Lorsque Mr Arnaud Rebotini passe derrière les machines, seul ou accompagné dans ses side-projects, nous pouvons nous attendre à un résultat de qualité. Nouvelle preuve du talent de ce français avec le nouvel EP de son groupe Black Strobe intitulé Boogie in Zero Gravity.
 
L’histoire commence en 1997, lorsque les deux artistes Arnaud Rebotini et Ivan Smagghe se joignent pour créer le groupe Black Strobe. Leur premier album Burn Your Own Church sort en 2007, mais dans les 10 ans séparant la formation du groupe de cet album, le groupe produit une bonne poignée de singles ainsi qu’un grand nombre de remixes pour des artistes tels que Depeche Mode, Bloc Party, The Rapture ou encore Rammstein, remixes leur permettant d’acquérir une réputation solide dans le monde de la musique électronique. 2007 est aussi l’année marquant le départ de Ivan Smagghe du groupe, pour cause de « divergences musicales », laissant Arnaud Rebotini seul à la tête du groupe. Il sera ultérieurement rejoint par de nouveaux musiciens. En 2010, Arnaud Rebotini fonde son propre label Blackstrobe Records, label sur lequel sort l’EP dont il est question aujourd’hui : Boogie in Zero Gravity.
 
Outre la qualité des morceaux, ce que l’on peut apprécier à l’écoute de cet EP, c’est la justesse du choix des titres par rapport aux sonorités du morceau. « Boogie in Zero Gravity » et « White Gospel Blues » sonnent comme des hymnes disco boogie aériennes, où guitares et basses quasi-blues soutiennent un groove prononcé dans les trois versions originales des morceaux disponibles sur l’EP. Viennent ensuite les cinq remixes par Drop Out Orchestra, Populette et Hot Toddy pour « Boogie in Zero Gravity », et Jeremy Glenn et Elijah Collins pour « White Gospel Blues » qui nous offrent cinq relectures plus clubs, tout en respectant l’atmosphère blues/jazz des morceaux originaux.
 
Bref, un superbe EP savamment orchestré du maitre Rebotini et de ses ouailles, qui trouvera sa place dans les clubs comme dans les casques des mélomanes les plus aguerris.
 
En bonus, le clip du titre « Boogie in Zero Gravity » :