Djinn Saout : « Nul n’est prophète en son pays. »

Nous avons parlé avec les vainqueurs du Tremplin du Festival des Saveurs & Légendes 2016 à Mondorf-les-Bains en mai 2016. Ils s’appellent Djinn Saout et ces quatre rockeurs d’origine belge trouvent leurs inspirations notamment chez Noir Désir, Téléphone ou encore Jean-Louis Aubert. Leur réputation s’est faite au travers leurs concerts, notamment aux Francofolies de Spa où ils rejouent d’ailleurs cette année.

Leur musique c’est du bon vieux rock français efficace et précis. On a tout de suite adhéré à la première écoute et les paroles bien écrites du quatuor nous ont confirmé que nous avions eu raison. Corentin et Olivier, deux amis d’enfance et surtout les membres fondateurs du groupe, nous parlent de leur projet « Djinn Saout » ou « DS » ici.

Bonjour! Pouvez-vous me dire d’où vient la dénomination « Djinn Saout » ? Et que veut-elle dire ?

Olivier : Oui, tout vient du mot « Djinn » en fait, qui vient de la mythologie nord-africaine. Les Djinns sont des influences ou des esprits qui vivent parmi nous et qui peuvent avoir un impact sur nous. C’est tout un univers ! On se retrouve énormément dans ce monde des Djinns. Puis, nous nous sommes dit qu’il fallait un deuxième nom et « Saout » est arrivé naturellement. « Saout » veut dire « le son ».

Corentin : En ce moment, on est en train de changer d’idée de nom. On essaie de communiquer sous le nom de « DS ». On veut juste garder les initiales, car c’est nettement plus facile. On s’est rendu compte avec le temps que les gens ne savaient pas l’écrire ou le massacrait en l’écrivant. D’ailleurs sur le dernier album on a bien mis un « D » et un « S » en évidence.

Pourquoi avoir participé à ce tremplin ?

Olivier : Pourquoi pas en fait ?

Corentin : On essaie de faire plein de choses et on s’inscrit à toutes les opportunités de faire parler de nous.

Olivier : On essaie déjà depuis plusieurs années de faire avancer notre projet sur la scène belge, mais comme nous avons des textes francophones, on galère tout de même, même en ayant sorti déjà 3 albums. Cette fois-ci, on est content car on a joué au Luxembourg et en plus c’est la première fois que nous gagnons un tremplin ! Nul n’est prophète en son pays.

Corentin : On travaille avec un bookeur belge, donc pour venir au Luxembourg, il nous faudrait trouver un bookeur au Luxembourg. Les groupes qui chantent en français ne travaillent pratiquement que du côté wallon de la Belgique, ce qui est déjà très restrictif.

Quelles sont les difficultés principales de la jeune scène belge justement ?

Corentin : On chante en français, ce qui fait de nous quasiment un groupe alternatif en fait. Nous ne faisons pas de variété, ni de musique électro. On a conscience que les organisateurs prennent un risque en nous mettant sur la programmation d’un festival. Notre style est lié à celui de Balavoine, Jean-Jacques Goldman ou encore à Aubert. Le côté « rock français » ou « pop-rock français », ce n’est pas très facile à faire passer.

Quelles sont vos influences principales ?

Corentin : Olivier et moi, on s’est connu, on avait 3-4 ans. On a appris la guitare ensemble, mais ce qui nous a relié et nous relie encore aujourd’hui, c’est la musique de Jean-Louis Aubert. Pas le groupe Téléphone, vraiment Jean-Louis Aubert. L’album « H » est l’album qui a marqué notre enfance et le début d’adolescence.

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Sinon il y a aussi Noir Désir, Alain Bashung, Miossec. Dans la scène flamande, j’écoute du dEUS aussi.

Comment écrivez-vous vos morceaux ?

Olivier : On écrit nos morceaux généralement séparément, car c’est souvent quand tu es tout seul que les idées te viennent naturellement. Puis, il y a un travail de réécriture en commun. Les arrangements se font souvent avec tout le groupe. Parfois les harmonies de voix sont l’embryon-même du morceau, parfois pas. Corentin a la faculté d’entendre facilement une deuxième, voire même, une troisième voix. Il entend aussi quelle voix moi je pourrais faire par la suite. C’est vraiment génial, mais très énervant aussi des fois. Il entend aussi les différentes voix sur les chansons des autres et dans la voiture, ça peut être très agaçant.

Enfin ma dernière question, qui est une question rituelle : Beatles ou Rolling Stones et pourquoi ?

Corentin : Je ne connais pas assez bien les Stones mais je vais quand même choisir les Beatles. Nous avons plus en commun. Nous sommes aussi à 4 et nous sommes tous les 4 capables de chanter.

Olivier : Je trouve qu’il y a toujours un côté très crado chez les Stones et puis je n’aime pas le feeling de la guitare chez les Stones, je n’y peux rien. Par contre, j’aime bien Jagger en solo. Il a sorti un album solo que j’adore et qui est totalement fou.

 

Leurs prochains concerts :

Le 19 juillet 2016 aux Francofolies de Spa !

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Nathalie

En premier lieu, toute personne qui fait de la musique son sujet principal d’écriture, ne peut être qu’un fan de musique. Cette personne aura été à un moment donné un obsessionnel d’un artiste en particulier. Moi, le virus m’a contaminée à l’âge de huit ans à la première écoute du titre « Liberian Girl » de Michael Jackson. L’usage de l’écriture et la musique sont des formes différentes de partage. Ma passion écrite de la musique, je la partage sur le quotidien Luxemburger Wort (version imprimée et site internet) depuis octobre 2011 et c’est grâce à eux que j’ai pu parler à des légendes comme Joe Cocker, Yes ou les Pixies. Mon plus beau souvenir restera jusqu’à présent ma rencontre avec Depeche Mode, rencontre immortalisée sur le site internet et la version imprimée du Magazine KARMA, trimestriel consacré aux musiques actuelles et distribué dans la Grande Région auquel j’ai contribué de 2013 à 2015. Je suis chez Vacarm.net depuis 2015.

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