fbpx
Vacarm.net
Image default

Interview HEYMOONSHAKER

Ce qui est bien au Café de la Danse, c’est qu’on a toujours le privilège de boire un verre avec l’artiste du soir. Et ce soir, c’est Heymoonshaker, un blues band bourré de charme et de talent, composé de Andrew Balcon, guitariste et chanteur britannique à la voix déraillée sexy, de Dave Crowe qui l’accompagne en maître de la beatbox, …et c’est tout. Duo peu banal vous l’accorderez.

Dave Crow est entouré de nombreuses jeunes femmes. Poussée par mon amie, je tente l’incruste et décroche 20 minutes entrecoupées d’intrusions insistantes voire désespérées:

Racontez moi Heymoonshaker, quelles sont vos influences ?
«  J’ai rencontré Andy lorsqu’il jouait sur l’Ile du Sud en 2009. On a commencé à tourner ensemble sur le World Buskers Festival en Nouvelle Zélande. Andy écoute beaucoup de blues et rock’n roll old school: Led Zeppelin, Rolling Stones, Etta James. Quant à moi je n’ai jamais vraiment eu d’influence. La raison pour laquelle j’ai commencé la beatbox est venue le jour où j’ai vu un gars en faire dans un club près de chez moi à Stokholm, il avait un pouvoir extraordinaire sur la foule. J’ai été acteur, danseur, mais je n’avais jamais tenu mon public comme il le faisait. C’était il y a huit ans, en 2005, la beatbox n’était pas connue, c’était juste du babillage, mais pour moi c’était la performance la plus incroyable que je n’avais jamais vue. »

Vous nous avez beaucoup parlé en Français sur scène tout à l’heure…
« Oui, ce sont juste quelques mots que je connais à force de passer du temps en France. Je n’ai pas pris de cours, je ne comprends ou ne parle pas vraiment. On a joué 18 fois à Paris en 2 ans, en commençant dans les bars, puis les festivals, maintenant vous commencez à nous connaître de mieux en mieux. D’habitude, je parle toujours en Anglais sur scène mais ce soir j’étais confiant alors je me suis lancé. »

Qui est votre public: des inconditionnels de Blues? une nouvelle génération pour la fusion ?
« Bonne question. Nous en avons discuté entre nous justement il y a peu, quel serait le profil type de notre auditeur, le fait est qu’il est pluriel. On a eu du succès dans des festivals de Blues, sur des campus d’université, même sur des petites performances à 5€ dans les Vosges.
Je pense que la raison pour laquelle ça marche c’est surtout ce duo relationnel. J’ai joué avec d’autres bluesmen, c’était cool mais ce n’était pas aussi “spécial” qu’avec Andy. Notre relation entre Andy et moi est très physique. Tout se passe sur la scène, nous sortons notre amour comme notre haine, c’est un peu comme aller chez le psy pour nous, c’est notre moment. Je pense que c’est ça qui fait que nous touchons différentes populations. Le profil de notre audience est très large parce que ce que l’on joue a moins d’importance que l’ensemble du show. Vous ne venez pas pour entendre une chanson, pour voir un groupe de pop radio, vous venez voir 2 gars qui vont exprimer quelque chose. Venez un autre jour, je vous garantis, ce sera complètement différent. Si vous allez voir les A.M. à quelques mois d’intervalle, vous verrez le même spectacle à une chanson près. Je n’ai rien contre eux j’aime beaucoup leur nouvel album, leur chanteur vous transporte quelque part. Mais je ne peux vivre ainsi, nous ne sommes pas statiques, nous voulons que chaque soir soit une nouvelle expérience. »

Next step ?
“Enregistrer un nouvel album, faire de nouvelles vidéos sympas. Ce nouvel album sera complètement différent, comme je disais nous sommes erratiques. Le Blues reste la base mais je recherche avant tout le morceau qui va me faire sentir sexy, me faire sentir puissant et libre sur scène. Nous vivons ensemble chaque jour, chaque semaine de chaque mois. Nous prenons juste 2, 3 jours de congés pour voir la famille, les amis, faire ce que l’on a à faire. Notre évolution en tant que musiciens est constante. Tu veux jouer quoi aujourd’hui ? J’ai envie de jouer du swing. Tu veux jouer du swing ? Voilà un morceau swing sur le nouvel album. Pour le moment nous avons quatre nouveaux morceaux mais je ne peux en dire plus. »

L’ambiance live est-elle très différente d’un pays à l’autre, de l’Amérique berceau du Blues à la France par exemple ?
« Nous n’avons encore joué aux Etats-Unis, c’est prévu pour Mars. La raison pour laquelle nous jouons si souvent en France est que vous avez été le premier pays à nous avoir dit oui et être fidèle. Nous habitons en Suède mais n’avons presque pas joué chez nous, juste dans quelques restaurants mais c’est tout. Ce qui est incroyable en France, c’est votre fidélité. Cela fait deux ans que nous y jouons et nous reconnaissons les mêmes personnes qui reviennent toujours nous voir.
Au Canada aussi l’ambiance était super. La République Tchèque est probablement meilleure, ils sont fous là-bas (dans le bon sens), mais on y a joué que deux fois. La meilleure expérience reste pour le moment en France puisque c’est une expérience sur le long terme. »

L’ambiance ce soir était beaucoup menée par les filles, vous avez déjà pas mal de groupies. En jouez-vous ?
« Par cette relation sur scène, on comprend qu’il se passe quelque chose d’important, et ça nous rend plus fort oui. Mais nous distribuons du bonheur pour tout le monde, nous  adressons un moment particulier à chaque personne, attrapant le public par le show. C’est quelque chose de très important. »

En parlant de filles, je crois qu’elles s’impatientent…merci et au prochain concert !

Photo : Hervé Dulongcourty

 

Vous pourriez aussi aimer...

Laissez un commentaire

Le webzine qui fait du bruit
Vacarm.net est un site d'actualité musicale. Chaque jour retrouvez de nouvelles chroniques des dernières sorties d'album, des interviews de vos artistes rock / metal favoris et des live report des meilleurs concerts et festivals français.