| The Nightwatchman – The Fabled City |
Deux ans et demi après son premier méfait, One Man Revolution, Tom Morello revient sous les traits de son alter-ego le Nightwatchman pour nous scander un nouveau recueil de folk-songs ! Le talentueux guitariste, prit entre son projet Axis Of Justice et la reformation de RATM, prend tout de même le temps de nous pondre ce The Fabled City qui s’annonce dans la même veine que son prédécesseur à l’écoute du premier single « Whatever It Takes ».
Il avait tout d’abord surpris par ce choix de style, bien éloigné de Rage ou d’Audioslave, il y a plusieurs années, mais Tom persiste à revenir à ses premiers amours : la musique folk. Les puristes (fans de RATM de la première heure) crieront au scandale une nouvelle fois. Ici pas de changement radical pour le Nightwatchman, le magicien de la six cordes tente toujours de faire revivre l’âme de Dylan et de côtoyer celle de Springsteen.
Les titres se ressemblant les uns les autres c’est plus une atmosphère folk/country teintée de ballade irlandaise qui se dégage de l’écoute de ce nouvel opus. Passons d’abord sur les deux duos de l’album, car si celui avec Shooter Jennings pour « The Iron Wheel » sent bon les verts pâturages et les coups dans les pubs, celui avec Serj Tankian est plus anecdotique. En effet, « Lazarus on Down », qui est une complainte sympathique, aurait mérité tout de même une mise en avant plus importante de Serj qui ne fait ici que (d’excellents, précisons le) backing vocals. Le reste de l’effort rappelle l’entrain et la puissance acoustique de One Man Revolution, comme avec les pistes « The Fabled City », « Whatever It Takes » (gravé comme slogan sur sa guitare), « The King of Hell » et « The Lights Are on in Spidertown », qui elle bénéficie d’un côté Clash dans la rythmique.
C’est sur la seconde partie du disque que nous redécouvrons les mélodies rappelant vaguement un certain Ben Harper, comme c’est le cas avec « Midnight in the City of Destruction » ou « Gone Like Rain ». Une fois encore Mr Morello nous emporte avec toute la gaieté du territoire irlandais (sa mère étant irlandaise d’origine) avec la très dansante « Saint Isabelle », pour finir l’opus par un « Rise to Power » à l’atmosphère grave et triste à la fois.
C’est avec un certain talent, mais aussi avec un peu de lassitude que The Fabled City chatouille nos penchants révolutionnaires, grâce à des textes toujours aussi virulents et engagés. Même si la forme peut déplaire, le message n’en reste pas moins profond et percutant. Et après tout, c’est sans doute ce que l’ami Morello souhaite nous enseigner !
.: Tracklist :.
01. The Fabled City
02. Whatever It Takes
03. The King Of Hell
04. Night Falls
05. The Lights Are On In Spidertown
06. Midnight In The City Of Destruction
07. Saint Isabelle
08. Lazarus On Down
09. Gone Like Rain
10. The Iron Wheel
11. Rise To Power






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