Interview : Klone : « On a de la matière super couillue, plus que ce qu’on a pu entendre par le passé avec Klone ! »

On a profité de notre présence au Hellfest pour rencontrer Guillaume Bernard, le guitariste du groupe Klone. Extraits :

Guillaume bonjour ! Que fais-tu ici au Hellfest et avant ça, comment vas-tu ?

Bonjour ! Ça va et toi ? Je suis là pour la Klonosphère pour représenter Nostromo, Kadinja, Adagio et Los Disidentes Del Sucio Motel ! Et puis aussi pour parler de notre nouvel album, Unplugged, sorti il y a quelques mois maintenant.

Justement, parlons de cet album, tu peux nous parler des retombées ? De notre côté et comme il semble très nettement que ce soit le cas pour tout le monde, il est super bien accueilli, même demandé !

Oui c’est vrai qu’on avait déjà fait quelques titres en acoustique, qu’on avait mis en bonus de The Dreamer’s Hideaway. C’était notre premier test. Puis, on a eu l’occasion d’ouvrir aussi en acoustique pour Anneke (Van Giersbergen, ndrl) il y a de cela deux ans déjà. C’était encore expérimental aussi, mais on a été largement réconforté par le public déjà à l’époque. On s’est dit qu’il y avait un putain de truc à faire et qu’il fallait le faire jusqu’au bout. Rochefort nous a proposé d’enregistrer un disque entier dans le théâtre, le lieu que l’on voit sur la pochette de l’album.

Klone Unplugged

On a mis ça en place en août dernier, on a enregistré le disque en prise live pendant 3 jours tous ensemble et le disque est sorti en février dernier. Depuis, on a enquillé une quarantaine de dates en France. C’était nouveau pour nous, on a bossé avec de nouveaux musiciens pour l’occasion, une accordéoniste et un percussionniste. Et truc tout bête, question logistique du coup c’est moins lourd pour les transports et à organiser, ça aussi c’était très agréable (rires). On part à quatre en camion et ça se passe super bien.

La tournée n’est pas finie !

Oui tout à fait, il nous reste quelques dates en France mais aussi, on commence à prévoir à l’étranger. Les australiens avec qui on avait fait une tournée en 2015 pour Here Comes The Sun nous ont recontactés pour revenir. A la base, ils voulaient nous programmer pour Juillet mais logistiquement c’était un peu trop compliqué, on a déjà des dates programmées et puis tant qu’à faire, on va essayer de ne pas faire qu’un aller-retour juste en Australie mais d’aller jouer dans d’autres pays. On a des touches en Europe et au Canada, mais je n’en dirais pas plus tant qu’il n’y a rien d’officiel et surtout que le boulot n’est pas fini !

Oui, donc là vous les avez vos retombées sur cet Unplugged, même si ça n’était pas un si grand suspens vu comment il est cool !

Oui, on est vraiment rassurés. Et puis parfois le public se surprend à redécouvrir encore ses chansons en live, qui sont plus entrainantes ou plus sombres que sur l’album.

Du Klone, en somme !

Oui, c’est ça. Ça permet de voir l’album d’une autre façon ou pour ceux qui n’aimaient pas son esthétique, de pouvoir prendre un autre chemin pour le découvrir. Il n’y a pas de distorsions, pas de batterie, c’est épuré. La plupart des compositions viennent de Here Comes The Sun, qui avait une tournure rock plus assumée que son prédécesseur.

klone guillaume bernard credits sylvia vasseur

C’est une voie artistique que vous pensez poursuivre à l’avenir ?

Oui et non. Cela va nous permettre de faire des mélanges de styles plus riches qu’avant, on pourrait très bien inclure des instruments folk en plus des électriques sur des titres, ou juste proposer un set qui mélange titres électriques et d’autres acoustiques, ou changer des parties électriques par des acoustiques à l’intérieur même d’une compo, pour les plus progressives… Les idées ne manquent pas ! On n’a rien regroupé encore, donc le suspens plane encore… Peut-être au final que cette expérience s’arrêtera là, qui sait ? (rires) Plus sérieusement, tout ce que je peux te dire c’est qu’on a suffisamment de matières pour faire aussi bien un album dur ou soft. On va voir si ça va se mélanger selon les scénarios que je viens de te décrire, ou si on va en faire deux albums différents par exemple. Ça a le temps de changer, ça sortira fin 2018 ! On ne se met pas la pression. On a aussi de la matière super couillue, plus que ce qu’on a pu entendre par le passé avec Klone. Des trucs barrés, durs, expérimentaux… Des structures peu traditionnelles qui s’éloignent vraiment de ce qu’on a fait. Faut juste savoir ce qu’on va en faire, car nos deux derniers albums ont énormément marqué le public aussi avec leur démarche complètement différente. On a franchi un palier avec. Donc tu vois, rien n’est clair pour l’instant.

