| Ecrit par Peter,
le 01-06-2008
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Favoris : 44 |
Après avoir annoncé que le groupe ne ferait plus d’album, avorté le projet The Damning Well (avec entre autres Wes Borland) et fondé Army Of Anyone avec les frères DeLeo, Richard Patrick est de retour. Nous pouvons nous demander à cette annonce et après un The Amalgamut en dents de scie qui a déçu beaucoup de monde, ce que nous réserve donc cette nouvelle monture de Filter. Alors que six ans nous séparent du dernier opus du groupe, l’ancien guitariste de NIN surprend tout le monde en remettant en activité son MySpace en 2007. En effet les rumeurs vont vite et se concrétisent bientôt par l’annonce d’un nouvel opus et d’un premier single "Soldiers of Misfortune" qui atterrit sur la toile. Le titre sympa mais pas ultra convaincant laisse planer des doutes sur ce nouvel album. C’est entre espoir et déception que nous découvrons l’album titre par titre sur MySpace, pour enfin l’avoir en intégralité et pouvoir se faire une réelle opinion. La pression est grande pour le groupe après tant d'années, il leur fallait nous pondre un excellent album pour regagner l’intérêt des fans. A la première écoute du disque, un premier constat s’impose : pas de réelle évolution, bien au contraire. Si l’opus débute par un "Soldiers of Misfortune" en demi-teinte, il se poursuit très bruyamment avec la jouissive "What’s Next", ce second titre est une pure merveille indus et mélodique, digne de la grande période de Filter. On se dit à ce moment là que l’on a retrouvé le groupe où on l’avait perdu avec The Amalgamut, l’énergie et les brillantes mélodies étant de retour. Mais d’autres titres sur le disque nous feront quand même mettre une nuance à tout cela. En effet si des titres comme "The Wake" ou bien "Hatred Is Contagious" jouent la carte d’un indus plus lourd et très bon, d’autres titres comme "Only You" ou encore "I Keep Flowers Around" frôlent la catastrophe pop, par un romantisme exacerbé. Mais ce que Filter a toujours réussit à conjuguer le mieux, c’est tout de même des mélodies diablement efficaces avec un son rock-indus, comme c’est le cas pour "Cold (Anthem For The Damned)", "Kill The Day" et "Lie After Lie" qui nous rappellent des hits tel que "Take a Picture" ou "Welcome to the Fold". Malgré un album qui sent le réchauffé par moments, ils arrivent à créer la surprise et à se renouveler sur des titres comme "In Dreams" avec son final lourd, saccadé et aérien à la fois, ou encore "The Take" qui est particulièrement réussi et qui rappelle parfois la production de Reznor sur l’AntiChrist Superstar de Manson. La dernière piste instrumentale, "Can Stop This", bien qu’envoutante et plaisante n’est peut être pas nécessaire à un tel disque. Filter nous revient finalement avec un bon album, à mi-chemin entre une stagnation et ce qui avait été entamé avec Title Of Record, où tout n’est pas parfait, mais cela reste néanmoins de la très bonne musique. Sans pour autant se révolutionner, ni réellement évoluer, le groupe nous sert un album varié et d’une grande qualité, tant dans l’interprétation que dans la composition. L’album ne ravira sans doute pas encore les fans de la première heures, car sorti trop longtemps après le dernier opus, mais aussi car le problème d’un groupe qui a montré qu’il était capable du meilleur, est qu’il devient dur de faire aussi bien à chaque fois, tout en se renouvelant. .: Tracklist :.
01. Soldiers of Misfortune 02. What's Next 03. The Wake 04. Cold (Anthem for the Damned) 05. Hatred Is Contagious 06. Lie After Lie 07. Kill the Day 08. The Take 09. I Keep Flowers Around 10. In Dreams 11. Only You 12. Can Stop This |
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