| Ecrit par Peter,
le 12-06-2009
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Favoris : 70 |
Manson continue le virage qu’il avait amorcé avec Eat Me, Drink Me et nous revient avec un nouvel effort aux accents Glam-rock, façon Mechanical Animals, en plus pop et romantique, même si plus électrique (par moments) que son prédécesseur. C’est définitif, enfin pour le moment, semble-t-il, l’Antéchrist a bel et bien brulé ses ailes pour prendre un visage qui se rapproche de l’humain, découvrant ainsi un peu plus nos joies et nos souffrances. Ce qui est bien avec Marilyn Manson, c’est qu’il ne reste pas sur ses acquis et nous surprend, avec plus ou moins de talent, à chaque nouvelle apparition discographique. Donc en toute logique, une annonce de sortie est toujours attendue au tournant, que ce soit par les différentes générations de fans ou bien ses détracteurs. De plus, The High End Of Low voit la renaissance du couple Manson/Twiggy qui avait fait les belles heures de la formation.
Le duo Tim Skold/Manson avait eu pour effet de remettre en question le son et l’univers du groupe et permis à Marilyn Manson d’approfondir d’autres contrées. Mais voilà, même si les chansons étaient bonnes et que le tout fonctionnait plutôt pas mal, il manquait une complicité plus poussée entre les deux artistes. D'un autre côté, entre Brian Warner (Manson) et Jeordie White (Twiggy) les relations ont toujours été houleuses et passionnelles, si bien que l’annonce du retour du bassiste ne pouvait que ravir les fans qui attendent avec impatience une nouvelle trilogie. Pourtant, cela ne semble pas être au goût du jour en tout cas, car The High End Of Low continue certes l’évolution artistique du groupe, mais ne présage pas une nouvelle révolution musicale comme avait pu l’être la triplette Antichrist Superstar / Mechanical Animals / Holy Wood. Les premières impressions laissaient planer un bon album, qui n’avait pas d’autres prétentions que de livrer de la musique de qualité, qu'en est-il une fois le disque dans la platine ?
Premier constat, la production est léchée, peut-être même trop propre, mais l’ensemble du disque garde une saveur assez inégale, entre titres calmes et passages plus métal. Il est difficile d’accrocher tout de suite à tous les titres, car le disque échappe un peu aux concepts auxquels nous avait habitué Manson. On est ici loin du retour aux sonorités plus brutes, comme c’est la mode de le dire avec le fameux « retour aux sources », mais ce n’est pas très important, car les chansons les plus calmes sont sans doute celles qui méritent le plus d’attention. Sans aller jusqu’à un retour aux racines, le combo nous propose de renouer un peu avec des ambiances plus glauques et toujours aussi soignées. On a ainsi le droit à un titre d’intro, « Devour », tout bonnement extraordinaire, avec ce mélange entre atmosphère sombre, instruments acoustiques avant l’explosion rock de fin de morceau typiquement mansonien. Des paroles qui tournent aussi toujours autour de l’amour, car c’est ce qui fait composer le plus Manson ces dernières années. Certainement le meilleur morceau de l’album en tout cas.
Il en va de la même façon pour « Four Rusted Horses », ballade acoustique parfaitement maîtrisée et prenante. La voix de Manson est sublimée par l’instrumental de Twiggy, et même si on ne s’attendait pas à cela en entendant leurs retrouvailles, une fois la surprise passée, la chanson séduit, même si elle traine un peu sur la fin. Pareil pour « Unkillable Monster », ou « Running To The Edge Of The World » qui est une bonne surprise avec un arrangement classique en fond sonore. Ainsi que la tragique « Into The Fire » ou la tendue « 15 ». Les chansons moins métal sont donc définitivement celles où le groupe, à ce stade de leur carrière, s’accompli le mieux.
Le single, quant à lui, et bien que le groupe dise le contraire, est parfaitement calibré radio, et donc sans surprise, bien qu’entrainant. Mais en même temps c’est ce qu’on attend d’un single de Manson ! On note aussi des chansons plus anecdotiques comme « Blank & White », « Wight Spider » plus heavy, ou encore l’efficace mais facile « We're From America », qui sont tout de même de bons titres, mais quand on connaît le potentiel créatif du groupe, on se dit que c’est un peu dommage. D’un autre côté on a quelques surprises amusantes avec la pop « Leave A Scar », tout comme la très eighties et décalée « WOW », qui nous plonge dans un monde féérique et plein de drogue. « I Want To Kill You Like They Do In The Movies » nous entraîne, elle, en plein cauchemar surréaliste et lancinant.
Peut-être moins créatif qu’avant, Marilyn Manson arrive toujours à proposer des albums de qualité, qui finissent par rentrer dans notre subconscient. Ce The High End Of Low n’échappe pas à la règle avec son lot de chansons addictives, néanmoins l’album est peut-être un peu trop long et finit par s’essouffler par moment. Cet effort n’est certainement pas le meilleur disque du combo, mais offre tout de même de très bons passages. S’il est un peu inégal, les chansons passent et se suivent, sans marquer autant qu’à l’accoutumée, on passe malgré tout un agréable moment avec des chansons plus calmes et introspectives, qui ravissent tout de même l’auditeur.
.: Tracklist :.
01. Devour 02. Pretty As A Swastika 03. Leave A Scar 04. Four Rusted Horses 05. Arma-goddamn-motherfuckin-geddon 06. Blank And White 07. Running To The Edge Of The World 08. I Want To Kill You Like They Do In The Movies 09. WOW 10. Wight Spider 11. Unkillable Monster 12. We're From America 13. I Have To Look Up Just To See Hell 14. Into The Fire 15. 15 |
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Bof
Ecrit par: erwan le 12-06-2009
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