Vous avez conquis un nouveau public avec cet album. Y’a un côté british qui ne déplait pas, au contraire…

Oui, vraiment, on le pense ! Sa plastique et son approche sont différentes. On a rencontré un gars une fois, un cuisto à Antibes, qui nous racontait qu’il mettait l’album en boucle en cuisine pour s’inspirer pour ses recettes ! C’est super flatteur ce genre d’anecdotes. Y’a une sorte de fraicheur, mais on ne fait pas de la pop pour autant.

Vous êtes passé chez le dieu Zegut il y a peu ! Quelle fierté pour la communauté metal de France de vous y avoir vus/entendus !

Oui, on a enregistré 5 titres en live là-bas, c’était en février dernier. Zegut suivait déjà pas mal le groupe à la base, il diffusait pas mal de chansons depuis l’époque de The Black Days. Quand on est arrivés dans son studio, il nous a dit « Et bah voilà ! Depuis le temps que je vous attendais les gars ! » et c’était très bonne ambiance. On rentrait bien dans ses cases. On était très contents de cette expérience, il nous soutient comme il faut !

Parle-nous un peu du retour de Nostromo… Personne ne s’y attendait vraiment à leur retour ?

Oui, moi non plus ! Ça s’est fait un peu par hasard. Ils ont ouvert pour Gojira pour leur tournée Magma en France en début d’année. Leur retour sur scène est super acclamé !

Depuis, comment ça se passe pour eux ? Des nouveaux projets à l’horizon ?

Ça se passe super bien ! Y’a pas mal de dates à la rentrée en France qui ont été programmées, ils discutent même de refaire un EP. C’est sur les rails, ils veulent faire des nouveaux titres, quelques reprises éventuellement et du son live. Ça devrait être super.

Ça me fait penser à l’édition 2013 du Hellfest, il y avait The Old Dead Tree à l’affiche. Personne ne s’y attendait aussi, et y’avait un monde de fou devant eux ! Après ils ont fait une tournée en France.

C’est ça, un retour des abîmes ! Mais TODT a eu la « chance » d’avoir un temps d’absence plus court que Nostromo, c’était plus récent dans les esprits des gens. Nostromo est un plus vieux groupe en quelques sortes et ils ont remis les pieds à l’étrier plus tard. Il faut qu’ils se refassent un peu la main avec la scène (ndlr : on y était, c’était sauvagement puissant… On croit bien qu’ils sont de retour !). Une grande partie du public ne les connait pas, surtout la nouvelle génération.

Avant de se quitter, tu as d’autres nouvelles à nous annoncer ?

Oui ! A la rentée je vais sortir un album sur un projet perso avec Mélusine (Fradet). Un album acoustique, qui est déjà prêt, mais on attendait la rentrée pour le sortir parce que là je n’aurai pas le temps de m’en occuper avec tout le travail qu’on a sur Klone en ce moment. Celui-ci devrait sortir en octobre. Le projet s’appelle Cloud Cuckoo Land. Cet été, je travaille aussi sur un autre projet avec un zikos de Poitiers… J’ai la tête partout comme tu peux le voir ! Celui-là sera très électro-écoustique et folk, avec du chant en français. On moins avancé dans la production de l’album, faudra miser sur 2018 pour sa sortie.

On manquera pas d’écouter tout ça ! Merci Guillaume pour cette entrevue, on espère vous revoir à l’affiche du Hellfest l’année prochaine avec votre nouvel album !

Merci à toi aussi ! Ouais, on dirait pas non (rires) ! Merci encore !

Jean-Marie Carrée

Be confortable, Creature.

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