Scars On Broadway – Scars On Broadway (Preview)
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Ecrit par Peter & SiN, le 11-06-2008

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Scars On Broadway – Scars On BroadwayScars On Broadway, c’est le nouveau groupe de Daron Malakian et de John Dolmayan, et non pas un side-project de System Of A Down, comme ils aiment le préciser à tout va. C’est pour promouvoir l’album que les membres d’Interscope viennent faire des pré-écoutes de l’album, à paraître le 29 juillet, un peu partout en Europe. Après de multiples changements de lieux, d’horaires, de retards…, dus au fait qu’ils venaient cette fois-ci de Londres, nous débutons l’écoute d’une partie des compositions. Ainsi à la présentation du CD nous savons d’avance que nous allons entendre 6 titres sur 12 prévus sur l’album, de quoi se faire un avant-goût général du premier effort du duo. L’équipe présente pour la promo met donc le fameux exemplaire dans la chaine en nous précisant que le lieu n’est pas approprié pour l’écoute et que nous serions mieux « dans un bar, une bière à la main avec un pti’ joint ».

C’est parti, les titres passent une première fois le temps de se faire une vague idée, pour ensuite revenir sur certains d’entres eux. L’écoute à plein volume et répétée nous permet de nous faire une idée assez précise de ce nouvel opus. Nous pouvons alors nous pencher sur la partie instrumentale, les titres sont sans surprise de la part de Daron Malakian lorsqu’on écoute les gros riffs ravageurs qui ont fait la marque de fabrique de System Of A Down et cela est plutôt plaisant. Des six titres, nous retiendrons les riffs spécial headbanging de « They Say » avec un très gros son et une guitare épileptique, « Kill Each Others » avec son ambiance pressante et son final aux sonorités étranges, ou encore « World long gone » avec encore une fois une ambiance décalée couplée à une composition parfaite. Les trois autres titres sont aussi entrainant mais avec un peu plus de subtilité parfois. L’intro de « Enemy » par exemple est un picking aux consonances Country/Funk, qui a aussi un côté celtique rappelant, aussi étrange que cela puisse paraître, un Matmatah, suivi d’une grosse batterie. Le titre extrêmement dansant avec sa guitare saccadée typique du guitariste est sans doute la chanson la plus fraiche et la plus intéressante de la pré-écoute. Daron a donc cherché sur plusieurs de ses titres à sortir de la sphère SOAD au niveau de la composition et même du style, comme c’est le cas avec l’intro quasi-électro de « Chemicals » et son refrain à la Peaches, qui en font un titre hypnotique, kitch et jouissif. Quant au titre « Whore Street » il est sans doute le moins original, avec un refrain qui fait trop penser à « Lost In Hollywood », la chanson un peu plate reste tout de même une ballade rock plaisante. John Dolmayan quant à lui reste fidèle à lui-même, la batterie est très présente et il arrive à rester très carré comme à son habitude.

Finalement pour la partie instrumentale on a quelque chose de très droit et performant rythmiquement. Mais c’est peut-être là que le bas-blesse.  On reconnait la patte compositrice de Daron mais l’originalité n’est pas toujours au rendez-vous. Les riffs de refrain sont répétés du début à la fin sur quasiment presque toutes les chansons, il n’y a donc pas énormément de variation. Et cela se ressent encore plus avec les paroles. En effet Daron écrit toutes les paroles de l’album, mais le problème se situe là, car il n’a tout de même pas un grand talent de parolier. Ainsi les paroles sont répétitives dans un format refrain/couplet/refrain qui est parfait pour un passage optimal en radio. Les chansons sont courtes avec des messages percutants, mais qui ne sont sans doute pas assez, développés. Au niveau de la voix c’est toujours le dilemme de on aime ou on n’aime pas, il y a ceux qui le préféraient en backing sur « Prison Song », « Roulette » ou « Needles » et ceux qui l’ont adoré en lead singer sur Mezmerize/Hypnotize. Avec Scars On Broadway, il a travaillé sa voix beaucoup plus que pour System et a persévéré, ce qui donne donc une voix beaucoup plus aboutie. Par contre, à partir d’une certaine barrière d’aigus, la voix nasillarde naturelle reprend le dessus et le charme est rompu. Mais pour ceux qui l’ont aimée sur les dernières œuvres de System, la magie opère parfaitement avec des montées prenantes et une voix puissante.

Dans l’ensemble les pistes sont efficaces et calibrées pour des rotations lourdes dans les médias et peuvent potentiellement être tous des singles. Les titres sont accrocheurs et laissent une excellente impression, peut-être la faiblesse des textes est à dénoter, car Daron répète un peu trop souvent les mêmes refrains dans une chanson, même si les thèmes abordés sont importants. La voix maintenant nous y sommes habitués, il y a ceux qui aiment et ceux qui n’accrochent pas, tant sa voix est particulière dans les aigus. Ce sont donc quelques chansons simples et sans concession, mais finalement n’est ce pas ce qu’ils font de mieux et ce que l’on recherche ? 

. : Tracklist :.

01. They Say
02. World Long Gone
03. Chemicals
04. Kill Each Other
05. Enemy
06. Whore Street




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