
Metro – Boulot – Dodo. Quand le matin se lève, c'est exactement ce à quoi tentent d'échapper à tout prix les
Flying Donuts. Leur musique, à base de punk à roulettes, ils la vivent comme une nécessité, un besoin irrémédiable et compulsif de produire des émotions.
Until The Morning Comes est le troisième album de ce groupe au parcours exemplaire qui, en 13 années d'expérience, a réalisé plus de 500 concerts partout en Europe et développé sans commune mesure la scène punk angevine.
Le rock représente plus qu'un art pour les
Flying Donuts, c'est une vérité. Le trio en a bavé pour en arriver jusque là, et il continue à se salir les mains avant et après chaque concert lorsqu'il faut démonter le matériel. Le groupe a traversé des dizaines de fois nos frontières pour exporter ses riffs lourds et accrocheurs en dehors de France, allant en Allemagne, en Belgique, en Suisse, en Croatie, en Hongrie, en Serbie ou encore en Slovénie. Tout ça dans l'idée de soutenir et de bâtir une scène punk alternative forte qui ferait des petits un peu partout en Europe. Leur méthode ? L'énergie, la force du live, la persuasion tout autant que la persévérance. Après deux albums, dont le sublime
Renewed Attack, les
Flying Donuts viennent probablement de produire le meilleur album,
Until the morning comes.
Le groupe a quitté désormais une musique adolescente, très inspirée des groupes de punk californien pour s'attacher à des tonalités plus incisives que l'on pouvait déjà pressentir dans certaines de leurs vieilles compositions. Les
Flying Donuts se démarquent par des riffs plus lourds, plus violents et plus matûres qui feront frémir de plaisir les amateurs de
Queens Of The Stone Age,
Kyuss et
Motörhead. Les
Flying Donuts transcendent l'énergie frénétique du live sur album par des compositions telles que « So, you con take anything you want » ou le superbe « Stuck » avec un pont à la hauteur des accroches présentes sur
Death Magnetic de
Metallica. Dès « Dynamite », on comprend que cet album,
Until the morning comes, ne sera pas un énième ersatz influencé par les
Burning Heads ou
Seven Hate.
Flying Donuts se positionne sur un créneau où le groupe n'était pas du tout attendu : de la musique lourde et virile, qui suinte l'asphalte et qui sent bon le concert de votre vie vu dans un club miteux sur le bord de l'autoroute...
Je me répète.
Until the morning comes est le meilleur album des
Flying Donuts. Vous pourrez découvrir un opus rempli de surprises. C'est un album qui s'écoute et se réécoute, qu'on ne lâche pas et que l'on garde avec soi au quotidien. Les
Flying Donuts ont su développer des mélodies accrocheuses, survitaminées et sauvages que l'on garde en mémoire dès la première écoute. Guitares tantôt sautillantes, rythmiques tendues quelques instants plus tard,
Flying Donuts démontre toute sa virtuosité à nous impliquer dans sa musique en quelques notes avec des titres tels que « Anything More », « Liar » ou « First reaction ».
Flying Donuts est un groupe mature qui se place désormais à la hauteur des plus grands et qui n'a plus rien à envier à des pointures telles que les
Burning Heads (si ce n'est la longévité).
Until The Morning Comes est un album à écouter fort, avec une bonne dose de caféine dans le sang. C'est un album que l'on vit, qui fournit une véritable expérience d'écoute en nous donnant l'intime conviction qu'il faut encore se battre pour « la Cause ». Voici un album qui donne envie de crier du yahourt, qui vous donne la ferveur et la fougue. Bravo.
.: Tracklist :.
Petite erreur
Ecrit par: Côme le 26-05-2009
Attention, je crois bien que les Flying sont plutôt d'Epinal/Nancy. Même s'ils viennent assez souvent vers Angers/Nantes...
Et ils ne sont plus tout à fait les seuls fers de lance de la scène punk dans l'Est puisqu'il y a aussi Diego Pallavas désormais. (Mais là, je chipote un peu)
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