistique et l’univers sonore.

Vous avez une carrière similaire avec Jeff Friedl, le cofondateur de The Beta Machine. Vous avez tous les deux joués dans A Perfect Circle, Eagles Of Death Metal et Puscifer. Vous faites partie du même microcosme. Comment avez-vous fait pour jouer dans autant de groupes ensemble ?
Matt McJunkins : Oui, Jeff et moi avons joué dans tous ces groupes, et continuons de le faire. C’est parfois compliqué de trouver un équilibre entre ces multiples groupes. Tu espères que les plans de chacun vont te permettre de continuer de jouer avec tous ceux avec qui tu as la chance de jouer. Malheureusement, parfois les agendas sont incompatibles et tu dois faire des choix : est-ce que je participe à cette tournée en même temps que cet enregistrement, ou l’inverse… Avec The Beta Machine, Jeff et moi avons décidé d’aller de l’avant, mais nous seulement sur notre temps libre. Du coup, on trouve plus facilement l’équilibre avec le reste des autres projets, et on peut continuer à jouer avec nos autres groupes.
 

Comment peut-on décrire votre musique pour ceux qui ne l’ont pas encore entendu ? Il y a quelque chose d’A Perfect Circle dedans, n’est-ce pas ? C’est très mid-tempo et mélancolique…
Matt McJunkins : Oui, on retrouve ça. Jeff et moi sommes fans d’A Perfect Circle depuis longtemps, et leur influence est inévitable. C’est sûr que ça ressort à un moment dans notre musique. Mais pour décrire plus généralement notre musique, comme tu as dit, on ressent une forte mélancolie. Mais, ça reste en surface. Si tu fais attention et te plonge dans les morceaux, tu seras surpris de d’y découvrir aussi beaucoup d’espoir !

The Beta Machine a lance son premier EP. Peux-tu nous dire comment et avec qui vous avez initié le projet ?
Matt McJunkins : Nous cherchions à lancer un EP de différentes manières. Nous avons pensé faire appel à certains labels, et nous envisagions même de le faire en totale indépendance par nous-même. Nous voulions lancer cet EP à notre manière, pour que les gens sachent que ce projet existe vraiment et qu’il devient sérieux. Ce n’est pas simplement un side-project le temps d’un album et au revoir. Nous pensions que passer par Pledge Music serait la meilleure façon de trouver des gens investis et qui trouveraient un intérêt dans notre groupe et notre musique. Nous avons beaucoup apprécié leur réaction quand on leur a présenté le projet, et ça nous a définitivement motivé à bosser avec eux.

 

Claire Acey a une voix incroyable. Comment vous-êtes vous rencontrés ? Etait-ce un choix d’avoir une voix féminine dès le début du projet ?
Matt McJunkins : Je suis totalement d’accord ! Jeff et moi avons rencontré Claire grâce à notre ami Carina Round [NA : qui chante notamment dans Puscifer]. Claire chantait avec Carina sur quelques titres de son dernier album « Tigermending », et assurait quelques backvocals sur pour Carina quand Jeff et moi étions les musiciens de Carina lors de ses concerts d’ouverture en solo, pour Puscifer. Nous sommes devenus amis et nous avons toujours pensé qu’elle avait une voix incroyable. Quand nous avons lancé The Beta Machine, nous ne savions pas vraiment qui allait chanter. Je me suis doucement essayé à chanter et à m’amuser avec les paroles et les mélodies, mais nous sentions qu’il nous manquait quelque chose. Nous avons invité Claire à répéter une journée, elle a chanté un ou deux morceaux et ce fut un changement radical pour nous. On a simplement souri, mais on savait que ça allait marcher.

Vous êtes actuellement en tournée avec A Perfect Circle aux Etats-Unis. Beaucoup de jeunes groupes seraient impressionnés de jouer avec une formation aussi connue, mais pour vous, c’est un peu comme partir en voyage de famille, non ?
Matt McJunkins : En réalité, ce sera notre première longue tournée avec The Beta Machine, donc je suis super excité ! Nous allons jouer face à des milliers de spectateurs chaque soir, qui, pour la plupart, vous nous découvrir sur scène pour la première fois. C’est une opportunité très spéciale pour nous de faire bonne impression, et nous ne prenons rien pour acquis.

The Beta Machine prépare un premier album pour novembre prochain. Où en êtes-vous ? Est-ce déjà enregistré ?
Matt McJunkins : Et bien, ce n’est pas totalement vrai. Nous travaillons constamment sur de nouveaux morceaux, mais nous n’avons pas encore prévu de date de sortie, ou ce que sera cette sortie.

A quoi ça ressemble ? Vous explorez de nouvelles voies pour votre musique ?
Matt McJunkins : Notre prochaine sortie sera différente mais aussi certainement dans la continuité de l’EP. Ce sera le même groupe de personne et nous travaillons encore avec le producteur Mat Mitchell [NA : Nine Inch Nails, Tool, …]. C’est difficile de dire à quoi ça ressemblera tant que ce n’est pas fait. Nous aimons prendre notre temps et expérimenter avec les sons et des textures différentes. Nous essayons toujours de trouver quelque chose d’unique et d’intéressant qui nous excite. Une des choses qu’on aime particulièrement, c’est qu’on peut faire ce qu’on veut, quand on veut ! C’est pour cela qu’on a lancé ce projet au départ. Les gens peuvent toujours compter sur des évolutions musicales, mais avec des éléments communs et similaires à ce qu’on a fait jusqu’à maintenant.

Prévoyez-vous une tournée en France et en Europe cet automne ?
Matt McJunkins : Nous viendrons en France et autant que possible en Europe, mais je ne peux juste pas te dire quand !

Erwan Le Nagard

Fondateur du site, épris de passion pour le stoner. Le monde ne se résume pas à une citation de Lemmy.

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