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Them Crooked Vultures – Them Crooked Vultures
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Ecrit par L'avis de la rédaction, le 27-12-2009

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Them Crooked Vultures –Them Crooked VulturesOn avait déjà commencé les chroniques de la rédaction avec le fameux nouvel album de Muse. On attendait donc un autre album polémique ou qui ferait date dans l’histoire du rock pour un second essai. Eh bien, on s’est dit qu’un groupe avec du QOSTA, du Nirvana et du Led Zep’ ça se prêtait plutôt pas mal. Certes, on est un peu en retard sur l’actu’ mais on va dire que c’est notre cadeau de Noël, car certains chroniqueurs par ici sont semble-t-il un peu débordés ! Them Crooked Vultures donc, ou  comment un super-groupe peut créer le buzz avec quasiment que des rumeurs. Un groupe qui promet beaucoup, déjà considéré comme un classique, mais qui pourtant scinde quelque peu la rédaction de Vacarm. Avis partagés, impressions divergentes, mais finalement tout le monde reconnaitra un point commun à ces trois musiciens, la réponse est en suite.


Avant même d’avoir entendu le moindre morceau on parlait déjà de génie. Ensuite, on a eu le droit à trente secondes de son, et on parlait alors de Dieux. Ça ressemble de loin à un très bon coup de marketing, qui joue sur le célèbre procédé de l’attente que peu réussissent à mener à bien, n’est-ce pas Mr Rose. Par contre dans le cas des Them Crooked Vultures cela marche plutôt bien à la vue de l’engouement général !

Ce que l’on peut donc tout de suite penser avec ce groupe, c'est que pour une fois un « super-groupe » fait un album qui est bon. Mais cela nous montre surtout à quel point les gens sont lassés par la scène rock actuelle. Du coup, vu que le line up est séduisant et que les compos sont vraiment pas mal, ça devient un phénomène ! Alors que leur musique est pleine de clichés et de « déjà entendu » ailleurs (forcément, me direz-vous).

Sur ce premier effort on dénote d’excellents morceaux comme « No One Loves Me & Neither Do I », « New Fang », « Elephants » et le début de « Dead End Friends », car il devient sérieusement barbant passé la moitié. Le reste est tout aussi bon (« Gumman », l’étrange « Spinning In Daffodlis » qui fait un peu trop QOSTA toutefois, et « Reptiles » en tête),  mais ne marque pas autant. L’album dans son ensemble est bon, mais tout le buzz qui l’entoure fait que beaucoup ne l’aimeront pas, car trop attendu.

Un bon album de rock, oui. L’album de l’année, possible. Celui du siècle (on est en 2009 faut pas déconner), certainement pas ! Il reste trop de passages lisses et le manque d’une identité « Them Crooked Vultures » et non d’un (bon) mixe entre les trois messieurs.

Peter.


Them Crooked Vultures ou le line-up qui fait rêver ! Et c'est bien là le seul aspect positif du projet, car passé la surprise de voir réunis dans un même groupe Josh Homme, Dave Grohl et John Paul Jones, la musique laisse carrément sur sa faim.

Bon, je dois admettre que dès le départ, ce style de rock n'est pas ma tasse de thé. Mais en essayant de rester objectif, je n'ai rien trouvé d'innovant et d'accrocheur dans cet album. Ca ressemble à n'importe quel autre groupe de rock'n'roll, sauf qu'ici les riffs sont mous et fades. Maintenant, les adeptes du style y trouveront peut-être leur compte, allez savoir.

Cet album n'a donc finalement pas grand intérêt à mes yeux car souffrant d'un manque d'originalité et d'explosivité flagrants. Avoir des pointures du rock en guise de membres ne suffit pas pour en faire un bon groupe si la créativité n'est pas au rendez-vous. Voilà la leçon à retenir.

Benji.


Album de l'année, ce Them Crooked Vultures ? N'exagérons rien. Ça, c'est fait, on va commencer à pouvoir parler musique. Car il y a de quoi dire, et cette galette est pas dégueu du tout.

L'album est résolument rock, dans son traitement et sa texture, c'est rugueux, sans fioritures. Entre stoner, garage, blues et rock à papa, le son développé ici ne dupera personne : Dave Grohl, Josh Homme et John Paul Jones ne réinventent rien (ils auraient tort, avec un passif pareil). Le travail à la batterie s'avère impeccable, Jones déroule sans esbroufe mais sans coup d'éclat non plus, Homme se contentant un peu trop de faire du QOTSA. « No One Loves Me & Neither Do I » ouvre parfaitement les hostilités, son pont à rallonge plombe les oreilles comme il faut. « New Fang » et « Scumbag Blues » remplissent leurs rôles d'accroche à merveille.

