Interview : Dire Straits Legacy avec les musiciens originaux de Dire Straits

Le Festival Saveurs & Légendes qui aura lieu du 25 au 27 mai 2017 a pour objectif de revisiter en 45 concerts, le répertoire mondial et de rendre hommage à des artistes, des albums et des chansons qui ont marqué l’histoire musicale. Ce festival s’inscrit véritablement dans une tendance au succès croissant, qui surfe sur la nostalgie et qui souhaite ne pas laisser dormir des répertoires formidables.

Dans le cadre de ce festival se produira le Dire Straits Legacy, qui célébrera la musique de Dire Straits en live. Les musiciens originaux de Dire Straits : Alan Clark (clavier), Phil Palmer (guitare),  Danny Cummings (percussions), Mel Collins (saxophone),  Marco Caviglia (chant et guitare), Primiano Dibiase (claviers), Mickey Feat (basse) et Andrew Tracey (batterie) joueront lors d’un concert exceptionnel le vendredi 26 mai 2017 à 22h30 leurs plus grands tubes « Money for Nothing », « Sultans of Swing », « So Far Away », « Walk of Life », « Brothers in Arms », « Private Investigations »… Alan Clark et Phil Palmer se sont gentiment prêté au jeu de l’interview juste avant leur concert cette semaine.

Bonjour et d’abord quelques questions pour toi, Alan. Si tu pouvais partager la scène avec un artiste en particulier, ce serait qui? Une personne que tu admires peut-être ?

Alan Clark : j’ai eu la chance de partager la scène avec beaucoup d’artistes exceptionnels comme Eric Clapton par exemple. Je pense que j’aimerais jouer avec le groupe de Van Morrison ou celui de Paul Carrick comme j’admire beaucoup leur travail. Je pense créer un groupe avec Paul peut-être un jour.

Si tu pouvais donner un conseil au jeune Alan au début de sa carrière musicale, que lui dirais-tu ?

Alan Clark : Je lui dirais d’essayer de se trouver et d’être lui-même tous les jours ! Je lui dirais « sois heureux! » et « ne marie aucune personne qui s’appelle Sandra ! ».

Maintenant à toi Phil. Quels sont les guitaristes qui ont eu le plus d’influence sur toi et sur ta manière de jouer ?

Je pense que la première influence en étant jeune était Chet Atkins, puis j’ai développé ma façon de jouer en combinant un grand nombre de joueur de guitare, dont notamment Jeff Beck et John Mayer et je suis aussi un très grand fan de Derek Trucks et de son slide playing.

Phil as-tu une anecdote marrante à nous raconter sur les moments de scène avec Dire Straits ?

Au Knebworth festival en 1991, Eric Clapton cassa une de ses cordes pendant la chanson “Before you accuse me » et il me donna la guitare en disant “Take it Phil” pendant qu’il alla derrière la scène pour chercher une autre guitare. Mark Knopfler attandait son tout sur le côté de la scène et au moment où Eric est réapparu, ils ont commencé à bavarder tranquillement alors que moi, je tenais toujours sa pu*** de guitar. Je pense que les 100,000 personnes qui étaient présentes et les 12 millions de téléspectateurs ce jour-là ne faisaient pas du tout attention à moi. Et tant mieux ! Mais je me sentais quand même un peu ridicule.

Maintenant pour tous les deux : quel est votre morceau préféré des Dire Straits, celui que vous aimez particulièrement jouer sur scène ?

Alan Clark : J’aime beaucoup « Private Investigations ».

Phil Palmer : J’ai tous les arrangements live, notamment ceux qui sont très longs et qui laissent beaucoup de places aux musiciens. Il y a « Telegraph Road » ou « Private Investigations » par exemples, ce sont un peu des films ou des voyages auditifs.

Quelles sont vos contributions personnelles au groupe Dire Straits et au Legacy aujourd’hui ?

Alan Clark : J’ai toujours beaucoup contribué aux arrangements musicaux. D’ailleurs on me considère comme le directeur musical un officiel du groupe Dire Straits. Dans le Legacy, j’ai gardé à peu près le même rôle, mais nous passons nettement moins de temps à répéter qu’avec les DS. Nous nous laissons plus de place pour improviser et c’est beaucoup plus fun pour le coup.

Phil Palmer : Je pense mettre en valeur les morceaux et surtout je suis le soutien principal des chansons sur scène du Legacy aujourd’hui. Auparavant c’est Mark Knopfler qui avait ce rôle-là. Les chansons reposaient beaucoup sur lui et aujourd’hui c’est moi qui ai repris tout ça.

Pouvez-vous citer une chanson des DS qui représente votre humeur du jour ?

Alan Clark : Elles sont souvent très mélancoliques et comme je suis de bonne humeur aujourd’hui, aucune ne correspond vraiment.

Phil Palmer : Toutes les chansons créent une atmosphère particulière et comme j’aime les moments d’émotions, je vais dire le contraire d’Alan en fait ! Je trouve que toutes les chansons pourraient correspondre, surtout celles depuis le « On Every Street Tour » il y a 25 ans.

Quels sont vos 3 albums de référence ? Ceux que vous aimez écouter et réécouter encore aujourd’hui ?

Alan Clark : The Beatles avec « Abbey Road » : je l’ai entendu pour la première fois au collège et ça représente une étape importante dans mon voyage musical personnel.

« Innervisions » de Stevie Wonder : un ami batteur me l’a passé sur sa nouvelle chaîne hi-fi quand il est sorti.

« Fulfillingness First Finale » de Stevie Wonder : je l’ai acheté le jour de la sortie.

Phil Palmer : Tous les albums de Steely Dan et ceux de Joni Mitchell. Tu peux choisir ceux que tu veux, ils sont tous excellents !

Petite question rituelle : si vous deviez choisir entre les Beatles et les Rolling Stones, vous choisiriez qui et pourquoi ?

Alan Clark : les Beatles tous les jours et tout le temps!

Phil Palmer : totalement d’accord ! Les Beatles pour la qualité de leurs chansons !

 

Nathalie

En premier lieu, toute personne qui fait de la musique son sujet principal d’écriture, ne peut être qu’un fan de musique. Cette personne aura été à un moment donné un obsessionnel d’un artiste en particulier. Moi, le virus m’a contaminée à l’âge de huit ans à la première écoute du titre « Liberian Girl » de Michael Jackson. L’usage de l’écriture et la musique sont des formes différentes de partage. Ma passion écrite de la musique, je la partage sur le quotidien Luxemburger Wort (version imprimée et site internet) depuis octobre 2011 et c’est grâce à eux que j’ai pu parler à des légendes comme Joe Cocker, Yes ou les Pixies. Mon plus beau souvenir restera jusqu’à présent ma rencontre avec Depeche Mode, rencontre immortalisée sur le site internet et la version imprimée du Magazine KARMA, trimestriel consacré aux musiques actuelles et distribué dans la Grande Région auquel j’ai contribué de 2013 à 2015. Je suis chez Vacarm.net depuis 2015.

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1 Response

  1. MK fan dit :

    Pitoyable groupe, pour ceux qui connaissent le dossier… Ecouter à ce sujet la chanson « Terminal Of Tribute To » de Mark Knopfler…

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