Bare Teeth : un groupe qui montre les dents !

Après une démo écoulée à plus de 250 exemplaires, les punk/rockers lillois de Bare Teeth présente leur premier EP sorti le 19 mai 2017. Intitulé « First the town, then the world », le disque contient 7 titres, ainsi qu’un bonus acoustique, et est disponible en CD et vinyle.

Une douzaine de labels sont partenaires de cette coproduction ; l’enregistrement a été confié à Romain Pouly et Olivier T’Servrancx (Carving), et le mixage à Trevor Reilly (A Wilhelm Scream). Le groupe s’offre même le luxe d’un featuring de Steve Rawles (Belvedere) sur le dernier titre du disque. Greg, le chanteur et guitariste du groupe, nous a parlé de leur EP et de leurs projets.

Bonjour Greg ! Peux-tu nous dire d’où vient le nom du groupe « Bare Teeth » ?

Bonjour ! En fait, au début on avait pas mal de suggestions. On a beaucoup aimé « Bare Teeth » car ça a plusieurs sens : c’est le fait de montrer les dents, donc être un peu en colère ou alors le fait de se marrer et de prendre du plaisir, ou encore le fait d’avoir les crocs donc de l’ambition. En plus nous voulions un nom assez simple, facile à retenir, avec une image marquante. Mais on se rend compte, surtout ici en France, le nom n’est pas facile à prononcer. (rire !)

Le nom de votre nouvel EP « First the town, then the world » reflète aussi déjà cette ambition, c’était voulu ?

Un peu oui. C’est vrai que nous avons de l’ambition et que nous aimerions conquérir le monde. Par contre, le titre veut aussi dire que nous savons d’où nous venons. On est encore petit et modeste. Nous connaissons la galère des débuts avec les petites tournées, le fait de jouer devant 10 personnes, qui en plus n’écoutent pas du tout ce que vous jouez. Nous avons eu de bons concerts, nous avons eu des concerts beaucoup plus moyens. En fait, ce titre veut dire que nous avons bossé pour ce que nous sommes aujourd’hui.

Quel est le but premier de cette sortie d’EP ?

Le but premier est de faire des concerts pour le présenter, bien évidemment. Nous recherchons des tourneurs qui aimeraient bosser avec nous. Nous aimerions augmenter notre notoriété et aussi nous exporter plus. On aimerait que cet EP nous amène le plus loin possible.

Peux-tu nous parler aussi de la couverture de l’EP, qui est assez épurée en tout cas au niveau des couleurs ?

Oui, nous avons travaillé avec Pierre Philippe, qui est illustrateur. Notre EP précédent était un peu comme un dyptique : il fallait l’ouvrir et déplier le CD pour le découvrir les deux panneaux. Ici on voulait quelque chose qui se rapproche de l’univers de TANK ou des affiches de concerts. On voulait un côté sérigraphié avec très peu de couleurs. Et le rouge pour le côté un peu « en colère » donc comme je disais tout à l’heure.

Comment se passe la composition des morceaux ? Vous écrivez en groupe ? La musique d’abord ?

Pour l’EP, ce sont principalement des compositions à moi. On avait pas mal de trucs en stock et en plus tout faisait du sens, donc on a décidé de le compiler et de le sortir en premier. Tom compose aussi un peu maintenant et Titouan compose un peu plus. La plupart du temps on écrit la musique d’abord et ensuite on se met tous ensemble pour écrire les textes.

Pourquoi avoir choisi le format de l’EP ?

On trouvait que la sortie d’un album comprenait trop de risques en matière de budget mais aussi en matière de temps investi. L’EP c’est un format plus sympa et plus dans l’ère du temps. Ça te permet d’être aussi plus au fait en matière d’écriture.

Pourrais-tu citer un morceau de l’EP qui représente ton humeur du jour ?

Je pense que je vais prendre le morceau éponyme, car en ce moment il y a pas mal d’effervescence autour de notre groupe entre les interviews, les sorties de clip et les concerts. Ce morceau représente un peu tout ça : les choses bougent et le groupe occupe nos journées. Les paroles parlent de prendre le temps de faire les choses bien. C’est ce qu’on essaye de faire. On se freine aussi pas mal pour ne pas tout sortir en même temps.

Quels sont tes 3 albums de référence ? Ceux que tu aimes écouter et réécouter encore aujourd’hui ?

Je vais prendre d’abord Bad Religion avec « Recipe for Hate », encore d’actualité aujourd’hui.

Ensuite Career Suicide avec « Attempted Suicide », pas très connu mais top !

Et ensuite Green Day avec « Kerplunk ! », je pense que c’est un des derniers albums de Green Day avant qu’ils ne vendent leurs âmes au diable en faisant, entre autres, une comédie musicale.

 

Petite question rituelle : si tu devais choisir entre les Beatles et les Rolling Stones, qui choisirais-tu et pourquoi ?

Je pense que je choisirais les Beatles. Ils venaient des quartiers pas très beaux de Liverpool alors que les Rolling Stones sont de vrais bourges issus des quartiers sympas de Londres.

 

Les prochaines dates:

04/07 : Norwich, UK @ Gringos Mexican Tequila Bar
05/07 : Bristol, UK @ The Trap
06/07 : Blackburn, UK @ Sir Charles Napier
07/07 : Liverpool, UK @ Maguire’s Pizza Bar
08/07 : Leeds, UK @ Packhorse Pub
14/07 : Lens, BE @ Titan’s Club

Les lillois de Bare Teeth viennent de dévoiler une vidéo live de leur dernier passage au Gibus Live de Paris, lorsqu’ils ont ouvert pour le légendaire combo punk/rock canadien SNFU.

Ca jouait déjà vite sur leur dernier disque « First the town, then the world », mais ça mérite quelques points de plus sur le métronome en live !

 

Nathalie

En premier lieu, toute personne qui fait de la musique son sujet principal d’écriture, ne peut être qu’un fan de musique. Cette personne aura été à un moment donné un obsessionnel d’un artiste en particulier. Moi, le virus m’a contaminée à l’âge de huit ans à la première écoute du titre « Liberian Girl » de Michael Jackson. L’usage de l’écriture et la musique sont des formes différentes de partage. Ma passion écrite de la musique, je la partage sur le quotidien Luxemburger Wort (version imprimée et site internet) depuis octobre 2011 et c’est grâce à eux que j’ai pu parler à des légendes comme Joe Cocker, Yes ou les Pixies. Mon plus beau souvenir restera jusqu’à présent ma rencontre avec Depeche Mode, rencontre immortalisée sur le site internet et la version imprimée du Magazine KARMA, trimestriel consacré aux musiques actuelles et distribué dans la Grande Région auquel j’ai contribué de 2013 à 2015. Je suis chez Vacarm.net depuis 2015.

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