Buffalo Summer ou « ce son du blues du début, du blues qui vous donne la chair de poule. »

Prenez une p’tite dose de Zeppelin, ajoutez-y un peu de Skynyrd ou de Free et vous aurez une première idée du bon gros rock de ces fiers gallois. Citant aussi Budgie (of course), The Black Crowes, Alice In Chains et même Jack White comme autres influences, il ne fait aucun doute que ces mecs ont clairement envie d’en découdre à coups de guitares bien grasses.

Après un premier effort auto-produit paru en 2013, BUFFALO SUMMER est donc de retour avec ce « Second Sun » produit par Barrett Martin (Screaming Trees, REM, Queens of The Stone Age, Mad Season).

Disponible le 20 mai 2016 sur UDR Music (le label de Motörhead, Saxon & co), ce disque va satisfaire les fans de rock dit « old school», mais qui pourtant ne semble prendre aucun ride. Une musique qui transpire le blues et qui se vit sur scène. Grands potes de Monster Truck, avec qui ils ont partagé bon nombre de concerts, les BUFFALO SUMMER ont également assuré la 1ère partie de Black Sabbath et Sound Garden à Hyde Park et a tourné avec Walking Papers, Ugly Kid Joe, Buckcherry et Skid Row.

Ils étaient en promo à Paris pour présenter leur nouveau bébé et on a parlé avec Andrew Hunt la bassiste du groupe.

Bonjour Andrew ! Peux-tu nous raconter quel est ton premier souvenir lié à la musique ?

Je me souviens avoir reçu une guitare en plastique et un faux-micro et je chantais des chansons des Dire Straits à tue-tête. Mark Knopfler est donc mon premier souvenir. Après je me souviens avoir acheté l’album « Thriller » de Michael Jackson et à chaque fois que la musique retentissait, je me mettais à danser dans toute la maison.

Je dois aussi dire que dans le South Wales d’où je viens, on mettait beaucoup l’accent sur la musique très tôt à l’école. On organisait des spectacles régulièrement et on chantait en chœurs. C’était souvent des chants traditionnels mais qu’importe, ça m’a marqué.

La dénomination du groupe est assez hors du commun pour un groupe en provenance du South Wales. Que représentent les termes « Buffalo Summer » pour toi ?

C’est difficile pour moi de l’associer à autre chose que notre musique aujourd’hui. Notre son a ses racines profondément ancrées dans le blues et le classic rock. Buffalo Summer représente ce son du blues du début, du blues qui vous donne la chair de poule.

À part le blues donc, quelles sont tes influences principales personnelles ?

Led Zeppelin, les Rolling Stones, j’adore la musique et surtout le rock des années 1970. C’est cette musique qui a, tout comme la nôtre, ses racines dans le blues.

Qu’écoutais-tu chez tes parents quand tu étais plus jeune ?

A la maison il y avait pas mal de soul. Il y avait beaucoup de Motown mais aussi des artistes country. Mes parents sont fans de Tom Petty par exemple. Moi j’adore Bruce Springsteen. Je suis un grand fan de vinyles et j’écoute encore aujourd’hui ce qu’écoutaient mes parents à l’époque.

Raconte-nous comment la collaboration avec ton producteur Barrett Martin s’est faite !

Il était en tournée avec son groupe et on s’est croisé plusieurs fois sur la route. On a commencé à parler d’une collaboration dans la salle du Logo à Hambourg. Il est très intéressant et il a apporté énormément à notre son. Il a beaucoup étudié les sons de percussions primaires en Afrique et il nous a permis de prendre confiance en nous. Il nous dit d’écouter la vibe du morceau et de la respecter. En plus de jouer de la percussion, il joue aussi de l’orgue, ce qui a enrichi notre musique dans sa tessiture.

Votre album qui sort le 20 mai 2016 et s’appelle « Second Sun ». Ce titre a toujours été une évidence ?

