Un nouvel album (Option Paralysis) qui sort le 23 mars, une tournée mondiale, un nouveau batteur (Billy Rymer) et un nouveau label (Season of Mist), français de surcroît... c'est à cette période charnière de la carrière de The Dillinger Escape Plan que nous avons la chance d'évoquer tout cela avec Greg Puciato, chanteur et frontman d'un groupe qui n'en finit pas d'évoluer, au lendemain matin d'un concert d'une intensité rare à La Maroquinerie, mais qui n'empêche pas le vocaliste à l'énergie épileptique de nous donner, avec bonne humeur et enthousiasme, un avis éclairé sur l'aventure Dillinger Escape Plan, la musique en général et le reste...
W.A.W., We Are Wonderful, un rien prétentieux et arrogant tout cela. Derrière leur logo à la Magma se cache un trio batterie-clavier-guitare, tout droit sorti d’un film de série Z dirigé par un Tarantino sous substances… Trois ans d’existence, plusieurs dates partout en France, et ce second maxi qui va nous prouver qu’ils ne sont pas si arrogants que cela, ou du moins, pas pour rien !
Qu'est-ce que un haïku ? Qu'est-ce que le punk ? Qu'est-ce que l'alliance des deux ? Aujourd'hui, ce n'est plus. Avant, il y a quelques mois, la réponse tenait en un groupe : La Raïa. Séparé depuis plus d'un an, ce groupe parisien offrait des perspectives complètement autres, où le punk était poésie, la poésie était punk. En décembre pourtant, ils laissent sortir de leur boîte-cercueil un dernier manifeste, en guise de testament ultime : La Sorcière Vit !
Si Bristol est la seule contrée de l'ouest de l'Angleterre qui vous semble familière, si les mots Mezzanine ou Blue Lines font encore trembler vos oreilles de bonheur, si vous vous souvenez d'un bébé qui nage dans un clip que vous regardiez à pas d'heure sur la 6ème chaine hertzienne française, vous avez tous les symptômes d'une victime consentante de la révolution électronique incarnée par Massive Attack dans les années 90. Mais le diable s'est mordu la queue: avec Heligoland, sixième opus du duo britannique, Massive Attack tente de s'imposer, ou du moins de garder sa place d'icône, au sein d'un univers électronique qu'ils ont eux-même créé. Alors que Portishead a réussi ce pari avec Third, c'est au tour de l'autre pierre angulaire du trip-hop de s'exprimer.
Boogers bricolait à droite et à gauche. Quelques collaborations de ci et là (Rubin Steiner), des concerts aux quatre coins de l’hexagone, une victoire au FAIR 2010, une signature sur le fameux label At(h)ome. Un cheminement qui amène aujourd’hui Boogers à bricoler un album complet, petite merveille extraterrestre et inclassable qui déboule en rayonnages avec une fraicheur toute printanière. Un broc’n’roll de sonorités issues d’un imaginaire foisonnant, qui confère à ce As Clean As Possible une originalité bien personnelle.
Alors que Velvet Acid Christ vient de sortir The Art Of Breaking Apart, repoussant encore plus loin l'expérimentation dans l'EBM (incorporation de parties plus folk), ce premier album du duo Stupre crée la surprise en reprenant les bases de l'électrodark : les disques industriels eighties. Une rétrogradation vers une ambiance sèche et rude qui ne révolutionne évidemment rien, mais qui produit néanmoins son petit effet dévastateur.
Presque vingt ans se sont écoulés entre le split des regrettés Mary Goes Round et la sortie de The Man With The Hammer, premier album de Brachko. Projet solo de Jérôme Avril (ex MGR) assumant une démarche ouvertement axée sur le passé, cet opus combine tous les ingrédients nécessaires pour ravir les nostalgiques d’un son et d’une époque – à priori – révolus.
Cela faisait un moment que l’on attendait le premier effort de nos frenchies de My Own Private Alaska. Enregistré il y a plus d’un an chez Ross Robinson, en personne, M.O.P.A. a su prendre son temps, pour choisir son label, ses dates, ainsi que tout ce qui accompagne la sortie d’un album (Artwork…). Et à ce niveau-là, on peut dire qu’ils ont bien fait, avec un artwork et un clip à la hauteur de leur univers, un choix de label judicieux (celui de Ross justement), un packaging double vinyles/CD/DVD soigné… Questions goodies et mise en bouche tout y est, maintenant il ne reste plus qu’à savoir si le son est à la hauteur ?
Deux ans après leur premier coup d’essai (Hybride), les angevins du collectif hip hop Nouvel R reviennent déballer Tout Va Bien, un album-manifeste à la fois brillant et engagé. Entre électroniques cinglantes et production affutée, ce second opus révèle une identité sonore davantage affirmée, qui métisse savamment le rap old-school avec des influences plus modernes. Il dévoile également par le biais de textes « éveillés » une vision cynique, mais non moins ludique et véridique, de notre société contemporaine, à travers un portrait au vitriol d’une France sclérosée.