Le trio prendra le temps de développer des idées dans la longueur, les titres seront souvent étirés et prompts à des moments plus progressifs, limite psyché, sans pousser le délire à fond non plus. « Gunman » est archi efficace et percutante (sans qu'on se surprenne à lever le poing, ce skeud est d'ailleurs plus mélodique qu'on aurait pu l'imaginer), « Warsaw... » prend au contraire plus le temps de rouler des hanches pour nous envoûter (presque trop, elle finit quand, cette compo ?).

En bref, un très bon album de rock sans crier au génie, en signalant au passage qu'il y a des formations qui ont déjà fait mieux dans l'année, et qui s'excusent par ailleurs d'avoir des gens normaux en guises de membres.

Pencilkz.



On sait très peu de choses à propos de l’enregistrement de l’album. En revanche, l’on sait que les membres de Them Crooked Vultures ont organisé de nombreuses sessions de jam avant l’enregistrement.

Il en ressort une musique spontanée aux élans de rock pure souche, années 70, où chaque titre représente un instantané émancipé de toutes contraintes réflexives. « No One Loves Me & Neither Do I », chanson introductrice de l’album, ou encore « Elephants » représentent tout à fait cette volonté de délivrer une musique immédiate et créative. La production vient renforcer des compositions brutes, en proposant un son jamais trop propre et en laissant la place au hasard, à l’instar des arrangements qui sont parfois surprenants, tant ils prennent à contrepied les habitudes de production de ces dernières années.

Parfois difficiles à appréhender, ces chansons plus apparentées à du jam et à du délire de studio de répétition, sont complétées de véritables singles sans surenchère technique. « New Fang » et sa mélodie gentillette facilement entrainante, « Dead End Friends », chanson plus mélancolique et tendue, « Bandoliers » et son riff puissant, « Caligulove » à la rythmique tranchante. Ainsi, ils nous invitent dans un univers musical puissant qui évite toute concision.

Them Crooked Vultures nous présente ainsi un album à contre courant, qui s’émancipe de ce que chacun de ses musiciens a pu produire par le passé. Pour ma part, Them Crooked Vultures a produit l’album de l’année et peut-être bien plus…

Captain’ Planet.



Le premier réflexe en enfournant le CD : baisser le son. Vu les habitudes des trois zikos, ça peut péter. Vite, très vite pourtant, on remet à fond. Après quelques minutes, premier constat : c'est le genre de disques qu'on n'attendait plus. Et pétri de contradictions, qui plus est.

A ma gauche, la richesse des arrangements et de la production – jusqu'ici jamais entendue ailleurs. Josh Homme et ses riffs 70's ponctués de solos et de phrases de drogués an 2009, les rythmes syncopés d'un Dave Grohl tapant fort dans le contretemps, couplés au monumental jeu de basse coulé de sieur John Paul Jones. La classe internationale de trois musiciens rock honteusement énormes dans tout ce qu'ils touchent.

A ma droite, la nonchalance, le zen décontracté absolu. Les mélodies qui vont de soi, qui impriment l'esprit durablement. La cohérence, la simplicité sans facilité. Les titres bétons (tous des monuments) qui s'enchainent sans temps mort, sauf la lancinante « Interlude withludes ». L'envie de profiter intensément de ce testament du rock cool en le passant à fond dans un bar à bière, mais aussi de disséquer chaque détail au fond d'un fauteuil, un whisky à la main.

Le pire, c'est qu'il n'y a pas de vainqueur, hormis Them Crooked Vultures qu'on voit d'ici sourire et s'éloigner d'un pas mou à la fin de l'enregistrement. Ayant (ou pas ?) conscience que leur talent vient d'accoucher du meilleur gros rock hypnotique de l'année, que dis-je, des meilleurs putains de riffs et de morceaux qu'on avait pas eu en tête depuis un bail. Venez là que je vous embrasse.

Shad.


.: Tracklist :.

01. No One Loves Me & Neither Do I
02. Mind Eraser, No Chaser
03. New Fang
04. Dead End Friends
05. Elephants
06. Scumbag Blues
07. Bandoliers
08. Reptiles
09. Interlude With Ludes
10. Warsaw or The First Breath You Take After You Give Up
11. Caligulove
12. Gunman
13. Spinning In Daffodils



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Pink Duck

Ecrit par: Peter le 29-12-2009

Au fait, l'album a été enregistré au Pink Duck Studio (Los Angeles), le studio de Josh ;).

 

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En Live ca déchire

Ecrit par: Zik, Concerts et VoD le 02-03-2010

Honnetement c'est vraiment en live que ce supergroupe prend son envol, la preuve en Vod: 
 
http://blog.concerts-vod.fr/ 
 
On pourra tous s'en rendre compte au Zenith le 8 juin...

 

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