Deux ans après l'album Origin Of Symmetry, qui restera un des albums mythiques des années 2000, Muse entreprend la lourde tâche de lui créer un successeur. Très attendu, le trio britannique doit montrer au monde entier que le rock anglais actuel n'est pas composé uniquement de groupe en The qui se suivent et se ressemblent. A ce moment là, l'Europe est déjà conquise, deux albums puis un DVD leur ont permis de jouer dans les plus grosses salles et les plus gros festivals européens et japonais. Mais les Etats-Unis continuent de les bouder. Showbiz, le premier album n'est même pas sorti là-bas et Origin a reçu un accueil plus que mitigé. Un gros challenge donc pour les petits gars du Devon.
En trente plage pour plus d’une heure de délire flashy, le déjà culte Frankenstein Girls Will Seem Strangely Sexy (ouf) avait définitivement imposé le décor déjanté de Mindless Self Indulgence. Un quatuor bien barré et intelligent, unique en son genre dans sa formule speed punk électro trance, mais capable de pondre à la chaîne des hits singles redoutables de cohérence et d’efficacité. Si leur dernier bébé transgénique You’ll Rebel To Anything présentait un contenu plus concis et légèrement moins tubesque, il aura permis aux musiciens d’acquérir des gallons supplémentaires. L’énorme buzz dont bénéficie désormais ces zigotos timbrés finira enfin par atteindre les sphères hexagonales, justifiant aujourd’hui la sortie de leur dernière offrande If en France.
Il y a des groupes comme Empyr qui défraient la chronique avant même d'avoir livré une petite seconde de leur premier opus. Empyr, étiqueté supergroupe pour le coup, en fait incontestablement parti. Pour ceux qui ne lisent pas les journaux, n’allument ni leur télé, ni leur radio, ni leurs ordinateurs, Empyr c’est ce combo bâtard né de la volonté d’ex musiciens renommés de la scène rock française de remonter sur les planches et de repartir à zéro. Avec Benoît Poher et Florian Dubos (ex–Kyo et respectivement chanteur et guitariste), Benoît Julliard (ex–Pleymo, à la basse), Fred (Watcha – guitare) et Jocelyn (ex-Vegastar – batterie) le casting de cette superformation, à défaut d’être alléchant, montre un visage plutôt intéressant. Alors quid de ce premier opus ?
All Hope Is Gone. Le titre se voulait-il annonciateur de la déchéance tant annoncée ? Succès médiatique rarement atteint pour un groupe se fendant d’un néo d’une relative brutalité comparé aux masses de formations mélodieusement mièvres, Slipknot a toujours déchaîné les passions. Avec Vol. 3 : The Subliminal Verses, les neuf masqués de l’Iowa avaient présentés une nouvelle facette, désireux d’orienter leurs constructions sonores vers de nouveaux horizons. Et livrant du même coup ce que les détracteurs attendaient : un disque plus posé, pas foncièrement mauvais mais néanmoins en déca de ses prédécesseurs. Classer ce quatrième opus au même rang que ce dernier serait expéditif : Si All Hope Is Gone n’a rien du strict retour aux sources, il tisse cette fois un lien plus évident entre passé et présent.
Relapse Records a décidément un grain. Et on ne pourra qu’en féliciter les dirigeants du label. Car en pleine pseudo-crise de l’industrie culturelle, ces derniers demeurent avant tout motivé par la qualité de la musique qu’ils distribuent. Non pas par les rouleaux-compresseurs médiatiques qui rapportent à tous les coups, mais bien par la véritable notion de départ, la vibration initiale que cet art se doit de procurer. Requiem est certes un album financièrement risqué, mais l’opus est aussi et surtout une petite perle sensitive, à mille lieux des livraisons métalliques hurlantes auxquelles nous avait habitué Relapse. Une preuve de plus de l'ouverture d'esprit du label.
Black Sabbath, Korn, Slipknot, Motorhead ou encore System Of A Down, les musiciens de Stonegard collectionent les premières parties prestigieuses sur le territoire Scandinave. Il est en encore tout autrement en dehors de leurs frontières, ou la formation reste totalement inconnue malgré ses cinq années d’activisme. La faute à une absence de distribution, manquement auquel le label Indie Recordings souhaite aujourd’hui remédier en assurant l’arrivée en rayonnages de l’album From Dusk Till Doom, qui se verra pour l’occasion agrémenté des quelques habituels bonus.
Guitariste hors pair, son premier album Sunrise over sea fut un véritable succès international. Grand National, son deuxième album, poursuit dans la même voix en alliant des sonorités traditionnelles et folkloriques au reggae ou au R'n'B. Loin d'être un simple artiste, John Butler se distingue aussi par son engagement en faveur d'un développement durable. Nous avons pu lui poser quelques questions lors de son passage au Furia Sound Festival pour en savoir un peu plus sur cet étonnant personnage.