| Ecrit par Peter,
le 10-08-2009
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Un nouveau lundi, et un nouveau point de vue sur le monde de la musique avec quelqu’un qui se décrit lui-même comme un « jeune attaché de presse actuellement en major », mais qui ne souhaite pas être crédité, pour de multiples raisons que nous respectons ! Après avoir travaillé dans diverses structures, dont Ephélide, il collabore actuellement avec une grosse major, et possède donc un avis bien marqué sur les structures « indés » et autres « majors ».
Peter - Faisant partie du milieu musical depuis un certain nombre d’années et ayant été actif dans plusieurs structures, que penses-tu de l’industrie musicale actuelle, et quelle mutation penses-tu qu’elle va prendre ?
M. X - L’industrie musicale actuelle est sinistrée c’est un fait. Je pense que c’est bien de le rappeler même si a priori tout le monde le sait. Ayant eu la chance d’évoluer autant en labels indés qu’en majors, il faut aussi que les gens prennent conscience que cette crise touche tout le monde et qu’il y a de moins en moins de différences entre nos métiers. Il faut aussi faire comprendre à tout le monde que ce n’est pas l’éternel combat du bien contre le mal, du label indé contre la major, de l’artiste contre le producteur. Nous sommes TOUS dans le même bateau. Ce qui m’exaspère aujourd’hui, c’est cette opposition inventée par les gens extérieurs à l’industrie. J’ai envie de dire « Allo ! Ouvrez les yeux ». Moi, par exemple, je suis fan de rock au sens large, plutôt client à 80% de productions venant de labels indés et je travaille en major, et alors ! Je ne me sens absolument pas en contradiction avec moi-même !
Les majors s’en sont mis plein les poches pendant des années avec des productions de mauvaise qualité. Mais aujourd’hui, les labels quels qu’ils soient perdent beaucoup d’argent et la conséquence directe est que l’on prend moins de risques pour la découverte de talents. Donc quand on entend que « de toute façon la crise ce n’est pas plus mal. Les maisons de disques gagnent moins et les artistes se débrouillent seul », c’est faux et surtout très dangereux, car aujourd’hui des centaines d’artistes n’ont plus la possibilité d’avoir une chance de se retrouver un jour dans les bacs. Alors, les passionnés, fouineurs de bacs, trouveront toujours leurs disques, oui, mais quel dommage pour le grand public.
Au niveau des mutations, je pense qu’elles sont en marche. Le basculement vers le numérique est bien sûr en cours. Sinon d’un point de vue structurel c’est pareil, les majors voient leurs effectifs fondre et les petits indés disparaissent. Je suis néanmoins encore assez optimiste, je me dis qu’avoir mon âge et être au courant des technologies actuelles est un atout indéniable.
Peter - Sinon comment vois-tu le cas Radiohead ou NIN, qui peuvent vraiment se permettre de « donner » leur musique car ils ont déjà une base de fans, et de gros moyens pour les épauler. Penses-tu que cette démarche, fort louable, est seulement réservée à des artistes aguerris ?
M. X - Bien sûr cette démarche est réservée à ce genre de groupes qui sont largement installés et je soupçonne même pour ma part un « coup de pub » facile, mais pas très honnête au final. Lancer l'album « gratuitement » sur internet pour finalement le sortir en physique quelques semaines plus tard c'est un peu prendre les gens pour des cons. Prenez n’importe quel groupe en développement ou en cours de développement, s’il fait ça, l’effet sera nul et ils pourront tous retourner à leur travail respectif c’est-à-dire arrêter le groupe et priver le public d’une création qui aurait pu être intéressante.
Peter - En un sens comment penses-tu que cette « nouvelle » pratique va évoluer dans les mois ou les années à venir, est-ce que l’on va vers la fin des albums sous forme physique, à terme, selon toi ?
M. X - Le physique est en très mauvaise posture oui. Il y a d’un côté les gens qui ont fait le switch sur la musique numérique, mais pour ma part j’ai encore beaucoup de mal à acheter sur iTunes. Je suis très attaché à l’objet, à ma collection de disques. Pour preuve quand j’étais ado j’ai comme tout le monde découvert eMule et commencé à télécharger illégalement beaucoup de musique. La semaine dernière j’ai tout simplement effacé de mon disque dur pas loin de 90Go de musique. Cela n’a pas encore de valeur à mes yeux, ce sont des « 0 » et des « 1 ».
Donc la fin du physique je n’y crois pas, la mutation du support oui ! Je pense qu’on va voir apparaître dans peu de temps un nouveau support de meilleure qualité que le mp3 et moins impersonnel. |
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Pauvre bicounet !
Ecrit par: M. V le 10-08-2009
Bref les Majors, vendaient de la merde ne s'en mettant plein les poches quand tt allait bien et maintenant elles nous vendent de la merde grand public pour ne pas prendre de risque... au final le résultat est le même : DE LA MERDE !!
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