Non, pas du tout. Pendant deux-trois mois, l’album a eu plusieurs titres. Je ne me souviens plus des anciens aujourd’hui c’est te dire à quel points ils étaient nuls ! A partir du moment où « Second Sun » a été évoqué, on a tout de suite adhéré. Ce titre évoque l’imaginaire et en plus nous avons aimé le jeu de mot, comme il s’agit de notre 2ème album, c’est un peu comme notre 2ème fils. Cet album c’est une seconde naissance. On mise énormément dessus et nous avons tenu à avoir une couverture un peu pinkfloydienne, pleine de métaphores. Chacun peut ainsi se retrouver sur cet album et sur cette couverture et y interpréter un peu ce qu’il veut y voir.

Second Sun

Tu parlais de vinyle toute à l’heure. Votre album va-t-il sortir en vinyle ?

Oui, on est très content car UDR, notre label, va le sortir en vinyle. Nous avons d’ailleurs validé le test pressing du vinyle il y a quelques semaines. On a hâte de l’avoir dans nos mains !

Comme tu es à Paris aujourd’hui, peux-tu nous dire quel morceau de l’album correspond à ton humeur du jour ?

Je vais choisir mon morceau préféré de l’album et qui s’appelle « Light of the Sun », car en arrivant ici ce matin, j’ai repensé à ce morceau et à comment on l’a composé. Quand nous étions sur la route ce matin, nous sommes passés à côté d’endroits où ont eu lieux de grandes batailles durant la Première et Seconde Guerre mondiale. De grands panneaux les nommaient le long de la route. Mon grand-père avait deux frères : l’un est enterré en France et l’autre en Belgique. Ils ont combattu et donné leurs vies pour que nous ayons une belle vie.

Ce morceau est un hommage aux générations avant la nôtre. Pour ceux qui ont combattu pour la liberté. Ce sont les paroles les plus poignantes de tout l’album.

Cette chanson te tient à cœur apparemment. Ce n’est pas trop dur émotionnellement parlant de la jouer ou de la chanter sur scène ?

J’écris toujours sur des sujets qui me tiennent à cœur. Je ne peux pas chanter concernant des sujets qui ne provoquent aucune émotion en moi. Ce sont ces sentiments qui me permettent de mettre toute la conviction nécessaire sur scène, en studio ou même chez moi sous la douche.

Quels sont tes trois albums référence ?

Je vais choisir « Euphoria Morning » qui est le premier album de Chris Cornell que j’admire profondément.

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Ensuite Ryan Adams avec son album éponyme. Un vrai bonheur !

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Ensuite l’album « Jar Of Flies » du groupe Alice in Chains, car la chanson « Don’t Follow » figure dessus. Cela a toujours été ma devise.

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Enfin, ma question rituelle: Beatles ou Rolling Stones et pourquoi ?

Je vais choisir les Beatles car ils étaient en avance sur leur temps. Ils ont aussi cette sensibilité pop qui est vraiment unique, sans oublier leur incroyable facilité pour les harmonies.

 

 

Nathalie

En premier lieu, toute personne qui fait de la musique son sujet principal d’écriture, ne peut être qu’un fan de musique. Cette personne aura été à un moment donné un obsessionnel d’un artiste en particulier. Moi, le virus m’a contaminée à l’âge de huit ans à la première écoute du titre « Liberian Girl » de Michael Jackson. L’usage de l’écriture et la musique sont des formes différentes de partage. Ma passion écrite de la musique, je la partage sur le quotidien Luxemburger Wort (version imprimée et site internet) depuis octobre 2011 et c’est grâce à eux que j’ai pu parler à des légendes comme Joe Cocker, Yes ou les Pixies. Mon plus beau souvenir restera jusqu’à présent ma rencontre avec Depeche Mode, rencontre immortalisée sur le site internet et la version imprimée du Magazine KARMA, trimestriel consacré aux musiques actuelles et distribué dans la Grande Région auquel j’ai contribué de 2013 à 2015. Je suis chez Vacarm.net depuis 2015.

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